La course aux quatorze 8 000

3 avril 2018 - 15 commentaires

Les voilà qui déboulent à la sortie du dernier virage ! On a du mal à les reconnaitre tant les barbes ont poussé… Mais oui ! C’est bien lui ! C’est l’Italien Reinhold Messner qui est en tête avec le solide Polonais Jerzy Kukuczka dans sa roue ! Au loin, le Suisse Erhard Loretan fait l’effort mais c’est trop tard, il ne reviendra pas et devra se contenter de la troisième place. Kukuczka donne tout ce qu’il a lui aussi mais Messner est trop fort ! C’est bien lui le grand vainqueur de la course aux quatorze 8 000 !

1984 : du monde dans le rétro de Messner

Au début des années 80, Reinhold Messner règne en maitre sur les plus hauts sommets du monde. Débutée dans la douleur au Nanga Parbat en 1970(1), sa carrière himalayenne est une succession d’exploits invraisemblables : premier 8 000 en style alpin au Gasherbrum I en 1975 (avec Peter Habeler), première ascension de l’Everest sans oxygène en 1978 (toujours avec Peter Habeler), solo au Nanga Parbat dans la foulée, puis à l’Everest en 1980. Le 5 mai 1983, il est au sommet du Cho Oyu, son dixième 8 000. Plus que quatre pour assoir définitivement sa légende. Pas plus pressé que ça d’en finir, l’année suivante, le Tyrolien s’offre un nouvel exploit inédit avec Hans Kammerlander : l’enchainement des Gasherbrum I et II sans repasser par le camp de base. Mais pendant que Messner savoure tranquillement ce nouveau succès, ça s’agite sérieusement dans son rétroviseur…

A la fin de l’année 1984, l’Allemand Michael Dacher qui a gravi le K2 et le Cho Oyu avec Messner, compte sept 8 000. Le Polonais Jerzy Kukuczka et les Suisses Erhard Loretan et Marcel Ruedi en comptent six(2). Ces deux derniers avancent à un train d’enfer. L’année précédente, ils ont enchainé ensemble, le Broad Peak et les deux Gasherbrum en dix-sept jours seulement ! Le 30 avril 1984, ils étaient encore ensemble au sommet du Manaslu, puis Ruedi a filé au Nanga Parbat tandis que Loretan réussissait l’Annapurna. Cinq 8 000 en deux ans pour les Suisses ! Norbert Joos, Suisse lui aussi, semble parti un peu trop tard puisqu’il n’en compte que trois, tout comme le Polonais Krzysztof Wielicki et Hans Kammerlander qui grimpe donc désormais avec Messner. Malgré son enchainement des Gasherbrum, d’un point de vue strictement comptable, 1984 est une année blanche pour Messner puisqu’il avait déjà gravi ces deux sommets. Son compteur est donc resté bloqué à dix. Il semble avoir de la marge mais une meute féroce est désormais à ses trousses… et elle court vite!

1985 : deux hivernales pour Kukuczka

Parmi les poursuivants, Krzysztof Wielicki a une particularité : il a réussi la première hivernale sur un 8 000 à l’Everest, le 17 février 1980. De quoi donner des idées à ceux qui veulent rattraper Messner. Kukuczka, par exemple. En 1984, il a lui aussi fait une année blanche puisqu’il est retourné au Broad Peak (déjà gravi en 1982) pour réussir une formidable traversée avec son compatriote Voytek Kurtyka. Leur cordée n’en finit plus de faire de étincelles mais après le Broad Peak, les deux hommes décident de couper la corde. Kurtyka est obnubilé par la face ouest du Gasherbrum IV (7 925 mètres) alors que Kukuczka a décidé de se lancer dans la course aux 8 000. De cette course, Kurtyka ne veut pas en entendre parler. Il ira même jusqu’à parler de « victimes pathologiques d’un abus d’émotions » pour évoquer les collectionneurs de sommet. Mais Kukuczka ne changera pas d’avis. Il veut le scalpe de Messner et profite que les autres dorment au coin du poêle pour dégainer dès les premiers jours de 1985.

Le 21 janvier, il réussit la première hivernale du Dhaulagiri puis frappe un grand coup en enchainant avec le Cho Oyu le mois suivant. Le voilà à huit puis neuf puisqu’il réussira le Nanga Parbat en juillet. Mais entre temps, les autres ont réagi. Messner, sentant le vent tourner, a repris les choses en main en s’offrant l’Annapurna en avril puis le Dhaulagiri en mai, à chaque fois avec Kammerlander. Le 20 juin, Ruedi (qui réussira aussi le Shishapangma cette année-là) et Joss sont au sommet du K2. Loretan y arrivera un peu plus tard (le 6 juillet) mais réussira un coup de poker en allant au Dhaulagiri en décembre. Michael Dacher, deuxième en 84, a échoué au Dhaulagiri en septembre. A la fin de l’année 1985, Messner est à douze, Kukuczka à neuf, Ruedi et Loretan à huit, Dacher à sept et Kammerlander à cinq.

1986 : le Graal pour Messner

Comme l’année précédente, Kukuczka met la pression d’entrée en réussissant, dès le 11 janvier 1986, une nouvelle première hivernale, au Kangchenjunga cette fois-ci. Début juillet, il passe à travers les griffes du K2 qui fera treize victimes cet été-là (dont Tadeusz Piotrowski son compagnon de cordée), pour réussir son onzième 8 000. Le voilà revenu à une unité seulement de Messner et le Manaslu est en ligne de mire à l’automne. Fin août, Loretan s’offre un chef d’œuvre à l’Everest qu’il gravit en 43 heures aller-retour avec Jean Troillet. « Cet Everest-là, vaut dix 8 000 » dira Messner beau joueur. En septembre, la course s’arrête brutalement pour Marcel Ruedi… le 25, il parvient au sommet du Makalu mais ne rejoindra jamais le camp de base… C’est Messner qui le retrouvera figé dans la neige le lendemain, en montant vers son treizième 8 000.

C’est depuis le camp de base du Manaslu que Kukuczka apprendra la réussite de Messner au Lhotse, le 16 octobre 1986. Depuis son bureau de Katmandou, Elizabeth Hawley agite son petit drapeau à damier : « D’habitude l’himalayisme n’est pas considéré comme un sport de compétition. Mais la saison d’escalade de l’automne dernier dans l’Himalaya du Népal a pris des airs de finale de Coupe du Monde quand la course pour être le premier à gravir tous les sommets de plus de 8 000 mètres fut finalement remportée par l’Italien Reinhold Messner sur le score serré de 14 à 11. » écrit-elle dans son compte rendu de l’année 1986 qui se termine néanmoins avec le douzième 8 000 de Kukuczka au Manaslu.

1995 : Loretan-Chamoux, duel tragique au Kangch’

Pendant que Messner débouche le champagne, il reste deux places à prendre sur le podium. Si Kukuczka aperçoit la ligne d’arrivée, pour ses poursuivants, l’affaire est plus compliquée. Après l’exploit à l’Everest, la machine Loretan s’enraye. Il est d’abord témoin de la mort de son ami Pierre-Alain Steiner au Cho Oyu, puis se blesse au dos lors d’une ascension dans les Alpes. Pendant ce temps-là, Dacher enchaine les échecs et Kammerlander se cherche un nouveau compagnon de cordée. La voie est donc libre pour Kukuczka qui débute 1987 à l’Annapurna, par sa traditionnelle hivernale puis bouclera la boucle sans pression au Shishapangma le 18 septembre (première de l’arête ouest avec Artur Hajzer). Il lui aura fallu huit ans contre seize pour Messner qui lui fit parvenir le télégramme suivant pour l’occasion : « Tu n’es pas le numéro deux, tu es magnifique ».

C’est en 1990 que Loretan renoue avec le succès au Cho Oyu puis au Shishapangma. Mais entre temps, une nouvelle génération d’alpinistes a fait son entrée dans l’arène. Le Français Benoit Chamoux et le Mexicain Carlos Carsolio ont tous deux gravi leur premier 8 000 en 1985 mais depuis ils enchainent et reviennent rapidement à hauteur du Suisse qui doit aussi compter avec Krzysztof Wielicki qui trace sa route à son rythme. A l’été 1995, Loretan et Chamoux sont à égalité avec treize 8 000(3) et, incroyable mais vrai, il leur manque tous les deux le même sommet : le Kangchenjunga. Les deux hommes se retrouvent ainsi au pied de la même montagne au même moment pour une improbable séance de tirs au but. On touche l’absurde puis le tragique : Loretan gagne la course mais Chamoux perd la vie…

1996 : Carsolio quatrième, Wielicki cinquième

Le 13 mai 1996, c’est au tour de Carlos Carsolio d’en terminer au Manaslu. Il a gravi trois 8 000 en 1994 et quatre en 1995 dont plusieurs en solo. Puis le premier septembre, au Nanga Parbat, c’est Krzysztof Wieliecki qui termine sa quête. Il a été moins rapide que le Mexicain mais on lui doit trois premières hivernales à l’Everest, au Kangchenjunga et au Lhotse. A partir de ce moment-là, ce qui était une course se transforme petit à petit en un challenge qui consiste simplement à rentrer dans le club très fermé de ceux qui ont gravi les quatorze 8 000. Beaucoup y laisseront leur vie (Jean-Christophe Lafaille par exemple) et peu y arriveront…

Le total fluctue un peu à cause de quelques contestations mais à ce jour, une quarantaine d’alpinistes ont réussi le challenge (dont une vingtaine sans oxygène). Hans Kammerlander est resté bloqué à treize(4) mais il était encore au Manaslu l’année dernière. L’Espagnol Oscar Cadiach est le dernier à avoir intégré le club en réussissant le Broad Peak en juillet 2017, à 64 ans ! En attendant le premier Français, on retiendra la belle histoire de l’Italienne Nives Meroi et de son mari Romano Benet qui ont gravi tous les 8 000 main dans la main. Ils ont bouclé la boucle à l’Annapurna l’année dernière. A 79 ans, l’Espagnol Carlos Soria vient de s’envoler pour le Dhaulagiri où il espère réussir son treizième 8 000. Et les filles dans tout ça ? On n’en parle pas ? Si mais leur histoire, au moins aussi dantesque que celle des garçons, mérite un article à part. A suivre donc…

(1) Son frère Gunther meurt à la descente.
(2) Le pionnier autrichien Kurt Diemberger en compte cinq en 1984 (dont la première du Broad Peak en 1957 et celle du Dhaulagiri en 1960) mais il n’a jamais vraiment été dans la course. Il s’arrêtera à six après la tragédie du K2 en 1986.

(3) L’ascension de Benoit Chamoux au Cho Oyu n’est pas reconnue par l’Himalayan Database. Il y a également des doutes sur le Dhaulagiri et le Makalu.
(4) Il n’a atteint que le sommet central du Shishapangma mais il considère qu’il ne lui manque que le Manaslu (voir son interview sur le blog de Stephan Nestler).

Ils ont gravi les quatorze 8 000 :

Rang Nom Pays Dernier 8000 Remarques
1 MESSNER Reinhold Ialie 16/10/1986 Sans oxygène et sept nouvelles voies
2 KUKUCZKA Jerzy Pologne 18/09/1987 Oxygène seulement à l’Everest, quatre hivernales et neuf nouvelles voies
3 LORETAN Erhard Suisse 05/10/1995 Sans oxygène et quatre nouvelles voies
4 CARSOLIO Carlos Mexique 12/05/1996 Oxygène à la descente du Makalu
5 WIELICKI Krzysztof Pologne 01/09/1996 Oxygène à l’Everest mais en hiver
6 OIARZABAL Juan Eusebio Espagne 29/04/1999 Sans oxygène
7 MARTINI Sergio Italie 19/05/2000 Avec oxygène
8 PARK Young-Seok Corée du sud 22/07/2001 Avec oxygène
9 UM Hong-Gil Corée du sud 21/09/2001 Avec oxygène
10 IÑURRATEGI Alberto Espagne 16/05/2002 Sans oxygène
11 HAN Wang-Yong Corée du sud 15/07/2003 Avec oxygène
12 VIESTURS Edmund USA 12/05/2005 Sans oxygène
13 MONDINELLI Silvio Italie 12/07/2007 Sans oxygène
14 VALLEJO Iván Equateur 01/05/2008 Sans oxygène
15 URUBKO Denis Kazakhstan-Polongne 11/05/2009 Sans oxygène et deux hivernales
16 DUJMOVITS Ralf Allemagne 20/05/2009 Oxygène seulement à l’Everest
17 GUSTAFSSON Veikka Finlande 27/07/2009 Sans oxygène
18 LOCK Andrew Australie 02/10/2009 Oxygène seulement à l’Everest
19 GARCIA João Portugal 17/04/2010 Sans oxygène
20 PUSTELNIK Piotr Pologne 27/04/2010 Avec oxygène. Doute sur son ascension du Kangchenjunga.
21 OH Eun-Sun (F) Corée du sud 27/04/2010 Avec oxygène. Doute sur plusieurs sommets.
22 PASABAN Edurne (F) Espagne 17/05/2010 Avec oxygène
23 BLANC Abele Italie 26/04/2011 Oxygène seulement au Kangchenjunga
24 MINGMA Népal 20/05/2010 Avec oxygène
25 KALTENBRUNNER Gerlinde (F) Autriche 23/08/2011 Sans oxygène
26 PIVTSOV Vassili Kazakhstan 23/08/2011 Oxygène seulement à l’Everest
27 ZHUMAYEV Maksut Kazakhstan 23/08/2011 Sans oxygène
28 KIM Jae-Soo Corée du sud 23/09/2011 Avec oxygène
29 PANZERI Mario Luciano Italie 18/05/2012 Sans oxygène
30 TAKEUCHI Hirotaka Japon 26/05/2012 Avec oxygène
31 CHHANG DAWA Népal 30/04/2013 Avec oxygène
32 KIM Chang-Ho Corée du sud 20/05/2013 Sans oxygène
33 EGOCHEAGA Jorge Espagne 18/05/2014 Oxygène seulement à l’Everest
34 JAROŠ Radek République tchèque 26/07/2014 Sans oxygène
35 NIVES Meroi (F) Italie 11/05/2017 Sans oxygène
36 BENET Romano Italie 11/05/2017 Sans oxygène
37 HAMOR Peter Slovaquie 15/05/2017 Avec oxygène
38 GHEYCHISAZ Azim Iran 19/05/2017 Sans oxygène. Doute sur le Manaslu.
39 LATORRE Ferran Espagne 27/05/2017 Oxygène seulement à l’Everest.
40 CADIACH Oscar Espagne 27/07/2017 Sans oxygène

Non reconnus :
Fausto de Stefani (Lhotse), Alan Hinkes (Cho Oyu), Cering Doje, Bianba Zaxi et Luoze (Broad Peak), Carlos Pauner (Shishapangma), Vladislav Terzyul (Broad Peak, Shishapangma).

Source : Eberhard Jurgalski pour le site 8000ers.com (liste mise à jour par mes soins).

Jerzy Kukuczka au sommet du Shishapangma, le 18 septembre 1987
Jerzy Kukuczka au sommet du Shishapangma, son quatorzième 8 000, le 18 septembre 1987 (Source : wspinanie.pl).

Chullanka, vos sports grandeur nature

15 Commentaires

  • Guillaume - 3 avril 2018 à 10 h 49 min

    Passionnant!

  • Mez - 4 avril 2018 à 5 h 59 min

    Super article, avec les plus grands ( bon il manque Bonati et bien d autres…)bon certains ont litterallement été portés par les sherpas et biberonés à L OX!!!
    Edurne Pasaban ne l a pas fait sans OX à part l Everest?

  • thomas - 4 avril 2018 à 7 h 55 min

    Merci Mez !
    D’après l’Himalayan Database, Edurne Pasaban a aussi utilisé un peu d’ox à la descente du Kangchenjunga entre le C3 et le C2. Elle est retournée à l’Everest en 2011 pour le tenter sans ox mais n’a pas réussi.

  • Matthias - 5 avril 2018 à 22 h 27 min

    Juste pour info, Gerlinde Kaltenbrunner est autrichienne et non allemande.

    Merci beaucoup pour ce site qui est vraiment super !

  • Pedro26 - 6 avril 2018 à 3 h 48 min

    Bravo Thomas pour cette récap, ce beau résumé en quelques mots, à propos de la course aux 8000.

    Je pensais que tu avais déjà écrit un article sur le sujet, mais en fait non !

    Un bel article donc ! Bravo ! (J’attends avec impatience celui sur les filles ! Et sois bien affûté sur le sujet ! Sinon pan-pan cul-cul !).

    J’aime bien ton allusion à Voytek Kurtyka : « Il ira même jusqu’à parler de « victimes pathologiques d’un abus d’émotions » pour évoquer les collectionneurs de sommet. »
    Et c’est peu de le dire…
    (cf « Libres comme l’air » // Bernadette McDonald https://summit-day.com/libres-comme-air-bernadette-mcdonald/)

    Car dans ton tableau, y’a de tout et aussi du n’importe quoi…

    Comme dans une course (une compétition) où il n’y aurait strictement aucune règle (donc aucune course)…

    Avec oxygène, sans oxygène (autant dire avec dopage ou sans !), en style alpin ou pas, en solo ou pas, en ouvrant une nouvelle voie ou pas, en hiver ou pas, by fair means ou pas, avec du pognon ou pas…

    Au final, « by fair means » (le titre de ton blog), y’a plus grand monde dans la liste, moins de 10, mais je n’ai pas bien compté…

    On pourrait aussi faire le tableau de ceux qui ont essayé, mais qui n’ont pas réussi.
    De ceux qui sont mort…
    La liste est longue…

    Tous les français qui ont essayé cette collection débile des 8000 ont tous échoués, et sont tous morts.

    Et tous ceux qui ont réussi, on peut le dire, sont des « chanceux »…

  • thomas - 6 avril 2018 à 8 h 02 min

    @Pedro26 Il y a effectivement beaucoup à dire sur cette fameuse course. J’aurais pu insister sur les différences de style mais ça aurait fait trop long…

    @Matthias Effectivement Gerlinde est Autrichienne, j’ai corrigé. Merci !

  • Pedro26 - 8 avril 2018 à 5 h 18 min

    @Thomas: en effet, mais personne n’a dit qu’on pouvait résumer toutes ces aventures incroyables de plusieures décennies en un seul petit article de quelques lignes…
    Personne !
    Il n’y a que toi !
    Et c’est juste que t’es un peu timide !

    Car on pourrait en remplir des livres entiers, au sujet de la course aux 8000 !

    Et en plus, tu n’as même pas encore commencé l’histoire pour les filles…

    Y’a encore du boulot…

    Et les concurrents aux 8000 morts ?
    Et les français ? (morts)

    Et pourquoi y’a des collectionneurs, et d’autres qui ouvrent des nouvelles voies ?
    Qui font des trucs difficiles et engagés en style Alpin, des trucs nouveaux, pendant que d’autres enchainent les voies normales en tirant sur leur Jumar, sur les cordes fixes déjà installées par leurs Sherpas…

    Et pourquoi tu ne marques pas la différence, sur ton blog sous-titré « by fair means »… ?

    Du coup, il va falloir faire des sous-articles…

    « les quatorzes 8000 by fair means », et les autres…
    « les collectionneurs des 14 8000″…
    « les morts dans la course aux 14 8000″…
    « aucun français n’a réussi les 14 8000 ? Pourquoi ? »
    « Mourir pour les 14 8000, est-ce que ça vaut vraiment le coup, finalement ? »
    « 14 8000, chance ou talent ? »

    « Pourquoi l’exploit de Nives Meroi et Romano Benet est bien plus exceptionnel que les 14 8000 de Gerlinde Kaltenbrunner ? »

    … etc…

  • Pedro26 - 8 avril 2018 à 5 h 20 min

    Et ben y’a du boulot…

  • Ski Planet - 12 avril 2018 à 13 h 17 min

    Respect ! Vraiment des Grands Hommes, épatant. Quand je pense que le plus haut sommet que j’ai fait est le Grand Bec dans le massif de la Vanoise en Savoie. Son altitude est de 3398 mètres !!.. 🙂

  • Pierre Marie Girardot - 12 avril 2018 à 19 h 12 min

    Et ça !!! RÉVÉLATIONS / ../../2015 à 15:56
    http://www.montagnes-magazine.com/actus-reinhold-ai-menti-les-14×8000-ai-toujours-grandes-poches
    …/…
    Montagnes Magazine (incisif) : Précisez Reinhold. Aujourd’hui vous ne pouvez plus vous cacher derrière la culpabilité des médias. Vous êtes nu, comme cette montagne que vous avez écrite. Mais peut-être vous faut il une grande bouffée d’oxygène ?
    Reinhold M. (tremblant) : Justement. Aujourd’hui je veux crier ma dépendance. L’oxygène était ma drogue. Je ne me souviens pas un seul sommet, ni même en acclimatation, sur lequel je n’ai pas prix un shot. J’ai bénéficié des meilleures avancées techniques pour miniaturiser les bouteilles. Elle tenaient dans ma poche. C’est pour ça que j’ai toujours eu de grandes poches. Mais des petits sacs. Mais vous devez me croire, cela fait presque un an que je n’y ai plus touché.
    …/…

  • thomas - 13 avril 2018 à 9 h 13 min

    Poisson d’avril !

  • Christophe - 18 avril 2018 à 21 h 15 min

    Bonsoir,
    Merci pour cet article de haute volée.
    Toutefois, je me permets de relever une inhabituelle méprise en ce qui concerne la photo l’illustrant.
    Il ne s’agit nullement du Shishapangma comme mentionné.
    L’analyse des sommets environnants indique clairement qu’il s’agit du Pyramid Peak, sommet de 4273 m situé à proximité d’Aspen dans le Colorado.
    Plus grave encore, l’alpiniste en question n’est certainement pas Jerzy Kukuczka.
    Il s’agit en réalité de Carlos Ray Norris plus connu sous le nom de Chuck Norris.
    L’analyse morphologique et des traits du visage ne permet aucun doute à ce sujet.
    Tout comme l’attitude agressive du personnage qui semble vouloir asséner un coup de piolet bien senti au premier venu…
    Serait-il possible, Thomas, que tu prennes soin de vérifier tes sources afin de ne pas assombrir, par négligence, un article remarquablement documenté ?
    Merci pour ta compréhension.

  • Mez - 18 avril 2018 à 21 h 39 min

    @ Christophe
    Merci à toi d avoir dévoilé la supercherie,je me disait bien que cette tête ne m était pas inconnu Chux Norrix bien sur
    @ Thomas ma deception est immense!! je vais passer toute la nuit à vérifier tout tes articles,( d ailleurs j ai déja vu Paul Presboit )mais je n avais pas relevé me disant que Thomas ne pouvait pas nous faire cela!!!

  • thomas - 19 avril 2018 à 9 h 14 min

    Je viens de vérifier mes sources et je me rends compte avec stupeur que la hauteur de la montagne en question est proportionnelle à la puissance de la drogue ingérée par le lecteur. Étonnant non ?

  • Mez - 19 avril 2018 à 10 h 59 min

    @ thomas
    Là tu viens de faire référence a mon pote Pierre Desproges mort le jour de mes 22 ans,Le CON!!
    Je te pardonne tout amigo!

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