Chris Bonington

Appelez-le Sir Bonington !

Chris Bonington a passé les 80 ans et aux dernières nouvelles, il grimpe encore. On l’a même vu, il n’y a pas si longtemps, répéter l’ascension du Old Man of Hoy dont il avait réussi la première cinquante ans plus tôt. De quoi conforter la Reine d’Angleterre qui l’a anobli en 1996, couronnement d’une carrière riche en faits de gloire.

Né à Londres en 1934, c’est au Pays de Galles et en Ecosse que Chris Bonington fit ses premières armes en montagne comme bon nombre de grimpeurs Britanniques, avant de s’inviter dans les Alpes où il débarqua au début des années soixante. Il faisait partie avec, entre autres, Ian Clough, Don Whillans et Joe Brown, de la talentueuse bande de grimpeurs Anglais qui secoua la vallée de Chamonix en réussissant quelques belles ascensions comme la première du pilier droit du Brouillard ou celle contestée du Pilier du Frêney en 1961. C’est après son ascension de la Walker en 1962 qu’il écrivit son premier livre dont le titre ne laisse pas de place au doute quant à sa vocation : I Chose to Climb.

Grimpeur dans les Alpes et chef d’expédition à l’Annapurna et à l’Everest

Devenu photographe d’aventure, conférencier, écrivain et célèbre, Chris Bonington prit un sérieux tournant en 1970 lorsque ses qualités organisationnelles firent de lui un chef d’expédition tout trouvé pour les expéditions Britanniques en Himalaya. On lui doit notamment la fameuse première de la face sud de l’Annapurna en 1970 (Dougal Haston et Don Whillans au sommet), puis de la convoitée face sud-ouest de l’Everest cinq ans plus tard (Dougal Haston et Doug Scott au sommet). Souvent caractérisé par de lourdes expéditions, le style Bonington s’oppose à celui d’autres grimpeurs britanniques comme Alex MacIntyre qui ne jurait que par le style alpin léger, plus engagé mais plus esthétique. Cela n’empêcha pas Bonington de connaitre plusieurs drames en montagne où il vit disparaitre bon nombre de ses compagnons comme Ian Clough, Mike Burke ou encore son ami Nick Estcourt emporté par une avalanche au K2. Il était également le chef de l’expédition qui vit disparaitre la fameuse cordée Boardman-Tasker en 1982 lors d’une tentative sur l’arrête nord-est de l’Everest. Sa vie personnelle fut aussi marquée par la mort accidentelle de son premier fils Conrad en 1966.

Parmi les dix-sept livres écrits par Sir Bonington, Annapurna South Face, paru en 1971, est certainement le plus célèbre mais la sortie en 2011 de son autobiographie Les horizons lointains aux éditions Névicata ravira les fans francophones. Sachez enfin que malgré son âge plus que respectable, Chris Bonington possède son propre site internet et que les réseaux sociaux n’ont aucun secret pour lui !

1 Commentaire

  • RIBEYROLS Frédéric - 21 février 2020 à 11 h 39 min

    J’ai connu chris et doug au refuge Chiglionne 3800 m à chamonix avant la mort de doug en suisse sur une piste de ski

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