Hivernale au K2 : le très gros live 2019

14 janvier 2019 - 500 commentaires

привет ! Hola amigos ! C’est l’hiver et il y a du monde au K2 ! Le très gros live est de retour aux affaires ! Trois Russes, trois Kazakhs et un Kirghize d’un côté. Deux Espagnols, cinq Népalais et trois Polonais de l’autre. Deux équipes, deux hommes forts : Vassily Pivtsov et Alex Txikon. Un seul objectif : la première hivernale au K2. C’est parti !

K2 hivernale 2019

  • Le live
  • Les équipes
  • L’historique
17 mars
Terminus, tout le monde descend. Trop de vent. Alex et Pasang sont déjà au camp de base avancé. C’est fois-ci, c’est bel et bien terminé. Alors, à la prochaine et prenez soin de vous !
16 mars
Après avoir atteint 7 000 mètres, Alex a planté la tente à 6 906 mètres pour se protéger du vent qui souffle encore comme il faut. Seul Pasang Sherpa est encore avec lui. Les autres sont redescendus. Dans une communication avec le camp de base, Alex admet clairement qu’il sera impossible d’aller au sommet mais ils vont quand même essayer de continuer et d’atteindre l’épaule.
16 mars
Et ça grimpe ! 6 888 mètres au pointage de 8h, la Pyramide noire est en vue. Objectif, le camp III à 7 300 mètres. Demain, la météo à l’air de se maintenir mais ça pourrait se dégrader lundi. Il a de la gueule ce baroud !
15 mars
Dans un vent à battre un record de vitesse en planche à voile, Alex et ses Sherpas (moins Geljen qui ne se sentait pas bien et qui est redescendu) ont finalement planté la tente à 6 550 mètres, soit 150 mètres en-dessous de l’emplacement habituel du camp II (6 700 mètres). Demain, en fonction de la météo, ils décideront si ça vaut le coup d’aller plus haut.
15 mars
Alex la fusée, Alex le héros, Alex le matador des cimes, Alex le déglingo, Alex le génie du K2… est déjà rendu à 6 440 mètres sur la route du camp II. La course contre le printemps est lancée !
14 mars
Ce chameau d’Alex m’oblige à relancer ce live ! Le voilà parti pour un improbable baroud d’honneur. Contre toute attente, il vient de se mettre en route vers le camp I avec son équipe de Sherpas (Felix Criado et Ignacio de Zuloaga avaient pris un peu d’avance hier). Il lui reste six jours pour aller au sommet avant la fin de l’hiver. Même si la météo à l’air sympa pour les jours à venir, je ne vois pas comment il pourrait le faire. Mais quel panache !
9 mars
Vassily, Mikhail, Artiom et Tursunali sont de retour au camp de base. Alex est en galère quelque part entre Jalipur et Skardu. Je crois pouvoir annoncer sans prendre trop de risque qu’il n’ira pas au sommet du K2 cet hiver. Voilà, c’est fini pour cette édition 2019 que l’on dédiera malheureusement à Tom et Daniele, encore deux grands bonshommes partis trop tôt…
Rendez-vous l’année prochaine avec le grand retour des Polonais ! Merci à tous d’être encore venus si nombreux et je vous propose qu’on se retrouve à Chamonix le samedi 23 mars à 18h (à l’espace Guérin) pour une soirée spéciale autour de La Dent du Piment ! Venez, on causera K2 !
8 mars
C’est confirmé. C’est la fin de l’expédition pour les Russes. On va suivre la descente pour être bien sûr que tout le monde arrive à bon port et on va attendre les récits officiels pour tirer le bilan mais j’ai déjà envie de leur tirer mon chapeau. Il y avait du panache dans les sacs à dos ! On va aussi attendre des nouvelles d’Alex qui est toujours au Nanga Parbat mais pour les Espagnols aussi ça sent la fin de l’aventure…
8 mars
Pas de visibilité, tout le monde descend. On dirait que la fête est finie…
7 mars
Le tracker de Vassily annonce soudainement 7 813 mètres ! Encore un bug avec le GPS ou moment historique ? Il faudrait arrêter de jouer avec nos nerfs Monsieur Pivtsov. Nous n’avons pas votre sang froid !
7 mars
Les gars ont planté la tente à 7 526 mètres. Ils ont gravi moins de 200 mètres dans la journée mais ils n’avaient plus assez de visibilité pour continuer. L’emplacement du camp IV est encore loin mais s’ils ne sont pas redescendus c’est probablement qu’ils ont l’intention de continuer demain !
7 mars
Sous les yeux exorbités d’internautes en délire, le tracker GPS de Vassily Pivtsov grimpe ! Quel panache ! 7 420 mètres au premier pointage. Objectif camp IV et le record des Polonais en 2003 (7 650 mètres). Allez les gars, pour l’histoire !
6 mars
Allez, pour vous faire patienter un peu en attendant la suite, je vous présente mon petit bébé : La Dent du Piment, balade épicée dans l’histoire de l’alpinisme. A paraitre le 21 mars aux éditions Guérin-Paulsen. Je suis un peu fier les amis !
6 mars
7 392 mètres ! Bien joué les gars ! Le curseur monte ! Reste à voir la météo et les plans pour demain. On redescend prendre un peu de repos et attendre une nouvelle fenêtre ou on tente le coup ?
6 mars
Le vent s’est calmé, les quatre repartent vers le haut ! Ils sont actuellement dans la Pyramide noire à la recherche de leur dépôt de matériel. S’il le retrouve, si le vent ne souffle pas trop, s’il ne fait pas trop froid, s’il ne neige pas, s’ils sont en forme, si le K2 est d’accord et si ma tante en avait, ils peuvent au moins espérer dépasser le record de 7 650 mètres établi par les Polonais en 2003. Pour les info du Nanga Parbat, rendez-vous sur Montagnes mag.
5 mars
Le vent a encore dit non… Les Russes ont dû stopper à 6 950 mètres et établir un camp intermédiaire. L’équipe Txikon s’est arrêtée au camp I.
5 mars
Vassily, Tursunali, Artem et Mikhail sont déjà presque à 7 000 mètres ! Question cruciale : vont-ils retrouver le matériel laissé dans la Pyramide noire le 10 février ? La suite de l’aventure en dépend. Les Sherpas d’Alex vont tenter d’aller au camp II aujourd’hui. Alex, lui, continue de fouiller le Nanga Parbat avec Felix Criado.
4 mars
Les Russes sont au camp II. Ils ont encore souffert dans le vent mais ils sont toujours aussi solides les bougres ! Vont-ils enfin réussir à installer ce satané camp III ? Réponse demain. Les Sherpas d’Alex sont au camp de base avancé. Au Nanga, les recherches ne donnent rien pour l’instant.
4 mars
Alex et son équipe viennent d’arriver au camp de base du Nanga Parbat. Au K2, les Russes sont en route vers le camp II (6 429 mètres à 8h57). Ils sont quatre : Pivtsov, Aubakirov, Braun et Danichkin. Allez les gars, remontez-nous un peu le moral !
3 mars
Alex et ses drones sont finalement arrivés à Skardu et tenteront de se faire déposer au Nanga Parbat demain. Dernière minuscule bribe d’espoir.
3 mars
Les cœurs sont lourds mais l’activité reprend au K2 : ce matin, Pivtsov, Aubakirov, Braun, Danichkin, Smailov et Temirbayev se sont mis en route pour ce qui sera certainement l’ultime tentative russe cet hiver. Ils viennent d’arriver au camp I.
3 mars
L’hélico n’a toujours pas décollé. Les amis de Daniele ont lancé une campagne de crowdfunding pour payer les frais du secours. Les fonds inutilisés seront reversés aux écoles pakistanaises que Daniele soutenait régulièrement.
2 mars
Temps pourri, l’hélico est cloué au sol. Hier, Ali Sadpara a mené une cordée jusqu’au camp I mais aucune trace de Tom et Daniele… Reinhold Messner au Nanga Parbat en 1970, René Desmaison aux Grandes Jorasses en 1971, Joe Simpson à la Siula Grande en 1985, Élisabeth Revol l’hiver dernier au Nanga Parbat ou dernièrement Alexander Gukov au Latok… l’histoire de l’alpinisme a ses miracles mais là…
1 mars
Problèmes administratifs et météorologiques : l’opération drone est reportée à demain.
1 mars
L’opération envisagée hier avec les Russes est annulée à cause des risques d’avalanche. C’est finalement Alex et trois de ses gars qui vont au Nanga. Ils ont des drones qu’ils vont faire voler au-dessus de la zone de recherche. C’est beaucoup moins risqué et ça peut être efficace puisque c’est grâce à un de ces engins que l’Ecossais Rick Allen avait été sauvé l’été dernier au Brod Peak. Mais ça fait désormais cinq jours qu’on est sans nouvelle de Tom et Daniele…
28 févr
Le deuxième vol a permis de repérer le dernier camp de Daniele et Tom vers 6 000 mètres. Des traces d’avalanches ont également été repérée dans la zone. Demain matin, si le temps le permet, un hélico viendra chercher quatre alpinistes russes au K2 pour tenter des les déposer au Nanga Parbat, près du camp III.
28 févr
Malgré une météo capricieuse, l’hélico a pu faire un vol de reconnaissance au-dessus de l’éperon Mummery. Malheureusement, aucune trace des deux alpinistes… un deuxième vol est prévu après ravitaillement.
28 févr
L’hélico est en route vers le Nanga Parbat. Ali Sadpara (qui était de la première hivernale au Nanga en 2016), Imtiaz Hussain et Dilawar Hussain sont à bord. Les gars du K2 sont à l’affut si besoin. On croise les doigts, les orteils et tout ce qu’on peut croiser.
27 févr
Les autorités pakistanaises ont finalement accepté qu’un hélico aille faire un tour demain matin au Nanga Parbat pour tenter de déposer Ali Sadpara. L’espoir renait. En attendant, on scrute d’éventuelles lumières de frontale depuis le camp de base.
27 févr
La situation est très tendue au Pakistan qui vient de fermer son espace aérien à la suite de heurts violents avec l’Inde. Voilà qui n’aide pas les affaires de nos alpinistes… L’hélico ne décollera pas aujourd’hui et il va désormais falloir un miracle pour Ballard et Nardi… La page Facebook de Daniele Nardi est la source officielle.
27 févr
A priori la demande vient du camp de base du Nanga Parbat où l’on s’inquiète de pas avoir de nouvelles de Tom et Daniele depuis dimanche. Un hélico va décoller pour survoler la montagne. Les Russes (et probablement les Espagnols) se tiennent prêts au cas où.
27 févr
A confirmer mais il semblerait qu’un SOS vienne d’arriver au K2 en provenance du Nanga Parbat où Daniele Nardi et Tom Ballard seraient difficulté. Bigre. L’histoire serait-elle en train de se répéter ?
26 févr
Trop de vent… tout le monde redescend. Y compris le moral.
25 févr
24 heures après, les Russes sont de retour au camp II où ils vont cohabiter avec leurs amis espagnols qui sont arrivés eux aussi. Demain, Pivtsov et ses hommes vont tenter de retrouver leurs charges laissées dans la Pyramide noire à 7 200 mètres puis ils vont tenter d’installer un camp III un peu plus haut. Alex devrait monter aussi demain. La météo semble ok.
25 févr
Je pensais annoncer la fin de l’histoire pour les Russes mais voilà qu’ils repartent vers le camp II avec une nouvelle tente ! Ca y est, je les adore ! Et vous savez quoi ? Il fait beau ! Seul Roman Abildaev va quitter l’expédition car il doit reprendre son travail. Alex est au camp II où il attend le reste de son équipe.
24 févr
Gros coup dur pour les Russes : le camp II a été balayé par le vent et il n’en reste plus rien… ils ont dû redescendre au camp I dans l’obscurité et le vent. Le GPS d’Alex indique l’altitude de 6 559 mètres. Ils ont probablement installé un camp II provisoire sous la cheminée House.
24 févr
Tout le monde en route vers le camp II ! Bison fûté annonce quelques ralentissements dans la cheminée House (au moins quinze alpinistes dans la voie). Objectif des Russes aujourd’hui et demain : déposer au camp II le matériel nécéssaire pour le dernier camp puis monter établir le camp III à 7 300. Le groupe de soutien se contentera de parfaire son acclimatation. Txikon espère aussi établir le camp III tout en s’acclimatant.
23 févr
Vassily, Alex et leurs équipiers sont au camp I. Hormis le coup de mou de Ildar Gabbasov qui est retourné au camp de base (avec le tracker d’Artem Braun), les voyants sont au vert. Demain, on continue vers le haut.
23 févr
C’est parti pour le show ! Tout le monde est en route vers le camp I. La cordée Pivtsov a 200 mètres d’avance sur celle de Txikon lancée à sa pousuite. Les cordées de soutien sont au soutien ! Les Russes vont-ils tenter le sommet sur ce coup-là ? Ca parait un peu prématuré mais ils ont l’air de vouloir mettre le paquet sur cette sortie. Il faudrait déjà être sûr que la météo reste au beau. D’après certaines prévisions, c’est loin d’être gagné…
22 févr
La tempête est passée. C’est l’heure d’aller voir l’étendue des dégâts. Les Russes vont au camp de base avancé aujourd’hui. Espérons que le vent n’ait pas tout arraché… Comme d’habitude, les Espagnols n’ont pas annoncé leur plan mais ils vont bouger, c’est certain. Le beau temps est parti pour durer, les jours qui arrivent vont être décisifs ! Go, go ,go !
19 févr
Vous la voyez cette très, très belle fenêtre météo qui se dessine à partir de vendredi ?
17 févr
Alors que le vent se lève sur le Baltoro, les deux équipes se contentent d’aller faire des dépôts de matériel au camp de base avancé qui se transforme petit à petit en magasin de sport outdoor. Ça va souffler comme il faut jusqu’à la fin de la semaine. Tous aux igloos !
15 févr
Alex annonce aujourd’hui que jeudi, Felix Criado et Ignacio de Zuloaga (coordinateur de l’expédition) ont fait une livraison de matériel vers 6 000 mètres. Sur Twitter, le camp russe s’étonne : « Nos gars n’ont vu personne sur le chemin du camp I hier et toutes les cordes étaient sous la neige. » Ça se tend, les amis, ça se tend… Du coup la météo semble avoir refermé sa fenêtre…
14 févr
Les satellites espions ont repéré quelques mouvements à basse altitude. Konstantin Shepelin et Artem Braun sont en route vers le camp I pour un ravitaillement en gaz et en matériel. Il semblerait que ça s’agite aussi dans les igloos. Radio Londres annonce une courte fenêtre météo dans les jours à venir. Au camp de base, Pivtsov et Txikon se défient du regard sur une musique d’Ennio Morricone. Guerre froide au K2.
12 févr
Repos, repos, repos, en attendant la prochaine fenêtre (ce week-end ?). Posté hier sur Russian Climb, le résumé des quatre derniers jours confirme que les gars espéraient établir le camp III à 7 300 mètres. Malgré un vent modéré et des difficultés techniques pas si importantes, ils ont dû s’arrêter avant… Le K2, en hiver, est une machine à briser des morals.
11 févr
Retour à la base attendu pour les Russes qui ont donc fait un dépôt de matériel au-dessus de la Pyramide noire, à 7 130 mètres. Moins de 400 mètres gagnés en quatre jours d’effort. C’est pas cher payé… De leur côté, les Espagnols ont transporté 100kg de matos au camp I hier. Et maintenant, repos.
10 févr
Les gars ont fait demi-tour après avoir atteint 7 130 mètres. Retour au camp II. Impitoyable K2.
10 févr
Les quatre fantastiques sont dans la Pyramide noire ! 7 054 mètres au pointage de 9h. Le vent à l’air tranquille. Plus que 250 mètres avant d’atteindre l’emplacement du camp III. Le reste du monde est au camp de base. On refait un point après le poulet du dimanche !
9 févr
Pivtsov, Abildaev, Aubakirov et Danichkin sont à 7 000 ! C’est beau ! Tous les autres sont au camp de base. Même Alex qui s’est donc simplement offert un petit sprint jusqu’au camp I.
9 févr
Pendant que vous dormiez, un Alex Txikon de gala a parcouru la distance camp de base-camp I en seulement quatre heures ! Mais là, il redescend vers le camp de base avancé. La cordée Pivtsov, qui a souffert hier pour atteindre le camp II dans le mauvais temps, est partie vers la pyramide noire ! 6 816 mètres au dernier pointage ! Le tracker d’Artem Braun grimpe, lui, en direction du camp de base.
8 févr
Point du soir (+4 heure au Pakistan), bonsoir : La cordée Pivtsov est au camp II à 6 700 mètres. La cordée de soutien est redescendue au camp de base avancé sans avoir atteint le camp I. Pourquoi ? Mystère… Pawel Dunaj est, lui, carrément reparti au camp de base après avoir fait demi-tour à 5 600. Pourquoi ? Deuxième mystère… (Mise à jour : mystère levé, le temps était pourri.)
8 févr
Le soleil brille, les traceurs GPS s’affolent, les curseurs frétillent : ça grimpe au K2 ! Les Russes, qui avaient anticipé, devraient passer les 7 000 mètres aujourd’hui ou demain, puis établir un camp III vers 7 300 mètres. Toujours la même stratégie : une cordée de pointe avec Pivtsov et une de soutien un peu plus bas. Les Espagnols ont envoyé Pawel Dunaj (et peut-être les Sherpas) en éclaireur. Il devrait être au camp I ce soir.
7 févr
Les Russes sont aux avant-postes ! La cordée de pointe est au camp I, l’autre au camp de base avancée. En route vers le camp III ! Sauf que tout ce joli petit monde est bloqué dans les tentes par un vent à décorner les yacks… Une information de premier ordre vient de tomber : grâce à un nouveau sponsor, trois grimpeurs kazakhs vont venir renforcer l’équipe : Ildar Gabbasov, Ahat Smailob et Amaner Temirbaev. Arrivée à Islamabad prévue dans deux jours.
6 févr
Pivtsov, Aubakirov, Danichkin et Abildaev ont passé la nuit au camp de base avancé. Braun, Shepelin et Muraviov vont les y rejoindre dans la journée. Pendant que les Russes se placent en première ligne pour anticiper le créneau météo, les Espagnols préparent les tapas et la sangria pour le repas de ce soir. Deux équipes, deux stratégies.
5 févr
En attendant le retour du grand beau (vendredi ?), revenons un peu sur les grandes réalisations russes en Himalaya. Il y a bien sûr les deux coups de maître : la face sud du Lhotse en 1990 et la face nord du Jannu en 2004. Mais on leur doit aussi la première traversée du Kangchenjunga en 1989, et de nouvelles voies au Lhotse Middle en 2001, dans la face nord de l’Everest en 2004 ou encore dans la face ouest du K2 en 2007. L’ensemble manque un peu de dentelle et de style alpin mais, c’est un fait, le Russe adore les grands problèmes ! T’as entendu petit K2 ?
4 févr
Dans le mauvais temps, Danichkin, Muraviov et Shepelin remettent un peu d’ordre dans les cordes qui équipent le pied de la voie. Les Espagnols, eux, ont choisi de ne pas gaspiller d’énergie et attendent le retour du soleil. Rangez le pop-corn, le summit push n’est pas pour demain…
3 févr
Mikhail Danichkin, Dmitry Muraviov et Konstantin Shepelin se font un petit aller-retour au camp de base avancé ajourd’hui. On prépare la prochaine sortie en transportant un peu de matos. Les prévisions météo sont bof-bof pour les jours à venir mais le Russe traque le créneau !
1 févr
Finalement Marek Klonowski ne reviendra pas au K2. Son angine est plus grave que prévu et il doit se faire soigner correctement. Morceaux de vie au camp de base : Mikhail Danichkin soigne sa toux pendant que Tursunali Aubakirov aiguise ses crampons. Attention à l’ennui, cet ennemi redoutable, capable d’éteindre le plus motivé des hommes. De l’action, vite !
31 janv
Pawel Dunaj est allé passer la nuit en solo au camp I et est en train de redescendre. Pour les autres, c’est toujours repos au camp de base. D’après les différentes déclarations que l’on peut lire ici ou , Russes et Espagnols ne se parlent pas. Chacun fait sa vie de son côté. Je précise que pour que ce live ne deviennent pas un inextricable fouillis, je ne relate ici que les faits principaux. Le reste, on en parle dans les commentaires.
30 janv
Après avoir posé le camp II à 6 800 mètres hier, les Russes redescendent au camp de base prendre un repos bien mérité. Pas évident de savoir où en sont les Espagnols. Ils sont a priori montés jusqu’à 6 700 lundi et depuis, le traceur d’Alex est au camp de base. Marek Klonowski est parti se faire soigner une angine à Skardu mais il a prévu de revenir sous peu.
29 janv
Echange un peu tendu sur Twitter hier entre la porte-parole russe et Alex qui a finalement annoncé avoir atteint 6 700 mètres : « Il n’y avait personne à 6 700 ! Ils ont atteint 6 500. » Avec ces deux équipes sur la même voie, je sens que ça pourrait finir en pugilat… Toute l’équipe Txikon est au camp de base. Je ne comprends pas trop leur stratégie d’acclimatation. Vasso (le petit surnom de Pivtsov) et ses gars sont toujours dans la paroi et espèrent atteindre 7 000 mètres prochainement. Météo toujours ok.
28 janv
Hier, Waldemar Kowalewski, l’un des trois Polonais de l’équipe Txikon, a pris une pierre sur le bras. Rien de très grave a priori mais il rentre à la maison. Une cartouche en moins pour les Espagnols… Après être montés jusqu’à 6 600 mètres, les Russes vont passer la nuit à 6 500 pour parfaire leur acclimatation. D’après son traceur GPS, Txikon est monté à 6 500 mais il est désormais sur le chemin du camp de base. Pour l’acclimatation, c’est moins bien…
27 janv
Il y du monde sur l’autoroute des Abruzzes ! Les Russes ont atteint le pied de la cheminée House à 6 500 mètres. Les Espagnols qui installent leur propre ligne de cordes fixes, sont légèrement en-dessous. Demain, on continue vers le haut. La météo est ok, tout roule au K2 !
26 janv
Les évènements du Nanga Parbat, c’était il y a un an… C’est le moment d’avoir une petite pensée pour Tomek Mackiewicz. Sachez qu’un livre sur sa vie vient de sortir en Pologne : Czapkins, signé Dominik Szczepanski. Au K2, si l’on en croit son traceur GPS, Alex Txikon est actuellement à l’oeuvre sur l’arête des Abruzzes. Il semblerait que la raison ait parlé. Les Russes sont au camp I, comme prévu.
25 janv
Pour mémoire, l’année dernière, Denis Urubko avait milité pour cette fameuse face est qu’il jugeait plus à l’abri des redoutables vents d’ouest (lire sur explorerweb.com). Certains d’entre vous en avaient d’ailleurs discuté dans les commentaires du live, le 26 février. C’est intéressant de se replonger dedans aujourd’hui.
25 janv
Branle-bas de combat au K2 ! Les Espagnols sont partis étudier les différentes possibilités offertes par la face est tandis que les Russes iront au camp de base avancé cet après-midi. Leur programme pour les jours à venir : déplacer le camp I à 6 200 mètres, installer un camp II à 6 700, puis aller voir un peu plus haut. Ça devrait nous amener jusqu’à lundi.
24 janv
Personne ne bouge aujourd’hui. Les Russes devaient repartir pour une sortie de cinq jours mais ils ont des soucis avec leurs équipements électroniques qui refusent de se charger. Ils reportent leur départ à demain. Pas de nouvelle des Espagnols… la trace GPS n’a pas bougé du camp de base. Pendant ce temps-là, la météo est parfaite…
23 janv
Cette fois les Espagnols sont partis ! Et il semblerait même qu’ils soient déjà revenus ! Ils sont visiblement allés faire un dépôt de matériel au camp de base avancé, au pied de la voie des Abruzzes. Peut-être ont-ils aussi jeté un œil du côté de l’arête nord-est… Alors, Abruzzes avec les Russes ou voie américaine ? On devrait bientôt en savoir plus !
22 janv
Finalement les Espagnols ne bougent pas aujourd’hui. Pas plus d’info… A force de dire « Mañana », cette hivernale va se terminer au mois de juillet… En attendant, je me suis renseigné un peu sur Vassily Pivtsov, le Kazakh aux quatorze 8 000.
22 janv
Retour au camp de base pour les Russes. Ils confirment que le vent leur a fait passer une sale nuit au camp I mais la voie est désormais équipée jusqu’à 6 300 mètres ! C’est au tour des Espagnols d’aller en première ligne. Météo Karakoram annonce une très belle fenêtre pour les prochains jours. Vamos !
21 janv
Alors que leurs amis espagnols sont bien au chaud dans leurs igloos, les Russes triment dans le vent. Ça a visiblement soufflé comme il faut sur le K2, hier… mais après une nuit au camp I, Pivtsov et sa bande sont repartis vers le haut ce matin. Objectif camp II !
20 janv
Il est temps d’évoquer la botte secrète d’Alex Txikon : l’igloo. D’après lui, la vie y sera bien plus douce que dans les tentes glaciales ouvertes aux 1 000 vents. Ça vaut aussi pour les camps d’altitude. Pendant que les Espagnols jouent aux architectes de la banquise (quelques images ici), Pivtsov, Aubakirov, Danichkin et Abildaev sont partis équiper la voie entre le camp I et le futur camp II.
19 janv
Les Russes ont déjà installé un camp I à 5 900 mètres où quatre d’entre eux vont passer la nuit avant d’essayer d’aller plus haut demain. L’équipe entière était à l’œuvre dans la voie aujourd’hui : « Il faut profiter de chaque jour de beau temps » disent-ils. Les Espagnols, eux, n’ont finalement pas bougé aujourd’hui.
18 janv
En attendant son entrée en scène, je vous propose de faire un peu mieux connaissance avec Alex Txikon dont j’ai brossé le portrait pour Montagnes Magazine. Cet homme-là arrache des arbres à mains nues !
18 janv
Hier, six Russes ont rejoint le camp de base avancé, juste au pied de l’éperon des Abruzzes. Ce matin, Vassily Pivtsov est parti vers le camp I avec une petite cordée. Au dernier pointage, ils étaient rendus à 5 600 mètres. Les Espagnols poursuivent leur installation au camp de base et devraient passer à l’action à partir de demain. Sur quelle voie ? On verra bien…
16 janv
Ça y est, Txikon et sa troupe viennent d’arriver au camp de base où il ne manque donc plus que Waldemar Kowalewski qui doit se trouver quelque part entre Askole et Urdukas. Pour les accueillir, le K2 a sorti sa plus vilaine météo… On en profite pour défaire les cartons avant d’attaquer les choses sérieuses. Mais avant de filer comme des dingues vers le sommet, il va falloir s’acclimater, tranquillement.
15 janv
Comme l’année dernière, d’autres hivernales sont en cours sur des 8 000 : Simone Moro est au Manaslu avec Pemba Gyalje Sherpa tandis que Daniele Nardi et Tom Ballard sont au Nanga Parbat pour une tentative en style alpin sur l’éperon Mummery. Ces deux-là ont déjà atteint le camp 3 à 5 700 mètres. On va surveiller ça de très, très, très près…
15 janv
La nouvelle vient de tomber sur les écrans, un troisième Polonais est en train de rejoindre l’équipe espagnole. C’est Waldemar Kowalewski. Il était au sommet de l’Everest en 2014 et il a réussi le Lhotse et le Broad Peak en 2017. #K2dlaPolakow ? En attendant, quatre membres de l’équipe russe sont déjà partis vers le camp de base avancé ce matin.
14 janv
Les Russes ont prévu d’emprunter l’itinéraire classique des Abruzzes mais les Espagnols sont un peu indécis. L’option Abruzzes est envisageable mais la voie américaine de 1978 les tente bien. Cette année-là, les Américains emmenés par Jim Whittaker, avaient réussi la troisième ascension du K2 en escaladant la longue arête nord-est puis en traversant la face est pour rejoindre le haut de la voie des Abruzzes.
14 janv
Si tout le monde est d’accord, on va donc s’autoriser « les Russes » pour parler des russo-kazakho-kirghizes et « les Espagnols » pour les hispano-népalo-polonais. Sinon on va y perdre notre latin…
14 janv
Les Russes sont donc arrivés aujourd’hui au camp de base où l’on attend toujours les Espagnols. Pourquoi arrivent-ils si tard alors que l’hiver est déjà bien commencé ? Les Russes ont visiblement eu beaucoup de mal à financer leur expédition qui a été amputée de plusieurs membres juste avant le départ. Idem pour Marek Klonowski, l’un des deux Polonais de l’équipe Txikon, qui était incertain jusqu’au dernier moment. Ceci explique sûrement cela.
14 janv
C’est une véritable tour de Babel qui est en train de s’intaller au camp de base du K2 : seize alpinistes de six nationalité différentes, répartis dans deux équipes. J’ai détaillé les compos dans l’onglet « Les équipes » mais pour faire court, nous avons « les Russes » du tsar Vassily Pivtsov (qui est Kazakh) et « les Espagnols » d’Alex Txikon, El matador. Seront-ils rivaux ou alliés ? Il est trop tôt pour le savoir mais normalement, après quelques semaines à se les geler dans un camp de base moisi en attendant une fenêtre météo qui n’arrive pas, tu finis par te faire la gueule. C’est pas scientifique mais presque.
14 janv
Tout d’abord, sachez que si deux Polonais se sont glissés in extremis dans l’équipe de Txikon, le gros de la troupe, estampillé PZH (Comité de l’alpinisme hivernal polonais), reviendra tenter sa chance l’année prochaine si besoin. Avec Adam Bielecki ? Probablement. Avec Denis Urubko ? Peut-être…
14 janv
Nous nous étions quittés un peu déçus l’année dernière… et puis on s’était dit rendez-vous dans un an. Je suis là. Et vous amis passionnés, vous êtes là ? Une partie des nouveaux prétendants vient d’arriver au camp de base et l’autre va suivre d’ici deux jours ! Mais qui sont-ils ces nouveaux prétendants ? On a tout le temps de faire connaissance.

Les Russes :

A droite de la chaise, une équipe russo-kazakho-kirghize emmenée par le Kazakh Vassily Pivtsov, 43 ans, qui devint, en 2011, le 26ème alpiniste à avoir gravi les quatorze 8 000 (il a sucé un peu d’ox à la descente de l’Everest mais c’est tout). Il était de la tentative hivernale au K2 en 2002/2003. A priori, un mec plutôt solide. L’organisation de l’équipe sera assurée par le Russe Artem Braun qui malgré un petit tour au Kangchenjunga et au Manaslu en 2014 n’a pas une grande expérience à 8 000 mètres.

Ils devaient être 11 au départ mais quatre d’entre eux ont finalement dû renoncer à cause de soucis financiers. Roman Abildaev, Tursunali Aubakirov, Mikhail Danichkin, Dmitry Muraviov et Konstantin Shepelin sont les cinq autres membres de cette équipe que nous appellerons, par un répréhensible souci de simplification, « les Russes ». Ils ont tous gravi quelques jolis 7 000 russes mais n’ont pratiquement aucune expérience en Himalaya.

Ceux qui veulent faire plus ample connaissance peuvent consulter le site officiel de l’expédition.

Les Espagnols :

A la gauche de la chaise, une expédition hispano-népalo-polonaise* emmenée par le très beau Alex Txikon qui, en 2016, était au sommet du Nanga Parbat pour la première hivernale. Il a passé les hivers 2017 et 2018 à l’Everest d’où il est revenu mi-yéti, mi-polonais. Cet homme-là est incontestablement celui de la situation. Il a également fait trois tentatives estivales au K2 en 2004, 2011 et 2013. Pour cette dernière expédition, il était accompagné de Felix Criado, espagnol lui aussi, qui sera de nouveau à ses côtés au K2 cet hiver. Criado, 55 ans, a fait plusieurs tentatives à l’Everest, à l’Annapurna ou encore au Manaslu, mais toujours au printemps.

Alex Txikon a bien insisté pour qu’on les présente comme de vrais alpinistes et non pas comme des vulgaires porteurs sans nom : Chhepal, Geljen, Nurbu, Halung et Pasang sont les cinq Népalais qui l’accompagneront là-haut. Ils étaient avec lui les hivers précédents à l’Everest. Un Népalais au sommet du K2 cet hiver ? Plus de 60 ans après Tenzing Norgay à l’Everest, l’idée ne manque pas de charme, même si le K2 n’est pas au Népal.

Etait-il possible de tenter une hivernale au K2 sans Polonais ? Il faut croire que non. Paweł Dunaj et Marek Klonowski se sont glissés dans l’équipe Txikon à la dernière minute. Le célèbre hashtag #K2dlaPolakow refait surface, c’est merveilleux ! Pawel et Marek ont participé à diverses tentative hivernales au Nanga Parbat mais leur nationalité suffit à en faire des prétendants au sommet.

Le 15 janvier, on apprenait qu’un troisième Polonais rejoignait l’équipe de Txikon. Il s’agit de Waldemar Kowalewski, solide himalayiste qui a réussi l’Everest en 2014, puis le Lhotse et le Broad Peak en 2017.

* Par le même souci de simplification évoqué plus haut, nous les appellerons « les Espagnols ».

Bonne chance ! удачи Buena suerte ! शुभकामना Powodzenia !

Les précédentes tentatives hivernales au K2

1987/1988 :
Treize Polonais, sept Canadiens et quatre Britanniques dirigés par la légende Andrzej Zawada font une tentative sur l’éperon des Abruzzes. Début mars, Leszek Cichy, Krzysztof Wielicki, Roger Mear et Jean-Francois Gagnon atteignent le camp III à 7 300 mètres mais sont repoussés par le vent violent.

2002/2003 :
Krzysztof Wielicki prend la tête d’une équipe composée de quatorze grimpeurs polonais, kazakhs, ouzbeks et géorgiens parmi lesquels on retrouve Vassily Pivtsov. Objectif : l’arête nord. Une tentative sommitale est lancée le 21 février par Marcin Kaczkan et Denis Urubko qui renoncent après une nuit dantesque au camp IV dans une minuscule tente de bivouac. L’altitude de 7 650 mètres atteinte par cette expédition est à ce jour le record en hiver.

2011/2012 :
Tentative russe sur l’éperon des Abruzzes. Après avoir fixé des cordes jusqu’à 7 200 mètres, les alpinistes sont repoussés par des vents violents qui les obligent à faire demi-tour le 2 février. Vitaly Gorelik meurt d’une pneumonie au camp de base le 6 février. L’expédition prend fin sur cette tragédie.

2017/2018 :
Rocambolesque tentative polonaise dirigée par le vétéran Krzysztof Wielicki. Après avoir fait une tentative sur la voie des Basques, les Polonais déménagent sur l’éperon des Abruzzes début février. Le 26 février, refusant d’écouter les consignes, Denis Urubko atteint 7 600 mètres en solitaire. Le reste de l’équipe renoncera début mars en raison du vent qui a ravagé les camps d’altitude et des conditions avalancheuses. L’expédition restera surtout historique grâce au sauvetage d’Elisabeth Revol au Nanga Parbat. Voir le live de cette expédition.

Les treize précédentes hivernales sur les autres 8 000

Pour le détail, lire l’article Quatorze 8 000, treize hivernales.

Everest :
Leszek Cichy et Krzysztof Wielicki – 17 Février 1980

Manaslu :
Maciej Berbeka et Ryszard Gajewski – 12 Janvier 1984

Dhaulagiri :
Jerzy Kukuczka et Andrzej Czok – 21 Janvier 1985

Cho Oyu :
Maciej Berbeka et Maciej Pawlikowski – 12 Février 1985

Kangchenjunga :
Jerzy Kukuczka et Krzysztof Wielicki – 11 Janvier 1986

Annapurna :
Jerzy Kukuczka et Artur Hajzer – 3 Février 1987

Lhotse :
Krzysztof Wielicki – 31 Décembre 1988

Shishapangma :
Simone Moro et Piotr Morawsky – 14 Janvier 2005

Makalu :
Simone Moro et Denis Urubko – 9 Février 2009

Gasherbrum II :
Simone Moro, Denis Urubko et Cory Richards – 2 février 2011

Gasherbrum I :
Adam Bielecki et Janusz Golab – 9 mars 2012

Broad Peak :
Adam Bielecki, Artur Małek, Maciej Berbeka et Tomasz Kowalski – 5 mars 2013

Nanga Parbat :
Simone Moro, Alex Txikon et Ali Sadpara – 26 février 2016

500 Commentaires

  • Pedro26 - 14 janvier 2019 à 12 h 46 min

    Super ! 🙂

  • Olivier - 14 janvier 2019 à 13 h 05 min

    J’ai suivi avec passion le live de l’année dernière. Merci de remettre cela cette année, en espérant un succès.

  • Pedro26 - 14 janvier 2019 à 13 h 18 min

    Oui oui, on est bien là !
    Moi, j’ai fait comme tu nous a demandé : se reposer ce week-end pour être fin prêt ! 🙂

    Ça va être passionnant encore cette année grâce à ton blog, Thomas, merci !

    Et je vois que tu as déjà publié plein d’infos très intéressantes et pertinentes (onglet « Les Equipes »), avec toujours ton style d’écriture vraiment savoureux…
    Super ! 🙂

    Et d’accord aussi pour dire « les Russes » et « les Espagnols », pour simplifier…

  • Simon - 14 janvier 2019 à 13 h 20 min

    Le retour!
    Une alliance des cordées pour le push final? Clairement, ça serait le scénario idéal et homérique de cette hivernale. Mais bon, je ne bouderai pas mon plaisir si une seule équipe réussira l’impossible.

  • Jean Philippe - 14 janvier 2019 à 13 h 24 min

    A suivre donc cette double ascension. Bravo pour ton blog toujours très documenté et tes commentaires précis et humoristiques. En attendant avec impatience ton livre en mars. Donne l info dès qu il sera sorti.
    Merci.

  • Martine Basset - 14 janvier 2019 à 13 h 27 min

    Bonjour,

    Quel était le livre de l’année dernière. J’aimerais l’acheter. Merci beaucoup. Bien cordialement

  • Florence - 14 janvier 2019 à 13 h 28 min

    Bonjour à tous ! Oui !!! On est là. Merci beaucoup pour ce suivi à nouveau. Reparti pour une nouvelle aventure !

  • Pedro26 - 14 janvier 2019 à 13 h 30 min

    Y’a un livre ?
    Où ça ?

  • brunoc - 14 janvier 2019 à 13 h 34 min

    Ils n’y arriveront pas ou alors gros coup de pot pour une fenêtre météo avant 1 mois max.

  • Bruno - 14 janvier 2019 à 13 h 35 min

    Vu d’ici cette expédition hivernale sur le K2 fait peur. Chapeau bas aux différents protagonistes ! Ça va être… FROID ?

  • Dan5974 - 14 janvier 2019 à 13 h 35 min

    Cool trop contente de te lire de nouveau…merci

  • thomas - 14 janvier 2019 à 13 h 46 min

    Je suis content de vous revoir les amis !

    Il y a effectivement un livre en préparation mais pas sur l’hivernale de l’année dernière (enfin, pas que). Je vous reparle de ça bientôt!

  • lainé - 14 janvier 2019 à 13 h 59 min

    Bonjour à tous!

    Présent et au taquet!

    Fabrice

  • Willy - 14 janvier 2019 à 14 h 13 min

    Je suis prêt j ai froid aux pieds

  • Anne - 14 janvier 2019 à 15 h 09 min

    Dommage qu’ils partent en expédition tardivement à cause des finances…..mais l’aventure ne fait que commencer !

  • Philippe - 14 janvier 2019 à 15 h 32 min

    Allons suivre de très près cette expé. Merci pour les info.

  • Fred - 14 janvier 2019 à 16 h 28 min

    Merci pour ce live !
    C’est le top. Si je comprends bien la météo, temps pourri au sommet à -40° vent fort et neige, jusqu’au 23 janvier au moins.
    ‘seulement’ -20° à 6000m…
    J’ai froid rien que de l’écrire !

  • Pedro26 - 14 janvier 2019 à 18 h 13 min

    @Fred : oui, mais on a encore bien le temps !

    On n’en est pas encore à scruter les fenêtres météo, patience !
    Ça viendra…

  • Anne et Jean-Marc - 14 janvier 2019 à 21 h 53 min

    Thomas, vous nous avez sacrément manqué! On reste encordés maintenant!!!!

  • Géraldine - 14 janvier 2019 à 21 h 54 min

    Je me réjouis de retrouver ce live, si bien animé et documenté.

  • IsabelleC - 14 janvier 2019 à 22 h 12 min

    Trop bien ce live qui reprend!! J’ai suivi avec passion celui de l’an dernier et ai été contaminée par le virus de l’alpinisme , la haute montagne, la froidure et le vent!

  • Yogifab - 14 janvier 2019 à 22 h 37 min

    Yeaaah le live est de retour !!
    J’vais de ce pas lire les’ presentations!

    Le livre va sortir pendant l’hiver ou après le 1er mars ?!

  • Tejay - 15 janvier 2019 à 2 h 14 min

    Yes! C’est reparti pour un tour. Merci Thomas pour ce très gros live version 2019 et accessoirement merci aux alpinistes un peu givrés! Hâte que ça grimpe!

  • Maitio - 15 janvier 2019 à 4 h 00 min

    Très sympa le concentré d’infos sur ta page !
    Sinon, je pense que l’expé de Txikon se considère plus basque qu’espagnole, mais bon ?

  • Anne - 15 janvier 2019 à 12 h 10 min

    Quelle différence y a t-il entre la voie des Abruzzes et la voie américaine de 1978 ? Est ce que l’on peut retrouver une image de ces différents itinéraires ?
    Super ton blog, on a des infos concises et précises. Merci Thomas .

  • thomas - 15 janvier 2019 à 12 h 53 min

    Cette page du site explorersweb.com montre une vue de dessus du K2. La voie n°1 est celle des Abruzzes, la n°2 est la voie des Basques, d’abord tentée par les Polonais l’année dernière. La voie américaine est la n°10. Elle emprunte la longue arête nord-est avant de rejoindre la voie des Abruzzes sous le sommet.

  • Jeannot - 17 janvier 2019 à 13 h 15 min

    Bonjour à tout le monde !!
    J’ai suivi avec passion le très très gros live 2018.
    Merci Thomas de nous faire vivre la suite de ces aventures
    Bravo pour ce blog fantastique !!!

  • Thomas - 17 janvier 2019 à 19 h 20 min

    Classe les infos dommage que urubko ne soit pas présent..Force à eux je vais suivre

  • Gérald - 18 janvier 2019 à 20 h 19 min

    Je me réjouis de suivre ces aventures…
    Dans le menu Historique, tu mentionnes 4 tentatives du K2 en hiver, mais j’ai lu que Renato Casarotto avait fait une tentative en hiver 1978 par la face Sud.

  • Pedro - 19 janvier 2019 à 1 h 57 min

    Bien vu, Gérald !

    « Pendant l’hiver 1978, il tente et échoue (juste après l’expédition Messner) l’ascension de la Magic Line (éperon sud-ouest) du K2 et l’ascension du Makalu. » (Wikipédia)

  • thomas - 19 janvier 2019 à 8 h 58 min

    Je suis très sceptique sur cette tentative supposée de Casarotto. Outre ces quelques lignes sur Wikipédia (dont il faut toujours se méfier), j’ai également trouvé une mention laconique dans ce numéro de Vertical (fichier pdf) datant de l’automne 2014 (il faudrait retrouver l’auteur de l’article). Casarotto n’était certes pas le premier venu mais la Magic Line, en hiver et en solo (?) en 1978 ? Tout cela me parait bizarre… Il est peut-être simplement allé jeter un œil à la voie en vue de la tentative de l’été suivant avec Messner, mais s’il avait fait une vraie tentative, à mon avis, on aurait plus d’info.

  • Pedro - 19 janvier 2019 à 10 h 15 min

    Ben qui sait ?
    On y était pas non plus, en 1978…
    Et il n’y avait pas internet à l’époque…

  • Gérald - 19 janvier 2019 à 15 h 38 min

    Merci Thomas pour tes infos. C’est exactement cet article de Vertical que j’avais lu…

  • Anne - 20 janvier 2019 à 10 h 36 min

    Joli ! l’igloo d’Alex Txikon. Il parait qu’il a avec lui spécialiste des igloos.S’ils en installent sur les différents camps, cela risque de leur prendre du temps, mais plus safe.

  • Pedro - 21 janvier 2019 à 17 h 30 min

    « mais après une nuit au camp I, Pivtsov et sa bande sont repartis vers le haut ce matin. Objectif camp II ! »

    Retour prévu au CB aujourd’hui.
    Ils ne perdent pas de temps, ces « Russes », malgré le froid et le vent !
    C’est bon signe, à mon avis !
    Et quand la machine « Espagnole » va se mettre en route aussi, va y’avoir de la corde fixée à mon avis…

  • Pedro - 21 janvier 2019 à 22 h 00 min

    « L’équipe a besoin de repos, donc seulement de courtes nouvelles, plus de détails demain : toute l’équipe dans le camp de base. Ils sont en bonne santé. C’était l’ouragan cette nuit-là. Les tentes ont survécu – Red Fox cave 4. « hier on n’ a pas descendu, parce qu’ on était sûr que ce ne sera pas les vents forts à 6000. H aujourd’ hui on a fixé des cordes jusqu’ à 6300 m »

  • Aïoli - 23 janvier 2019 à 8 h 02 min

    Cette fois ci, les Espagnols sont bêles et bien parti. À 08h française ils semblent être au niveau de la rimaye au pied de la voie des Abruzzes.

  • Aïoli - 23 janvier 2019 à 8 h 04 min

    Bels et bien, pu**** de correcteur automatique.

  • Proto - 23 janvier 2019 à 16 h 04 min

    En tout cas en 1979 l’expedition Francaise a la Magic Line n’a trouve aucune trace de tentative precedente au dessus du col negrotto. Donc si Casarotto l’a tentee a l’hiver 1978 il n’est pas alle bien loin …

  • Anne - 24 janvier 2019 à 16 h 35 min

    Voilà ce que c’est que de faire des igloos plus confortables que les tentes!
    Du coup, ils n’ont plus envie de sortir, et en comparaison à l’hiver dernier, je n’ai pas vu une météo aussi bonne sur une longue période, mais bon …..faut qu’ils se reposent sans doute.

  • Pedro - 24 janvier 2019 à 21 h 18 min

    « En attendant, je me suis renseigné un peu sur Vassily Pivtsov, le Kazakh aux quatorze 8 000. »

    Bon boulot !
    A voir aussi sur C2C en complément, 10 jours avant :

    https://forum.camptocamp.org/t/k2-le-dernier-8000-de-l-hiver/234497/84

  • Anne - 25 janvier 2019 à 9 h 50 min

    Ah ça y est, ça bouge pour les deux équipes.Les Russes continuent dans la voie des Abruzzes, et Alex va jeter un oeil vers l’est . Just for a look.

  • brunoc - 25 janvier 2019 à 14 h 42 min

    La voie normal si elle est exposée aux chutes de pierres bin c’est pas mieux à l’Est. Faut arrêter de fabuler avec la face Est, c’est bardé de séracs la haut. A la rigueur, la face Nord semble + safe et plus directe, mais plus froide aussi et plus exposée aux vents. Quant à la face Ouest ce n’est qu’une successions d’emmerdes. Non, ce K2 en hiver c’est voix normale ou rien du tout.

  • thomas - 25 janvier 2019 à 15 h 12 min

    Il semblerait effectiment qu’à part Denis Urubko (Et donc peut-être Alex Txikon), tout le monde soit ďaccord avec toi. L’énorme barrière de séracs à 8 000 mètres est trop flippante. L’expédition de Greg Child et Doug Scott qui a tenté sa chance en 1987 a vite fait demi-tour, jugeant l’affaire « suicidaire ».

  • Pedro - 26 janvier 2019 à 17 h 49 min

    @Brunoc : « Non, ce K2 en hiver c’est voix normale ou rien du tout. »

    C’est bien possible, mais cela ne fait jamais de mal non plus de penser un peu « out of the box », de prendre du recul et voir les conditions du moment sur la montagne, AMHA.
    Et puis sinon, c’est moins marrant… 😉

  • Yogifab - 27 janvier 2019 à 9 h 44 min

    Les russes n’ont pas mis leurs traceurs GPS public?

  • Anne - 27 janvier 2019 à 12 h 07 min

    Oui cela serait intéressant d’avoir les deux traçeurs en parallèle.
    Une question d’une néophyte en alpinisme : Les Russes ayant pris de l’avance sur Alex, ils ont donc équipé la voie, ce qui veut dire que pour Alex, c’est plus facile, Est ce que je me trompe ?

  • thomas - 27 janvier 2019 à 19 h 25 min

    Le traceur des Russes est pour l’instant top secret, m’a-t-on dit. Alex a précisé qu’ils installaient leurs propres cordes fixes. Les deux expéditions avancent donc en parallèle mais quand les choses sérieuses vont commencer, ça sera sûrement une autre histoire.

  • elodie - 28 janvier 2019 à 14 h 20 min

    Questions de novice en la matière:
    Pourquoi les deux expé prennent autant de temps à installer leur BC et en particulier, pourquoi les espagnols ont mis autant de temps avant de commencer à décoller? Ne perdent ils pas du temps pour aller s’acclimater, monter les camps suivants, alors même que la météo est de leur côté?
    Et finalement, ces expéditions ne sont elles pas beaucoup plus faciles qu’avant, sachant qu’il y a encore des cordes fixes des précédentes qui n’ont pas été enlevées et qui peuvent être utilisées?

  • thomas - 28 janvier 2019 à 14 h 52 min

    Les Espagnols ont effectivement mis beaucoup de temps à décoller et ont passé beaucoup de temps à construire leurs fameux igloos. D’un autre côté, on sait qu’il est très compliqué de passer plus de deux mois dans ce genre d’endroit en cette saison. Les conditions sont très rudes. On peut donc imaginer que Txikon a prévu de prendre son temps pour faire une installation confortable et qu’il envisage de rester jusqu’au 21 mars s’il le faut.
    Concernant les vieilles cordes fixes, chaque expédition profite de celles de l’année précédente tout en rééquipant la voie. Les Polonais en avaient aussi profité l’année dernière. Il y a eu énormément de monde cet été au K2 (une soixantaine de summiters), il doit donc effectivement y avoir ce qu’il faut cet hiver en terme de cordes.

  • brunoc - 28 janvier 2019 à 16 h 03 min

    Entre l’installation des cordes fixes et des tentes d’altitudes, on assiste toujours a beaucoup de tractations secrètes au CB entre cordées. La moralité est souvent inversement proportionnelle à l’altitude gagnée sur le vide.

    En attendant, j’ai l’impressions que les russes ont appris de leurs mauvaises expériences passées, qu’ils ont compris que moins ils passent de temps sur la montagne, plus ils ont une (petite) chance d’aller au bout. Un bon point à eux.

    Quant aux spanishs, bon courages à eux pour la construction de leurs iglous dans les camps supérieurs, jamais entendu parler d’une histoire aussi grotesque ✌

  • Anne - 28 janvier 2019 à 18 h 18 min

    Le nombre de cordes qu’il doit y avoir sur ce K2 ! Bon on suit cela de très près.

  • Pedro - 29 janvier 2019 à 2 h 28 min

    @brunoc: « Entre l’installation des cordes fixes et des tentes d’altitudes, on assiste toujours a beaucoup de tractations secrètes au CB entre cordées. La moralité est souvent inversement proportionnelle à l’altitude gagnée sur le vide. »

    Hé hé… Mais c’est normal, ça !

    @brunoc: « Quant aux spanishs, bon courages à eux pour la construction de leurs iglous dans les camps supérieurs, jamais entendu parler d’une histoire aussi grotesque ».

    On verra, on n’en est pas là, encore…
    Rien de bien « grotesque », pour l’instant…

    C’est après le C4 que les choses commencent, et on en est loin…

  • Fabrice - 29 janvier 2019 à 13 h 24 min

    Bonjour,
    Pouvez vous en dire plus sur l’ascension par la face Est. A t’elle déjà était réalisée? Où se trouve cette fameuse voie? Je ne vois pas grand chose la dessus. Merci!

  • Simon - 29 janvier 2019 à 13 h 34 min

    @ Fabrice

    Non la face Est n’a jamais été gravie. Vu qu’elle est à l’abris du vent, la neige y a tendance à s’accumuler, ce qui en fait une face suicidaire, pleine d’avalanche et de séracs qui ne demandent qu’à tomber.
    En théorie (et seulement en théorie), une hivernale serait possible car elle est protégée des vents polaires et un peumoins d’avalanches (à cause de la température plus basse). Mais ça, c’est de la théorie… Ci dessous la face, repérée par Urubko l’an passé. La face en elle même n’a jamais vraiment été sérieusement explorée, donc pas mal de mystère…

    https://www.google.com/search?q=k2+east+face&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=ssqPpZp_rqEIsM%253A%252CP78a8vQxdOCknM%252C_&usg=AI4_-kTADYXjUp5uEgHkxTKUeHQd9SVFtA&sa=X&ved=2ahUKEwjd7rq-_5LgAhWBnCwKHbPzAAUQ9QEwAXoECAQQBg#imgrc=ssqPpZp_rqEIsM:

  • thomas - 29 janvier 2019 à 13 h 39 min

    Pour comprendre où est cette fameuse face, il faut regarder cette carte. La face est est située entre la voie n°1 qui est celle des Abruzzes et la n°10 qui est celle des Américains en 1978. C’est les seuls à y avoir fait une minuscule incursion pour rejoindre la fin de la voie des Abruzzes au-dessus de 8 000 mètres. Quand on regarde l’image sur laquelle j’ai placé les curseurs en haut de cette page, la face est est en fait cachée derrière la partie de droite de la montagne.
    Mais on peut l’oublier pour cette année !

  • Yann - 29 janvier 2019 à 13 h 48 min

    Bonjour,
    Que pensez vous de la météo, mais les deux prochains jours devraient permettre au russe de bien avancer et je pense qu’ils ont la possibilité de continuer jusqu’au dimanche 3 si pas trop fatigué.
    Super le blog. merci de nous permettre de vive ce moment en live et de compléter les données récupérés dans le livre « Le Cas du K2 »
    Bonne journée

  • Anne - 29 janvier 2019 à 13 h 50 min

    Un camp 2 à 6 800 m installé par les Russes, un camp 2 à 6 700 m installé par les Espagnols, ils sont dans le même timing. Allez les alpinistes…..

  • Anne - 29 janvier 2019 à 13 h 57 min

    D’après ce que j’ai pu lire, les Espagnols travaillent deux groupes. Hier Alex et son groupe se sont rendus au BC pour se reposer, et le groupe qui se reposait au camp de base repart aujourd’hui travailler sur la paroi.

  • thomas - 29 janvier 2019 à 15 h 53 min

    @Yann Je pense que les Russes vont bientôt redescendre même si la météo est bonne. Ils vont avoir besoin de repos.

  • Olivier - 30 janvier 2019 à 9 h 39 min

    https://www.dawn.com/news/amp/1460681

    Une collaboration entre les teams russes et espagnols pour pallier les départs ?

  • brunoc - 30 janvier 2019 à 10 h 10 min

    Houlah, 3 russes évacués du CB pour cause de chutes de pierres???

  • thomas - 30 janvier 2019 à 10 h 20 min

    Non, Dmitry Muraviov est retourné au camp de base il y a deux jours car il ne se sentait pas bien. Konstantin Shepelin l’a accompagné. Hier c’est Michael Danichkin qui est descendu à cause d’une toux persistante. Le seul à avoir quitté définitivement le camp de base suite à une chute de pierre, c’est Waldemar Kowalewski qui est dans l’équipe de Txikon. Je pense que l’auteur de cet article a mal interprété les info données par Elena Laletina.

  • thomas - 30 janvier 2019 à 10 h 21 min

  • Anne - 30 janvier 2019 à 10 h 48 min

    Les alpinistes Russes ne sont plus que 4 et il en reste 6 chez les Espagnols. De plus, on est qu’à 6 800 m d’altitude. Essayons de croiser les doigts ( gelés ) pour qu’ils puissent continuer sans encombre. Une collaboration ce serait une bonne idée. Il y aurait des cordes en moins !

  • brunoc - 30 janvier 2019 à 14 h 49 min

    Bon, vu le forcast de ces prochains jours, ça va se corser coté vent et froid. Au moins ont-ils eu juste le temps de s’acclimater en trottinant sous la pyramide noire.

    Savez vous s’ils emportent de l’O2?

  • thomas - 30 janvier 2019 à 16 h 11 min

    @Anne Les Russes sont toujours sept. Les trois qui sont retournés au camp de base avant les autres n’ont pas abandonné l’expédition. Ils étaient seulement un peu patraques et ils vont reprendre l’action très vite.
    Pas de collaboration en vue pour l’instant. A priori, seuls les Polonais communiquent un peu avec les Russes. Les autres ne se parlent pas.

    @brunoc O2 pour usage médical uniquement.

  • elodie - 30 janvier 2019 à 16 h 42 min

    De quelle acclimatation exactement ont besoin les équipes avant de tenter le sommet ? de combien de nuits / jours et à quelle altitude ont elles besoin ?

  • thomas - 30 janvier 2019 à 17 h 22 min

    Question acclimatation, je pense que les Russes qui ont dormi à 6 800 ne sont pas trop mal même si une dernière petite rotation au-dessus de 7 000 mètres ne leur ferait sûrement pas de mal. Pour les Espagnols par contre, je suis plus sceptique. Après, je ne sais pas exactement ce que préconisent les experts.

  • Gilles - 30 janvier 2019 à 18 h 36 min

    Salut, merci pour le live meme si bien sur moins mouvementé pour le moment que celui de l’année dernière et tant mieux en leur souhaitant le succès.

    J’ai trouvé le tracker de Pawel Dunaj lui aussi de l’equipe Tixon (mais qui semble etre dans le groupe 2 de cette équipe et donc pas avec Tixon).

    http://eur-share.inreach.garmin.com/OQJQ5

  • thomas - 30 janvier 2019 à 19 h 00 min

  • Gilles - 30 janvier 2019 à 19 h 08 min

    Vasso c’est Vassily Pivtsov ?

    Il semble d’après les tweet de russianclimp qu’il en a un plus détaillé.. reste a le trouver s’il est ouvert. 😉

  • thomas - 30 janvier 2019 à 22 h 25 min

    Oui, Vasso c’est le surnom de Pivtsov.

  • Jyconnaisrienmaisjaimebienca - 31 janvier 2019 à 0 h 38 min

    Un immense merci Thomas pour ton blog.

  • elodie - 31 janvier 2019 à 14 h 11 min

    Moi qui pensais que les hymalayistes réalisant des ascensions hivernales étaient si peu nombreux qu’ils se connaissaient tous et constituaient une grande famille, comme en témoigne le fait que si chaque année, les équipes changent, elles
    comprennent finalement toujours les mêmes, en fonction des agenda et budgets de chacun; j’ai l’impression que je suis loin du compte!

  • brunoc - 1 février 2019 à 8 h 31 min

    « Moi qui pensais que les himalayistes réalisant des ascensions hivernales étaient si peu nombreux qu’ils se connaissaient tous et constituaient une grande famille »

    Vous voulez dire une petite poignée de gens aux égos démesurés prêts à tuer pères et mères pour un sommet. Un aveux: Je forcis le trait mais un petit poil. Non, c’est la guerre la haut, chacun pour sois, dieu pour tous.

  • Anne - 1 février 2019 à 15 h 26 min

    K2 Abruzzi Route Climbing 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=l-dMVvvIt8M

    Voilà une vidéo qui montre bien la voie des Abruzzes (en été ), sauf qu’ à 2,30 , on voit un alpiniste Canadien mort entrain de dévaler la pente du K2….. pendant que le groupe continue de grimper. Ca fait froid dans le dos.

  • Elodie - 1 février 2019 à 22 h 15 min

    Impressionnant la vidéo ! Quand on imagine surtout ceux qui ont gravi tous ces sommets en ouvrant des voies, sans savoir sur quoi ils allaient tomber après tous ces passages difficiles, sans toutes ces échelles et cordes fixes… avec un équipement bien moins bon, le froid, c’est vertigineux! Finalement, est ce qu’ils n’étaient pas bien meilleurs que tous les hymalayistes d’aujourd’hui? (Depuis mon canapé, bien au chaud, après avoir quand même réussi gravir la butte Montmartre en funiculaire)

  • Elodie - 1 février 2019 à 22 h 21 min

    @Brunoc, je comprends que c’est la guerre la haut, mais ils ont quand même l’année dernière abandonné qques jours leur expédition pour aller secourir Elisabeth Revol, en prenant des sacrés risque d’après ce que j’ai compris de la vitesse de leur ascension du nanga parbat, ils devaient être un peu copains.

  • Anne - 2 février 2019 à 11 h 25 min

    Personne ne bouge. On doit s’y sentir bien dans les igloos…

  • Simon - 2 février 2019 à 18 h 20 min

    @Elodie

    C’est sûr que c’est pas très avantageux de comparer Bonatti et Kukuczka à ceux qui grimpent aujourd’hui la voie Normale du K2. Mais si par « Himalayistes », tu parles de gars comme Urubko, Bielecki ou Simone Moro, d’un point de vue athlétique, ils sont indubitablement plus forts.

    Pour ce qui est de l’exploration, des gars comme Holecek et Hacek, ou des gars comme ceux du gang des Moustachus sont aussi remarquables que leurs ainés.

    Certes, il y a moins de technologie, une meilleure logistique, la cartographie par satellite, une hygiène de vie athlétique poussée, ça paraît plus facile. Mais les voies empruntées aujourd’hui sont bien plus engagées que dans les années 50!

  • Elodie - 2 février 2019 à 23 h 44 min

    @ Simon, merci pour les précisions !

  • Pedro - 3 février 2019 à 3 h 42 min

    « Mais si par « Himalayistes », tu parles de gars comme Urubko, Bielecki ou Simone Moro, d’un point de vue athlétique, ils sont indubitablement plus forts. »
    Tu as oublié de citer aussi Daniele Nardi par exemple, car il en chie actuellement au Nanga Parbat !

    Les gens dont tu parles sont des « himalayistes » professionnels, et il n’en existe que très peu sur la planète (moins de 10).
    Ils sont peut-être les « plus forts », mais pas seulement au niveau « athlétique », surtout aussi au niveau business ! Management, logistique, commercial, sponsoring, communication…

    Aujourd’hui, pour vivre de ton métier d’himalayiste, ben il faut te vendre avant tout, et à tout prix ! (rappel : moins de 10 dans le monde, donc la place est chère !)
    Même Red-Bull a du mal, alors t’as qu’à voir !

  • Gérald - 3 février 2019 à 8 h 28 min

    Comment s’est déroulé l’approche et l’installation du camp de base des équipes depuis leur arrivée en avion? A pieds, hélico, yacks,sherpas ? Combien de jours l’approche et combien de tonnes de matos?

  • Simon - 3 février 2019 à 12 h 19 min

    @Pedro
    C’est vrai: j’ai rencontré brièvement Urubko en Roumanie l’an passé. Le gars est TOUJOURS fixé à son ordi, à la recherche d’un truc à faire. Ses sponsors ne peuvent pas accepter qu’il ne fasse rien, donc c’est un mode de vie assez stressant…

    Quant à se vendre, je ne suis pas exactement d’accord: le rôle des sponsors est de vendre leur athlète (type Redbull avec David Lama). Les Himalayistes ne doivent pas sen vendre eux, mais vendre des projets sexy.

    Si demain Urubko arrive en face de ses sponsorts pour une voie normale en été, il risque de faire rigoler…

  • Didier Velay - 3 février 2019 à 15 h 00 min

    Merci pour le message pour Daniele Nardi!
    Saurons nous un jour ce qui c’est vraiment passé en février 2016 au Nanga?

  • Yogifab - 3 février 2019 à 16 h 38 min

    Donc « interdiction » d’utiliser de l’oxygène par contre monter un caisson hyperbare (équipe russe) pour simuler des redescentes c’est « autorisé »…

    Je suppose qu’ils l’ont monté à pied depuis la vallée …

  • brunoc - 4 février 2019 à 10 h 27 min

    ça commence à patauger au CB, je ne mise plus rien sur les espagnols trop passifs, à moins qu’ils attendent les russes pour leur faire faire la trace. ça va se régler à coups de piolets dans la gueule cette histoire. ?

  • Anne - 4 février 2019 à 17 h 38 min

    A partir de vendredi et pendant 5 jours, il y a une belle fenêtre météo. En attendant les Russes bougent un peu mais font joujou avec le caisson hyperbare, et les Espagnols apprécient de plus en plus leur igloos. La vie est belle au camp de base …Avant le déclenchement des hostilités dans quelques jours.

  • Gilles - 5 février 2019 à 10 h 02 min

    Toujours cette question qui tourne pour savoir si l’équipe Txikon a ou non monté un C2. Russianclimb dit qu’ils ont justes mis des cordes jusqu’au C2 potentiel mais qu’il n’y a aucun autre matériel là bas.

    Txikon lui donne sa stratégie rappelant s’être épuisé à l’everest les années précédentes a rééquiper après chaque tempete en cordes. La il préfère rester au chaud et attendre une fenêtre permettant d’équiper jusqu’au C4.

  • thomas - 5 février 2019 à 10 h 07 min

    Je me méfie un peu du manque d’objectivité de Russianclimb sur l’équipe Txikon…

  • Simon - 5 février 2019 à 10 h 09 min

    Ca ressemble à de la passivité, mais je pense que la stratégie attentiste de Txikon est la bonne. Son équipe est restreinte, s’épuiser ne sert pas à grand chose. Et au final, l’ascension du K2 en hiver, c’est 90% de météo, 5% de mollets et 5% de mental.
    C’est une vision assez pessimiste de sa part (« si y a une bonne fenetre météo j’ai une chance, sinon je reste au chaud »), mais lucide, à mon avis.
    Les russes et les polonais avaient 100% de mollet et de mental, on voit bien que ça ne nous à guère amené qu’) un kilometre sous le sommet…

  • yann - 5 février 2019 à 12 h 25 min

    Comme on pouvait s’y attendre, le froid est l’une des principales difficultés au camp de base du K2. Artem Braun l’expliquait hier : « tout le monde a une tente individuelle », pourtant, la plupart des hommes sont réunis dans la tente cuisine, la seule un peu chauffée, pour y dormir. Artem lui-même, qui restait jusque là dans sa propre tente a fini par les rejoindre. « Mon sac de couchage le plus chaud est en altitude, alors avec mon sac normal, je suis obligé de me mettre tous les vêtements que j’ai, mais je gèle quand même. Après une nuit pareille, ma toux a empiré, alors je me suis moi aussi installé dans la cuisine ».

  • brunoc - 5 février 2019 à 12 h 26 min

    Si la réussite c’est 90% de météo alors pourquoi sont-ils arrivés si tard dans la saison? Arriver au CB à la moitié de l’hiver, n’est-ce pas bouffer la moitié de ses chances?

    S’il est vrai que sans fenêtre météo, point de sommet possible, l’audace comptera également pour une bonne part de la réussite. La chance sourit toujours aux audacieux, surtout pour un projet aussi ambitieux.

  • elodie - 5 février 2019 à 13 h 07 min

    Si je comprends bien, c’est l’équipe de Txikon qui est le mieux installé au CB si dans leurs igloos il fait 0 degré; c’est eux qui vont le mieux supporter l’attente. mais petite question: comment font ils pour ne pas être trempés? ne pas mouiller leurs duvets? et savez vous si un de leurs igloos est assez grand pour qu’ils s’y tiennent assis sur des chaises et puissent y passer la journée confortablement?

  • Simon - 5 février 2019 à 13 h 07 min

    @Brunoc

    Pour l’arrivée tardive, je pense qu’ils auraient préféré arriver avant. Mais les Russes ont du mettre des plombes à boucler leur budget et Txikon a galéré à rassembler une équipe. Je pense que sinon, ils seraient au pied de la face depuis mi-décembre…

    La chance sourit aux audacieux, certes, mais quand t’es le boss de l’expé Russe, la consigne, c’est de ramener tout le monde en vie. Les grosses expé ne se permettent plus de coup de Poker. Txikon et ses collegues sont uniquement responsables d’eux même. Je pense que si audace il y a, cela viendra d’eux, même si ça paraît passif pour le moment.

  • thomas - 5 février 2019 à 13 h 55 min

    N’oublions pas qu’il est très compliqué de passer plus de deux mois dans ces conditions. Une expédition qui arriverait le 20 décembre au camp de base aurait-elle encore assez de ressources mentales et physiques pour tenter le sommet le 20 mars ?

    Et pour répondre à Élodie, les igloos, c’est simplement pour dormir. Les journées se passent plutôt dans la grande tente mess où l’on peut confortablement s’ennuyer à mourir.

  • Anne - 5 février 2019 à 13 h 57 min

    A propos des igloos, voici ce qu’a dit Alex :

    À l’aube,
    les sacs sont complètement secs et la lumière traverse des murs de plus de 20 cm de neige compactée. C’est une merveille. Mais, sans aucun doute, l’une des plus grandes découvertes a été l’oxygène respiré, la saturation est plus grande dans l’igloo que dans une tente. Par conséquent, nous nous reposons mieux.

    Alex Txikon s’est mis comme limite le 20 mars, donc cela lui laisse le temps de s’y mettre. Doucement mais surement semble être sa devise. Mais y a t-il des risques météorologiques supplémentaires ou plus importants si l’ascension est tentée en Mars par exxemple ?

  • Simon - 5 février 2019 à 14 h 16 min

    @Anne

    Forcément à partir de Mars, il fait plus chaud donc le risque de chute de pierre et de congélation totale laisse place au risque d’avalanches et de chute de séracs. Mais c’et un peu plus facile tout de même sur l’arête des Abruzzes.

    Les Russes et les Basques ne sont pas des puristes de l’hivernale à priori. Ils sont peut etre parti en sachant que la vrai période de grimpe serait Mars.
    Donc ils ont encore un mois et demi devant eux… Largement le temps de faire venir un flipper de Skardu.

  • Gilles - 5 février 2019 à 17 h 09 min

    Le tracker (plus précis et public) de l’équipe Pivtsov.

    https://www.iridium360.ru/public/7250eb93

  • Pedro - 5 février 2019 à 17 h 58 min

    Simon a écrit : « Et au final, l’ascension du K2 en hiver, c’est 90% de météo, 5% de mollets et 5% de mental. »
    Je suis bien d’accord avec çà, ou alors 80% météo, 5% mollets, et 15% mental, peut-être.

    Ne pas oublier aussi qu’Alex a beaucoup d’expérience de ce genre d’expé (plus que l’équipe Russe en tout cas), et qu’il ne fait pas n’importe quoi…
    Pour le Nanga Parbat, il a su aussi « patienter »…

  • Pedro - 5 février 2019 à 20 h 33 min

    @thomas : « Je me méfie un peu du manque d’objectivité de Russianclimb sur l’équipe Txikon… »

    Ben, on pourrait presque dire la même chose à propos de l’équipe de communication d’Alex Txikon, ou pire…
    Sauf que les Russes ont moins de moyens…

  • brunoc - 6 février 2019 à 10 h 29 min

    Yogifab Je reviens sur « Donc « interdiction » d’utiliser de l’oxygène par contre monter un caisson hyperbare (équipe russe) pour simuler des redescentes c’est « autorisé »…

    Le jour n’est pas arrivé (et pas près de l’être) ou il y aura un règlement et des obligations à respecter pour les grimpeurs. l’O2? on ne l’utilise plus parceque c’est réservé aux touristes ringards qui veulent faire l’ascension de leur vie payée à coups de milliers d’Euros. En revanche les tentes mess du CB regorgent plus de produits dopants que dans n’importent quelles chambres des coureurs du Tour de France. Risquer sa vie vie ok mais à conditions de mettre toutes ses chances de son coté hein ?

    Il n’y a qu’une chose d’incontrôlable c’est la météo et c’est précisément la raison pour laquelle les expés aboutissent ou pas. On peut la prévoir ce qui est déjà énorme mais on ne peut pas la contrôler.

  • Anne - 6 février 2019 à 16 h 05 min

    Hummmm, des tapas et de la sangria dans un igloo, il ne manque plus qu’ils nous fassent le K2 ou a minima qu’ils dépassent les 7 650 m,( avant les Russes ) et alors là, ce sera la classe, mais gardons les pieds dans ma neige….

  • Anne - 6 février 2019 à 16 h 07 min

    ‘ dans la neige ‘

  • Gilles - 6 février 2019 à 19 h 21 min

    En tout cas ca bouge chez les russes. ABC et C1 ce soir pour les 2 équipes avec projet de faire C1 et C2 demain.

    Pour le tracker des russes (https://www.iridium360.ru/public/7250eb93)

    le vert est celui de Vassily (qu’il avait laissé au C1 et qu’il va rallumé) et le rouge celui de Artiom

    Tout cela selon russianclimb 😉

  • brunoc - 7 février 2019 à 10 h 52 min

    Bravo les russes, ils ne font pas la même erreur que les années précédentes, ils y vont.
    Si d’aventure les espagnols mouchent le sommet aux russes en profitant un poil de leur travail, ça va faire du bobo au retour du CB.

  • YAnn - 7 février 2019 à 11 h 01 min

    on y croit tres fort les russes. Quel courage. C’est super que l’équipe soit renforcé. Cette année risque d’être la bonne. Urubko va pas être trés content.

  • thomas - 7 février 2019 à 13 h 21 min

    Les trois nouveaux arrivent à Islamabad le 9 février. Ils ne seront donc pas au camp de base avant au moins le 16. Le temps de se poser et de s’acclimater, leur contribution à l’ascension ne sera sûement pas bien grande. Par contre, ils vont arriver avec du matos et quelques garanties sur la durée de l’expédition qui, du coup, pourra certainement rester jusqu’au 20 mars.

    Ildar Gabbasov (32 ans) a fait une tentative au Lhotse en 2010 mais n’a pas dépassé le camp II. Il était prévu au départ mais avait été éjecté suite aux problèmes financement. Je n’ai rien trouvé sur les autres, à part le compte Instagram de Amaner Temirbaev qui s’est visiblement entrainé dur !

  • Pedro - 7 février 2019 à 16 h 47 min

    @Gilles : « Pour le tracker des russes (https://www.iridium360.ru/public/7250eb93) »…

    Merci, Gilles ! 😉

  • Anne - 7 février 2019 à 18 h 13 min

    Bien le tracker des Russes, merci Gilles.

  • thomas - 7 février 2019 à 19 h 00 min

    Yes, bien joué Gilles !

    Alors, on récapitule les trackers :

  • Pedro - 7 février 2019 à 20 h 30 min

    @Thomas : « Alors, on récapitule les trackers : »
    Oui, merci à Gilles et Thomas !
    Et pour le tracker Garmin de Pawel Dunaj, rappelons aussi qu’il fait partie de l’équipe « Espagnole » d’Alex, comme son nom l’indique… 😉
    Avec ça, on ne peut plus se plaindre !
    (notez aussi que parfois les trackers sont éteints, mais c’est normal, alors pas d’inquiétude).

  • elodie - 8 février 2019 à 0 h 24 min

    Même si cela ne concerne pas le K2, avez vous des nouvelles de la progression au Nanga Parbat? j’avais vu que le camp 3 était perdu. Cela m’étonne d’ailleurs qu’ils puissent perdre leur camp et ne laissent pas des sortes de marqueurs en prévision des chutes de neige…

  • Gilles - 8 février 2019 à 7 h 58 min

    Branle bas de combat ce matin.

    Vassily en route vers le C2 et Artem vers le C1.

    Dans l’équipe Alex, Pawel en route vers le C1 !

    Ca risque de grimper fort dans la fenêtre météo qui s’ouvre 🙂

  • Gilles - 8 février 2019 à 8 h 05 min

    Note : Pawel comme annoncé dans la stratégie Txikon fait un direct Camps de Base vers C1 sans arrêt au Camp de base avancé.

  • thomas - 8 février 2019 à 9 h 11 min

    @elodie Au Nanga Parbat, Nardi et Ballard ont effectivement perdu le matériel qui devait servir à établir le camp III. Le camp n’était pas dressé, ils avaient simplement fait un dépôt. Il est tombé plusieurs mètres de neige, même en laissant des repères, c’est compliqué… Mais ils n’ont pas abandonné leur tentative, ils sont toujours motivés !

    9h11 : Pivtsov est à 6 462 mètres !

  • Yann - 8 février 2019 à 9 h 46 min

    D’un point de vu météo, il y a une fenêtre presque sur 7 jours. Est ce sufisant pour aller au sommet. Ou est ce trop fatigant et un retour au camps de base s’impose avant l’assaut final? ceci avec le risque que la météo se degrade trop et une longue attente.
    On y croit trrés trés fort. Pawel est vraiment trés costaud.

  • Jean Paul - 8 février 2019 à 10 h 28 min

    Bravo Thomas pour ce live!
    Démarrage tardif des expéditions cette année…
    On voit moins d’aller retour d’acclimatation que l’année dernière. (Ou je me trompe?)
    Est-ce à venir? ou le caisson hyperbar les remplace-t-il?

    Suis je le seul à qui manque Urubko? Pour moi, la première hivernale sans lui, ça n’aurait pas le même goût!
    Cordialement

  • thomas - 8 février 2019 à 10 h 30 min

    Ne pas s’enflammer sur les prévisions météo. La réalité là-haut est souvient bien loin de ce que peut laisser croire le petit picto qui brille. Je pense qu’ils ne tenteront pas le sommet sur ce coup-là. Il faut d’abord fixer les cordes jusqu’au camp IV (ça serait déjà une avancée historique s’ils y arrivaient), rentrer se reposer à la base et remonter ensuite se mettre en position pour le summit push.

    Et non Jean-Paul, Denis manque à tout le monde !

  • AlexisM - 8 février 2019 à 11 h 43 min

    Bonjour, merci pour le live !

    Petite question, les 2 teams considèrent que l’hiver fini le 21 mars et prenne la référence du calendrier ? Ou il sont plus dans le style « Denis » et après début mars l’hiver est fini ?
    Merci

  • Gilles - 8 février 2019 à 12 h 16 min

    Mais que fait donc Pawel Dunaj ?

    Si on en croit son tracer il est parti du Camps de base à 6h30 du matin (local)pour monter jusqu’à mi-chemin du C1 (7 heure d’efforts – 5574m) et maintenant il est en train de retourner au camps de base.

    Deja 10h00 d’effort ou presque et il est encore loin de l’arrivée.

  • thomas - 8 février 2019 à 13 h 24 min

    La stratégie des Espagnols pose effectivement question. Pawel a probablement fait un aller-retour CB-C1 pour vérifier les cordes et faire un dépôt de matériel. Pourquoi ne profitent-ils pas à fond de cette fenêtre météo ? Alex a été clair, il ne veut pas se précipiter et ne veut pas passer son temps à reconstruire des camps détruits par les tempêtes. Il dit qu’il a besoin de deux fenêtres : une pour finir d’équiper la voie entre C2 et C4 et d’une autre pour aller au sommet. Il a de l’expérience, il sait ce qu’il fait et il reste du temps. Mais c’est vrai que vu du canapé, c’est frustrant ! On peut aussi se poser la question de l’acclimatation. Il va bien falloir, à un moment ou à un autre, qu’ils passent quelques nuits dans les camps d’altitude.

    Pendant ce temps-là, Pivtsov a atteint le camp II.

    Et pour répondre à Alexis, il n’y a que Denis pour penser comme Denis ! Un sommet le 20 mars, tout le monde prend !

  • Fabrice - 8 février 2019 à 13 h 27 min

    Bonjour à tous les pros et aux amateurs dont je suis. Merci à vous tous pour vos contributions! Qu’utilisez vous comme site de météo ? Sur ce que je vois je ne trouve pas une fenêtre de beau temps d’une semaine!

  • Anne - 8 février 2019 à 14 h 47 min

    Pas bon signe ce demi tour de Pawel au BC avant d’arriver en C1.

    Quand on regarde les trackers, quelquefois on voit des embardées à droite ou à gauche, on se demande comment ils ont pu aller à ces endroits. Je suppose que ce sont des bugs du tracker.

  • Pedro - 8 février 2019 à 15 h 14 min

    @Anne : »Je suppose que ce sont des bugs du tracker. »
    Oui, ce sont des données erronées dont il ne faut pas tenir compte (perte temporaire des signaux GPS.
    Et donc non, ce n’est pas qu’ils sont allés faire pipi de l’autre côté du glacier … 😉

  • Willy Fremy - 8 février 2019 à 15 h 15 min

    Moi aussi Denis me manque!et meme si les Russes sont chauds je peux pas m empêcher d esperer que ce soit lui le premier en haut… et en février

  • Pedro - 8 février 2019 à 15 h 21 min

    @Fabrice: On utilise généralement le site Mountain-forecast dont le lien est donnée en haut de page par Thomas (bouton bleu « Météo »). Mais comme dit plus haut, ce sont des prévisions à prendre avec des grosses pincettes (y voir plutôt une tendance à 48h), et très changeantes. La réalité est assez souvent différente sur le terrain…

  • Anne - 8 février 2019 à 16 h 54 min

    Ah voilà, on a les deux trackers GPS. Merci Thomas.

  • Gilles - 8 février 2019 à 18 h 15 min

    Pour faire suite a la question météo il semblerait que la fenêtre et le temps calme annoncé n’aient pas été une réalité sur le terrain.

    Si on en croit un journaliste polonais en lien avec Pawel (https://twitter.com/m_rodak) Pivstov aurait eu du mal a rejoindre le C2 et sa 2nde equipe aurait déposé du matos bien avant le C1 avant de redescendre à l’ABC. (5700m vs 6100 pour le C1)

    Idem pour Pawel de l’équipe Txikon qui aura donc fait aujourd’hui un aller/retour de 11h40mn.. va sans doute lui falloir un peu de temps avant de pouvoir repartir.

  • Jean-Paul - 8 février 2019 à 19 h 03 min

    @Willy Fremy
    Tout pareil.
    Un peu comme si c’était le sien!
    Et oui, Janvier ou Février et un push solo ou avec Bielicki.
    La légende quoi!

  • Jean-Paul - 8 février 2019 à 19 h 13 min

    Quelqu’un connait-il la durée minimum et l’altitude d’une acclimatation pour pouvoir prétendre au sommet à 8600m?
    Bien sûr ça dépend des individus mais je demande pour des champions comme ceux qui sont sur le K2 en ce moment…

  • Gilles - 9 février 2019 à 8 h 11 min

    Bon bah maintenant s’ils font le pied de l’ascension la nuit on va avoir du mal a suivre.

    Donc cette nuit (ici et là bas) Txikon a fait Camps de base vers C1 (environ 6100m atteint a 8h00 local)à une vitesse assez hallucinante. Là il est en train de redescendre mais vers où ? ABC ou BC ?

    L’equipe 2 des Russes (Artiom tout seul ?)retourne au BC depuis ABC.

  • Gilles - 9 février 2019 à 8 h 15 min

    Et j’ai oublié Vassily qui lui est en train de monter depuis le C2.
    Il est donc le premier cet hiver à affronter la Black Pyramid avec son &équipe.
    La météo semble idéale.

  • Anne - 9 février 2019 à 9 h 54 min

    Vu comme c’est parti et surtout si les prévisions météos sont fiables, alors le weekend prochain l’assaut pourrait peut être possible !

  • Anne - 9 février 2019 à 10 h 06 min

    Est ce que l’on sait quelle altitude avait atteint Denis en solo, l’année dernière ?

  • Gilles - 9 février 2019 à 10 h 10 min

    @Anne a priori 7600m tout seul et 7400 avec Bielicki sachant qu’ils avaient passé 2 nuits (de mémoire) au C3 à 7200.

  • thomas - 9 février 2019 à 10 h 21 min

    Oui, Denis a atteint 7 600 mètres l’année dernière.

    @Anne On est encore très, très loin d’envisager une tentative sommitale. Les prévisions météo auxquelles nous avons accès sur Mountain Forcast ne sont pas fiables, elles donnent simplement une idée. Les gars, là-bas, ont de vraies prévisions fournies par des spécialistes de la météo en altitude. Et il reste encore un camp 3 puis un camp 4 à installer. Si on a un camp 3 à la fin de ce week-end, ça sera déjà beau.

    Et pour répondre à Jean-Paul sur la question de l’acclimatation : a priori, deux nuits au camp II à 6 700 et peut-être une autre un peu plus haut devraient suffire.

    Alex est reparti au camp de base. Cet homme est décidément difficile à suivre… Vassily est à 6 918 mètres au dernier pointage !

  • YAnn - 9 février 2019 à 11 h 46 min

    La pyramide noir est assez difficile 400 mètres verticale ou presque. un sacret numéro. le camp 3 peut-être pour ce soir ou demain si la météo ce maintient. Par contre le camp 3 est très exposé au vent et aux avalanche. ce camp 3 est juste après la pyramide noir. il va falloir faire très attention.
    Bon week end a tous et bon courage a eux.

  • Simon - 9 février 2019 à 11 h 55 min

    Encore 200m de Black Pyramid avant d’espérer mettre un C3 en place, qui aura une chance sur deux de se faire dégommer par la tempête dans trois jours… Courage les gars!

  • Yann - 9 février 2019 à 19 h 31 min

    Petite question, sils sont a 7000m, ils vont dormir dans la parois de la pyramide noir?

  • Jean-Paul - 9 février 2019 à 23 h 57 min

    Merci Thomas!
    C’est bien dans l’ordre de grandeur que les Polonais voulaient atteindre l’année dernière… cela rend d’autant plus curieuse la progression des Espagnols. À ce rithme ils seront acclimatés en Juin…
    Mais cet Alex Txikon est une fusée tellement surprenante…
    À voir.

  • Jean-Paul - 10 février 2019 à 0 h 01 min

    Dormir dans la paroi au niveau de la pyramide noire? En hiver?
    C’est un film d’épouvante qu’ils tournent?

  • Gilles - 10 février 2019 à 11 h 45 min

    @Jean-Paul
    Oui ca y ressemble 🙂

    La communication c’est « grosse galère pour arriver au C2 ». On pense les gars usés et le lendemain ils repartent et pioncent accrochés à la paroi.

  • Simon - 10 février 2019 à 12 h 40 min

    A priori ils descendent apres avoir atteint un maximum de 7100m.
    Assez dur de savoir ce qu’ils font exactement. Ils ont atteint une belle vire sur la fin de la pyramide et mettent un C3 en place dessus? Ou alors conditions météo crade et faut redescendre?
    Ou encore ils récupèrent les affaires de leur bivouac improvisé de cette nuit pour les remonter ensuite au futur C3?

    En tout cas ils font l’effort, c’est sûr…

  • Anne - 10 février 2019 à 13 h 29 min

    Ah on dirait que les Russes redescendent après avoir atteint 7 131 m.

  • Yann Renouard - 10 février 2019 à 14 h 09 min

    Même impression.sur le.site des russes, ils annoncent du mauvais temps pour les prochains jours. Je pense qu’ils.anticipent pour redescendre au CB.

  • Anne - 10 février 2019 à 14 h 26 min

    Cela veut dire qu’ils étaient à moins de 100 m pour établir le C3, qu’ils sont montés avec tout le matos et maintenant ils redescendent avec le matos, ou alors ils l’ont déposé quelque part ? C’est pas de la rigolade tout ça ! Pendant ce temps, dans les igloos…..

  • Jean-Paul - 10 février 2019 à 14 h 47 min

    Incroyable scénario. Monter à 100m du C3 et ne pas l’installer… Ou les conditions sont dantesques, ou ils ont un blessé/malade à redescendre.
    Et dire qu’il leur reste une montagne sur la montagne à gravir!
    Le K2 c’est quand même spécial. Même parmi les 8000.
    Je n’ai toujours pas compris comment Andrejz Bargiel a pu le descendre à ski…
    Tous ces gars avec ou sans succès me laisse pantois et admiratif.

  • Simon - 10 février 2019 à 15 h 13 min

    Sur les GPS ça parle de conditions correctes (-20°C et vent moyen) mais sur place, ça doit être autre chose…
    Tout ce effort pour mettre quelques cordes en place et ne pas pouvoir finir la Black Pyramid… Qu’est ce que c’est dur…

    Avec le recul, quelle clairvoyance de Txikon aussi!

  • thomas - 10 février 2019 à 15 h 28 min

    News de Russian Climb à l’instant : ils ont déposé le matos au-dessus de la Pyramide noire. Demain, ils redescendent au camp de base.

  • brunoc - 11 février 2019 à 9 h 44 min

    Question météo, on voit pas d’accalmie avant samedi prochain. .. Bouh, j’espère que les russes ont bien arrimé leurs charges au dessus de la pyramide ?. Si elles venaient à s’envoler, s’en serait probablement fini des espoirs Russes……..

  • Simon - 11 février 2019 à 10 h 02 min

    J’ai quand même un peu de mal avec le twitter de l’expé Russe. Ou alors ce sont les altimetres des GPS qui sont déglingués? A 7 100m, impossible que la Black Pyramid soient terminée.

    Russianclimb annonce que les gars  »have climbed the black pyramid and left the deposite, and descended back to C2 »

    Je suis pas traducteur assermenté, mais rien dans ce tweet ne semble dire que la Black Pyramid a bien été franchie totalement. Possible qu’ils aient laissé le matos au beau milieu de la caillasse entre les cordes à 7 100m?

  • AlexisM - 11 février 2019 à 10 h 39 min

    Montagne incroyable tout de même ! Quel difficulté chaque année… Et si Txikon n’avait pas tout compris ?

    Au final l’année dernière les « Polak » se sont épuisé avec leur expedition trop longue et « lourde » j’ai l’impression que les russes reparte sur les mêmes bases…
    A voir par la suite !

  • Jean-Paul - 11 février 2019 à 11 h 05 min

    Oui, c’est vrai, la durée doit épuiser les organismes dans ces conditions extrêmes.
    Mais comment faire pour s’acclimater?
    Alex Txikon semble être hors norme mais il doit aussi s’acclimater et avoir des camps intermédiaires installés en appui. Pas simple.

  • YAnn - 11 février 2019 à 11 h 33 min

    Dans le tres bon livre  » Le cas du K2″. Il est trés bien expliqué que le matériel est laissé au sommet de la pyramide noir, mais dans la pyramide noir pour éviter de perdre le matériel. Si dépot au dessus il va disparaitre a cause des avalanches et des vents trés fort provenant du broad Peak.

  • thomas - 11 février 2019 à 11 h 53 min

    Une interview intéressante de Michał Pyka qui était le routeur météo de l’expédition polonaise de l’année dernière au K2 : wspinanie.pl

    Il explique qu’il y a quatre facteurs à prendre en compte pour prévoir une bonne fenêtre météo : le vent, les chutes de neige, la température et la pression atmosphérique. Il considère que ces deux derniers facteurs sont très importants. Même s’il n’y a pas de vent, s’il fait très froid et que la pression atmosphérique est basse, il est impossible d’aller au sommet sans bouteille oxygène.

    Il ajoute qu’il peut y avoir trois ou quatre fenêtres sans vent et sans précipitation jusqu’à la mi-mars mais qu’il est très difficile de prévoir les températures et la pression.

  • Gilles - 11 février 2019 à 11 h 56 min

    @Alexis j’ai l’impression que l’année dernière l’échec de la première stratégie par la voie Cesen, le sauvetage en plein milieu et la sur-forme (par rapport aux autres) mais aussi le caractère volcanique de Urubko ont pas mal plombé l’expé.

    Cette année il semble y a voir 2 expé avec des leaders clairs et en forme (Alex et Vassily)mais avec des stratégies différentes.

    Par contre je ne vois pas bien comment ca ne pourrait pas « merder » rapidement. Vue la vitesse lente de progression des russes ces 2 derniers jours ils n’ont pas du trouver beaucoup de cordes utilisables. Comment va corder Txikon sans toucher ces belles cordes toutes neuves deja posées…

  • brunoc - 11 février 2019 à 12 h 09 min

    @Gilles « Comment va corder Txikon sans toucher ces belles cordes toutes neuves deja posées… »

    Eh bien il va pas se gêner d’y poser un jumar. Au mieux il attendra le départ des russes…

  • elodie - 11 février 2019 à 13 h 44 min

    Pourquoi certains d’entre vous pensent que Txikon a eu raison de ne pas tenter de monter vers le C 3 ce we?

    on ne peut pas considérer que ce qui est fait n’est plus à faire, et que c’est déjà ça de gagné qui permettra d’aller plus vite et donc plus haut lors de la prochaine fenêtre météo? et donc plus de chance de réussir…

    ou alors est ce parce que c’est tellement difficile et long (ou même que l’on ne s’en remet pas complètement?) de se remettre de 4 jours d’efforts dans de mauvaises conditions qu’il est préférable d’attendre la bonne fenêtre pour avancer les camps?

  • thomas - 11 février 2019 à 13 h 48 min

    @elodie Alex semble tenter autre chose que la tactique habituelle des grosses expé qui voient souvent des jours de labeur anéantis par une avalanche qui ravage un camp ou une tempête de plusieurs jours qui ensevelit les cordes. Il fait le pari de garder ses hommes frais pour des sorties plus courtes mais plus efficaces lors de vraies belles fenêtres de beau temps. Qui n’arriveront peut-être jamais mais c’est un pari. Ou alors, comme le dit ce chenapan de brunoc, il attend le départ des Russes pour se ruer sur leurs cordes !

  • brunoc - 11 février 2019 à 14 h 00 min

    Si Thomas dit vrai, impossible de grimper le K2 durant les 3 ou 4 fenêtres météo donc les russes ont raison: faut monter même dans le mauvais temps, quitte à y laisser des plumes.

  • thomas - 11 février 2019 à 14 h 10 min

    C’est pas moi qui le dit, c’est Michał Pyka alias « K2 Jet Stream Manager » !

  • brunoc - 11 février 2019 à 14 h 18 min

    Les espagnols ont peut être une pépite style Benoit Chamoux qui détient je crois le record de vitesse de l’ascension A/R en 23h (de mémoire). C’était dans des conditions météo idéales et il mettait ses pieds dans les traces de ceux nombreux qui le précédait.

  • Jean-Paul - 11 février 2019 à 15 h 48 min

    Très intéressant ce Michal Pyka, Thomas!
    Mais ça fait 4 paramètres à rassembler au lieu de 2! Encore que pression atmosphérique et précipitations aillent un peu ensemble.
    En revanche si la pression est haute en hiver au K2… La température ne peut pas être clémente… ça paraît presqu’impossible, non?

  • Jean-Paul - 11 février 2019 à 15 h 55 min

    @Brunoc
    Même s’ils ont une fusée (et il semble qu’Alex soit très rapide aussi), il faut qu’elle soit acclimatée à 7400m… à moins de s’acclimater artificiellement au CB… ça demande quelques nuits en haut. Et donc d’avoir des camps avancés pour le faire.
    Tu as raison, la seule solution c’est de se faire « inviter » par les Russes…

  • thomas - 12 février 2019 à 9 h 05 min

    Interview de la légende Krzysztof Wielicki hier sur Desnivel. Voici, entre autre, ce que pense ce bon Krzysztof qui s’y connait un peu :
    – Impossible d’atteindre le sommet depuis un camp à 7 300. Il faut absolument un camp 4 sous le Bottleneck.
    – Une bonne acclimatation, c’est deux ou trois nuits à 7 300 mètres.
    – S’il y a deux lignes de cordes fixes, c’est que les deux équipes ne partagent pas la même philosophie.
    – Les Sherpas ne prendront pas le risques d’aller au sommet si la situation est risquée. Alex devra y aller avec son partenaire (Félix Criado ou Pawel Dunaj).
    – Si Alex les paye, alors les Sherpas sont des Sherpas et non des partenaires : « les alpinistes sont liés par la corde et la passion, pas par l’argent ».
    – La météo n’est pas forcément mieux en mars. Peut-être un peu plus chaud mais « le vent reste le vent ».

  • Simon - 12 février 2019 à 9 h 33 min

    Ce qui veut dire qu’il faudrait encore une fenetre de 4 jours minimum pour atteindre un éventuel C4 à l’abris des avalanches de l’épaule, puis encore une de 5 jours au moins (on connait les risques de la descente) pour avoir une chance. Et il faudrait que ces deux fenetres soient proches pour pas perdre l’acclimatation.
    Et c’est le minimum!
    Courage et patience…

  • brunoc - 12 février 2019 à 10 h 24 min

    @ Jean Paul
    Pour l’acclimatation il y a quelques molécules qui peuvent aider et on est loin des cures d’ails que Messner et Habeler s’infligeaient avant leurs expés, les vasodilatateurs (comme le Viagra) aident sacrément.
    Non, l’inconnue c’est l’effort que peut produire un organisme par -30°C ou 40°C avec un vent infernal (ressenti à -50°C) et un risque d’hypothermie sévère, une concentration altérée sur des passages techniques à très haute altitude comme le K2 l’exige. Si d’aventure un gars arrivait la haut, il aurait de grandes chances d’y rester à la descente.

  • AlexisM - 12 février 2019 à 15 h 34 min

    Va falloir installer un C3 déjà, il va falloir limite 3 grosse fenêtres météo non ?
    Quand tu voies l’état de fatigue des russes !

    Grâce à la présence de 2 équipes, des rivalités entres elle et toutes les petites histoires que l’on risque de découvrir plus tard cela rend les prochaines semaines hyper intéressante !

  • Josselin - 12 février 2019 à 15 h 47 min

    Si j’ai bien suivi:
    – les basques montent en mode TGV au C1
    – ont deja une depose materiel au C2
    – ont au moins 100kg de matos au C1 pour aller plus haut

    du coup, prochaine fenetre meteo, peut-il faire BC->C2 en 1j car leger jusqu’au C1, puis monter faire C3 le lendemain (et C4 le surlendemain)
    Ce qui avec 3 nuits en altitude fait l’acclimatation et ne demanderait plus que 2 fenetres meteos de 4j :
    1 pour faire BC->C2->C3->C4->BC
    1 pour faire BC->C2->C4->S->C1

    est-ce possible ou juste de mon canape ?
    est-ce que mettre des igloos au C4 pourrait permettre de passer un creneau de mauvais temps la haut ou quoiqu’il arrive c’est trop expose aux avalanches et trop haut? (j’ai compris que le C3 est sujet aux avalanches, donc pas envisageable d’y rester pendant du mauvais temps)

  • Simon - 12 février 2019 à 16 h 24 min

    @Josselin
    Un igloo c’est long à construire si on veut que ça soit efficace. Ceux du BC sont fait de neige compactée à la bougie, un travail d’eskimau. Ils l’ont fait au BC car c’est leur salon, donc important d’avoir un confort minimal. Au C4, tu dort à peine au vu de l’altitude.
    Non C4 c’est une tente, un rechaud et un peu de corde. Rien de plus.

  • Jean-Paul - 12 février 2019 à 17 h 42 min

    Merci Brunoc !
    Les vasodilatateurs ça aide en cas de problème, en association avec les diurétiques, mais ça a deux limites:
    – le temps d’action plus en heures qu’en jours et le retour de vaso-constriction qui s’en suit.
    – le manque d’action sur la compo sanguine comme pour l’acclimatation.
    Recours à l’EPO ?
    Caisson en décompression au CB?
    On va où là?
    Quelle différence avec l’apport d’oxygène gazeux?
    Je ne me fais pas d’illusion sur la dope présente au CB mais ça va devenir voyant s’ils sautent l’étape acclimatation au C3 et C4….
    On va finir avec un sherpa dédié à la pharmacie…
    Tiens une idée de sponsor pour 2020: Pfizer, MSB et Sanofi!

  • Anne - 12 février 2019 à 18 h 02 min

    Sur le tracker des russes, on en voit un ou plusieurs qui redescend du camp de base vers Askole. J’ai raté un épisode ?

  • Gilles - 12 février 2019 à 18 h 32 min

    Effectivement le tracé rouge c’est celui d’Artiom..

    J’ai l’impression qu’un sale virus traine au camps de base. Ils sont presque tous malades !

  • Anne - 12 février 2019 à 18 h 50 min

    Il y a 3 alpinistes russes qui vont arriver, mais ils vont repartir de zéro dans leur acclimatation. Qu’ils ne refilent pas le virus aux espagnols !

  • Gilles - 12 février 2019 à 18 h 50 min

    Pas un mais 3 membres de l’équipe russe descendrait à Paju pour se reposer et se soigner.

    Les 3 membres : Murawow , Aubakirow et Daniczkin

    Il vont croiser les 3 nouveaux membres puis après du repos remonter au camps de base.

  • Anne - 12 février 2019 à 19 h 15 min

    Sur les 3 qui redescendent se reposer, il y en a 2 qui sont montés à 7 000 , Aubakirow et Daniczkin. C’est peut être parce qu’ils étaient malades, qu’ils n’ont pas pu établir le camp 3. Que de rebondissements !

  • Tejay - 13 février 2019 à 19 h 26 min

    Wow ça va souffler la semaine prochaine! Avec le ressenti en température qui va avec, mieux vaut barricader le camp de base. (Avec quoi?) quand au matos éparpillé ça et là sur toute la montagne…

  • Pedro - 13 février 2019 à 20 h 52 min

    @Tejay: « Wow ça va souffler la semaine prochaine! »
    En effet !
    175 km/h et -80°C de température ressentie au sommet jeudi 21…
    Ouais, mais on verra…

    Déjà que chez moi en France et en plaine, Météo-France n’arrive pas à bien prévoir la météo à seulement 2 jours (et avec de gros plantages !), alors sur le sommet du K2, j’imagine… 😉

    Allez, un petit grab des prévisions actuelles du jour de chez Mountainb forecast le 13/02/19 à 20h00 pour référence, et puis on verra dans quelques jours ce qu’il en est vraiment, pour comparaison…
    https://i.imgur.com/6MHYOJ0.png/h
    Faites-moi penser de vérifier dans 1 semaine, pour comparer !

  • thomas - 14 février 2019 à 9 h 19 min

    Pas con, Pedro, cette petite copie d’écran. D’ailleurs ça a déjà un peu changé ce matin. On regardera ce que ça donne dans une semaine.

    Sinon, les vénérables Krzysztof Wielicki et Leszek Cichy se sont fendus de quelques commentaires sur cette hivernale. J’ai décortiqué leurs interviews pour Montagnes Mag.

  • Jean-Paul - 14 février 2019 à 10 h 15 min

    Merci Thomas. En gros, l’impression de l’article: c’est cuit pour cette année.
    C’est bien ça ?
    J’ai même l’impression qu’on n’y a jamais cru depuis le départ.
    Ça me laisse dubitatif: on arrive tard parce que les sponsors sont difficiles à trouver, mais une fois lancée, l’expédition ne fait rien pour rassurer le sponsor ou susciter de l’intérêt médiatique.
    C’est évidemment extrêmement dur.
    Mais on a pas l’impression d’une organisation / planification à la hauteur de l’enjeu.
    À quoi est-ce du selon toi?

  • Gilles - 14 février 2019 à 12 h 17 min

    Mouai on peut voire cela comme ça. Entre la pub pour la caisson hyperbar, le survol avec le drone publicitaire, l’episode des igloos a 8000 (lol), les équipes qui changent de composition, la communication des deux équipes (les sherpas sont nos amis ou c’est dur mais on a défoncé la black pyramid), on va corder l’un a côté de l’autre (re lol), c’est la nature qui commande (et la pharmacie aussi).
    C’est sur que c’est désespérant…

    Mais moi j’ai envie d’y croire. Y’en a bien un la dedans qui a vraiment envie de le faire et qui va essayer de tout péter 🙂

  • brunoc - 14 février 2019 à 12 h 40 min

    Bah Wielicki dit pas que c’est cuit, il dit juste que le temps presse… Alors c’est sur, faut qu’ils arrête d’astiquer leurs crampons dans leurs (tentes) igloos et qu’ils mettent le nez à la fenêtre. Ceci dit, le temps prévu la semaine prochaine est grosso merdo un temps à vous geler les cornées. ça ne suffira pas pour leur trouver des circonstances atténuantes. L’échec s’annonce donc…

    Le K2 en hiver c’est pas avant 5 ans au mieux, quand le transhumanisme aura fait des progrès.

  • thomas - 14 février 2019 à 15 h 28 min

    C’est pas cuit, il reste plus d’un mois ! Enfin, sauf si les Russes ont fixé le 28 février comme date butoir. Mais l’arrivée des renforts laisse penser qu’ils vont rester jusqu’à la fin de l’hiver. Après, même si pour le sommet ça parait compliqué, ça serait déjà pas mal d’arriver sur l’épaule, à 8 000.

  • yann - 14 février 2019 à 15 h 53 min

    Tout a fait d’accord avec thomas. Un peut plus haut a été dit qu’on capitalise par rapport aux expéditions précédentes. De ce fait plus cette expéditoin va monter haut plus les expéditions suivantes pourrons s’organiser différement. Même un Mike Horn ou Borge Ousland malgré leurs supers conditions physiques et leur expérience du froid ne pourrais pas y arriver seule du fait de l’altitude. On y croit quand même il reste 14 jours pour le 28 février et un mois avant la fin de l’hiver.

  • Jean-Paul - 14 février 2019 à 18 h 10 min

    Ah bon. Tout le monde y croit donc.
    Autant pour moi.
    Donc il vont le faire en Mars… au printemps quoi!
    Cordialement
    Denis U.

  • damien - 15 février 2019 à 8 h 35 min

    Juste une question logistique :

    Que font-ils des cordes mises en place sur la montagne ?
    Si chaque équipe d’expédition (été ou hiver) laisse ses cordes, ça doit être un sacré foutoir !
    Merci.

  • Anne - 15 février 2019 à 8 h 41 min

    Sans compter toutes les autres cochonneries, tentes , bouteilles à oxygène, déchets en tout genre, et j’en passe…

  • brunoc - 15 février 2019 à 13 h 00 min

    @Damien
    Faudrait déjà commencer par y retirer les cadavres. Il n’est pas rare de croiser des bouts de membres sur le glacier en amont de Concordia.

    Les avalanches et les chutes de pierres ça nettoie bien vous savez. Le tout finira dans une crevasse que le glacier refermera, qu’il digérera et qu’il finira par recracher en petits granulats et chair à saucisse à Paiju dans quelques centaines d’année…

  • Pedro - 15 février 2019 à 13 h 46 min

    @Damien
    Oui, malheureusement ils laissent les cordes en place (4 kilomètres prévu pour Alex), et ça fait un peu « foutoir » comme tu dis, en effet… )-:

    Exemple dans la « Cheminée House », vers 6500 mètres :

    https://i.imgur.com/iZ99syZ.jpg

    (photos de gauche à droite : Denis Urubko en février 2018, Andrzej Bargiel en juillet 2018, les Russes en janvier 2019)
    Et une autre en 2016 : https://i.imgur.com/Hibyv23.jpg

    On peut compter au moins 10 cordes en place cette année dans ce passage !
    Faut pas s’emmêler les crampons…

  • olivier - 15 février 2019 à 14 h 22 min

    Le twitter des russes est tjs aussi savoureux !
    https://twitter.com/russianclimb/status/1096304407023706112

  • Pedro - 15 février 2019 à 15 h 20 min

    @Olivier : « Le twitter des russes est tjs aussi savoureux ! »
    Hé hé… En effet !
    Va falloir tirer ça au clair…
    RussianClimb: « Nos gars n’ont vu personne sur la voie hier, et les cordes parallèles étaient sous la neige… »

    « Je ne comprends pas comment nos gars, qui sont descendus de 5700 hier (ont commencé la descente le 12h40 heure locale), n’ont pas pu rencontrer Ignasio et Felix, qui ont atteint 6000 a 16h30? »

    Y’a de l’ambiance, en tout cas… 😉

  • thomas - 15 février 2019 à 16 h 15 min

    Ça va virer au mauvais polar cette affaire !

  • Pedro - 15 février 2019 à 16 h 56 min

    C’est sûr, ça va saigner cette année ! 🙂
    A vos piolets !

  • Jean-Paul - 15 février 2019 à 20 h 30 min

    Oui, l’échange est vinaigre!
    Avec des sous entendus de mensonges…
    Quel est le sous entendu?
    Moi je comprends que les Russes doutent des livraisons des Espagnols et soupçonnent l’intention d’utiliser leur cordes… non?
    Mais bon. Admettons que les Espagnols utilisent des cordes présentes (plus haut ici, dans la cheminée, on en voit des paquets…) , ils ne vont pas utiliser les C3 et C4 des Russes de toute façon. Donc ils vont quand même devoir faire leur propre boulot.
    Donc quel intérêt ?
    Pensez vous qu’ils puissent sauter ces étapes d’acclimatation?

  • Pedro - 15 février 2019 à 22 h 32 min

    @Jean-paul
    Ben… Tu as raison, c’est un peu le bordel en ce moment…
    Déjà, l’idée d’Alex d’équiper en double et en parallèle les cordes fixes de l’ABC au C1 ou C2, déjà personne n’a compris ça !
    Mais absolument personne !
    Quant à leur stratégie d’acclimatation, chez Alex, hum… ?-)

  • thomas - 16 février 2019 à 9 h 07 min

    L’acclimatation des Espagnols va finir par poser souci. La météo n’annonce rien de bon jusqu’au 23 février. Il va leur rester moins d’un mois pour faire trois ou quatre sorties. Je me demande si leur affaire ne va pas tourner au fiasco avant de tourner au mauvais polar finalement…

  • brunoc - 16 février 2019 à 10 h 01 min

    C’est la confrontation de 2 mondes bien distincts. D’un coté celui qui baigne dans le fric et la suffisance, et se montre finalement insipide, l’autre qui a la dalle, qui grimpe en tête et prend tous les risques.

    Et vous, quel camp choisiriez vous?

  • Anne - 16 février 2019 à 11 h 23 min

    @Pedro

    D’un autre côté, si les Espagnols n’avaient pas mis leurs cordes, on leur aurait reproché d’utiliser celles des Russes.

    C’est mal barré tout ça. On sent les Espagnols sur la réserve et les Russes sur les starting block, mais contraints par des problèmes d’antibiotiques . Que penserait Denis de cette situation ?

    Avec le mauvais temps qui arrive, il ne faudrait pas que les igloos s’envolent !…..

  • Nathan - 16 février 2019 à 11 h 41 min

    « Nos gars n’ont vu personne sur le chemin du camp I hier et toutes les cordes étaient sous la neige. »

    « I wonder, what time they did it? In midnight again? Our guys saw nobody on the route to C1 yesterday, all parallel ropes are under snow. »

    « toutes les cordes parallèles sont sous la neige »
    Je pense qu’ils veulent dire : « les cordes posées soit disant en parallèle par les espagnol sont invisibles / ils ont menti en disant les avoir posées »

  • thomas - 16 février 2019 à 11 h 50 min

    Je pense plutôt qu’ils veulent dire que si elles sont sous la neige, c’est que personne n’a tiré dessus et que donc personne n’est passé par là depuis un moment.

  • Simon - 16 février 2019 à 13 h 27 min

    Moi qui espérait au début voir une collaboration possible entre les deux cordées, haha.

    Je pense qu’ils se doutent que ça commence à sentir le sapin pour cette année, tous.

  • Gilles - 16 février 2019 à 14 h 13 min

    Sur leur twitter les russes affirment que c’est un virus (la santé) qui leur a posé problème pour installer le C3 et non la météo.

    Ils annoncent meme qu’a la prochaine fenêtre ils pourraient tenter le sommet !!!

  • Jean-Paul - 16 février 2019 à 15 h 53 min

    Tenter le sommet?
    Ah bon. Il sont acclimatés donc?
    Ils n’ont pas posé le C3, ni effleuré le C4, mais ok c’est bon pour le summit push!
    La médecine fait des progrès fulgurants!

    @Anne: il doit bien rigoler le Denis. Enfin pour l’instant. Car s’il le font vraiment, tout au chimique, il faudra renommer la voie des Abruzzes « la voie des seringues », comme pour le compresseur du Cerro Torre. Et le pauvre Denis n’aura que ses yeux pour pleurer….
    J’espère que non. Ça serait une bien vilaine farce.

  • Jean-Paul - 16 février 2019 à 16 h 02 min

    @ Thomas.
    Oui c’est ce que je comprends aussi. Et si c’est vrai que les cordes sont sous la neige… comment ne pas s’étonner de l’annonce des Espagnols…
    Mais dans quel but?
    L’enfumage pour un sommet, c’est pas beau mais on comprend le mobile…
    Mais l’enfumage pour quelques cordes entre CB et camp 1, ça semble puéril pour ne pas dire débile.
    C’est tellement dur que je me garderai bien de critiquer celui qui cherche à se préserver. Mais là, ils sont tellement loin du compte… je ne vois pas bien où ils veulent en venir.
    Et toi?

  • Simon - 16 février 2019 à 16 h 26 min

    @Jean-Paul
    Ce n’est pas impossible que le Twitter Russe mente pour se donner le beau rôl. Mais c’est tout aussi possible que Txikon donne un peu à manger à ceux (et ils sont nombreux) qui pensent qu’il est beaucoup trop passif.

  • Jean-Paul - 16 février 2019 à 18 h 59 min

    @Simon
    Ah oui bien vu. Alex s’adresse à ses sponsors. Et soit il sait que c’est cuit, soit il vise les trois premières semaines de Mars pour passer quand les autres auront plié….
    Pourquoi pas, en effet.

  • Jean-Paul - 16 février 2019 à 19 h 05 min

    Et nos Russes… le malaise sur la pyramide noire?
    C’est un virus ou une surdose de confiture de globules rouges?
    Parce que s’il parlent de tenter le sommet à la prochaine fenêtre météo, c’est qu’ils ont des « pouvoirs biologiques » un peu spéciaux…
    Bon ceci dit, même avec leur confiture, je j’arriverai à même pas jusqu’au BC!…
    Alors respect pour tout le monde!

  • thomas - 17 février 2019 à 9 h 27 min

    Ça se tend ici aussi on dirait. Mais ne nous enflammons pas. Cette histoire part d’un simple tweet de la porte-parole russe qui s’étonne que les gars n’aient pas vu de trace du passage des Espagnols. Peut-être qu’au camp de base, l’ambiance est très cordiale. Peut-être même qu’on discute collaboration après tout ! Le salut passe probablement par-là désormais.

  • Pk - 17 février 2019 à 17 h 05 min

    Bonjour
    J ai juste une petite question.
    Pourquoi font ils ca.
    C est du delire…
    J ai mis quelles que jours a lire tout ton blog thomas.
    Fantastique.
    Mais cette course au sommet, c est une avalanche de mort. Je crois que la courses au 14 sommets du cote francais. C est bien pire que la drogue IV. Les chiffres font peur. C est d ailleurs etonnant que nos societés actuel ne l interdissent pas.
    Finalement je trouve ca tres beau que des gens montent la haut mais je trouvent que l hiver c est de la folie. Il n y a pas un ou une folle qui va dire que maintenant faut monter sans une bonne fenetre meteo. Sans staff. Sans drogue?
    Bon dimanche
    Un Bof qui lit des blog et qui reste au niveau de la mer.

  • Pedro - 17 février 2019 à 17 h 58 min

    @Thomas:
    « Peut-être même qu’on discute collaboration après tout ! Le salut passe probablement par-là désormais. »
    Oui, et il serait vraiment grand temps !
    C’est ce qu’on leur souhaite en tout cas.
    Car cette histoire d’équiper en double et en parallèle le bas de la voie ne tient vraiment pas la route…
    Il est incompréhensible qu’ils n’aient déjà pas réussi à s’entendre sur ce simple point.

    Je n’ai pas souvenir d’avoir jamais entendu parler d’un cas similaire aussi ridicule…
    Mais du coup, comment « collaborer » plus haut alors qu’on n’y arrive déjà pas « en bas » ?
    Y’avait pourtant la possibilité de trouver un accord : les « espagnols » ont du pognon et de la corde en stock à revendre, les « russes » sont moins riches mais ils ont la niaque et sont prêts à s’exposer au froid…
    Allez comprendre… )-:

  • Melchior - 17 février 2019 à 18 h 56 min

    Mais peut-être que c’était tout prévu pour aller plus vite ensuite pour le push final lorsqu’ils auront collaboré : ça permettra qu’ils montent en parallèle donc deux fois plus vite, qui sait ;-))))

  • Pedro - 17 février 2019 à 19 h 08 min

    @Melchior : Oui, peut-être alors ! 😉

    Un peu comme là, donc : https://www.youtube.com/watch?v=C3ygRaAJsQ4 !!!

  • brunoc - 18 février 2019 à 9 h 56 min

    @Melchior
    Ou pour aller plus vite à la descente? https://www.youtube.com/watch?v=FZSTM3knaao

    ?

  • Anne - 18 février 2019 à 12 h 29 min

    Ah ben voilà, de quoi donner des idées à Alex, quand il va traverser le K2. Il projette l’été prochain de gravir le K2 versant chinois et de le redescendre côté pakistanais, si il obtient les autorisations.Au moins, il aura déjà ses cordes à la descente …..

  • Gaël - 18 février 2019 à 15 h 22 min

    J’imagine une super acclimatation pour Alex pour une campagne estivale de malade! Records à la clef, et grosse médiatisation. Sinon blog passionnant. Les commentaires pourraient ils être des plus récents aux plus anciens? Scrolling un peu chiant sur tel! Scroller 1m de dénivelé c’ est pas grand chose je vous l’accorde.?

  • AlexisM - 19 février 2019 à 8 h 02 min

    Bonjour, l’ambiance n’est pas non plus au beau fixe dans la partie commentaires du blog ! Entre les grands complots et la frustration de tous autour des stratégies globales… N’oublions pas que nous ne savons que 10% de ce qui se passe réellement la bas… Et que rien que d’y être relève d’un mental et d’un courage certain… Pour celui qui se demande pourquoi nos société n’interdise pas les sommet en hiver nous ne diront rien hein…

    Et pourquoi pas une surprise d’un gros push après le 23 fev ? Même si le sommet risque d’être dur à atteindre, un nouveau record pourrait tomber et cela nous ferait patienter jusqu’a la prochaine tentative hivernale.

  • Melchior - 19 février 2019 à 9 h 46 min

    @brunoc et @Pedro : excellentes ces videos 😉
    Une autre question suite au commentaire de Thomas qui annonce que le CBA se transforme en magasin de sport : pourquoi le CBA n’est-il pas le CB ? Trop haut pour récupérer ? Pas assez de place pour un vrai CB ? Acclimatation en faisant les trajets entre les deux ? Car en même temps que de temps perdu entre ces deux bases, non ?

  • Gilles - 19 février 2019 à 9 h 51 min

    Je comprends pas grand chose à la com’ des deux équipes.

    Là Alex il est en train de nous organiser un jeu facebook pour son sponsor Garmin. Le tout depuis le camps de base du K2.

    On a profusion d’images sur les igloos, le mur de neige anti tempête,les caissons hyperbar, le tout à grand renfort de drones et d’appareils photo 4K.. par contre dans la montée on se contente du strict minimum.

    Presque rien sur la Chimney House en bi-corde, la Black Pyramid on a de vagues photos russes a la descente. On ne sait meme pas à quoi ressemble les deux C1..

    En tout cas la communication des uns et des autres (la réalité est sans doute autre) est pour le moins illisible. On attendait des deus de la montagne et pour le moment on nous donne a voir des hommes sandwichs.

  • Simon - 19 février 2019 à 11 h 32 min

    @Gilles
    C’est vrai que leur comm est illisible, mais on ne peut guère le leur reprocher. Ces expés coûtent tellement qu’il faut au moins donner de la visibilité aux sponsors, qu’on fasse un summit push ou pas…

    Urubko disait en interview hier qu’il voulait finir sa carrière sur l’hivernale du K2… Vu son agenda ça serait pour 2021. Je vois bien le K2 rester vierge d’ici là.

  • Brunoc - 19 février 2019 à 12 h 38 min

    @Melchior
    Le BCA est plus exposé et il faut passer quelques passages pas faciles sur le glacier mais perso j’en aurais fait mon CB effectivement.

    Il y a effectivement une fenêtre météo assez surprenante qui se dessine, c’est une énorme chance pour un norme coup de poker!
    Les questions: le chargement montés par les russes dans le mauvais sous la pyramide noir seras-t-il encore en place après la tempête (merci l’expérience de 2017) ? Si oui ils auront un énorme avantage sur les espagnols pour qui la fenêtre ne sera probablement pas assez longue pour monter leur barda et s’acclimater. Et si d’aventure la fenêtre est suffisamment longue, les russes auront pris trop d’avance pour qu’ils puissent espérer les rattraper dans la pente.

  • Brunoc - 19 février 2019 à 13 h 09 min

    L’avis de sieur Messner sur les expés (traduit d’un article depuis Desnivel):

    Messner note qu’il n’y a pas de collaboration entre les deux groupes car, à son avis, les deux méthodes pour faire face à la montagne sont radicalement différentes: « Alors que la première expédition avance avec une méthode typiquement soviétique, basée sur plusieurs jours de sacrifice et de travail constante, même dans des conditions défavorables, la seconde bouge moins et alors seulement peut être rapide. Txikon tente de réserver autant que possible les énergies, physique et mentale.  »

    Reinhold Messner explique qu’il a toujours « pensé que, dans les huit milles, il vaut mieux être le plus rapide possible, non pas à cause du record mais à cause de la nécessité d’être aussi efficace que possible exposé au risque et en hauteur, là où les forces sont rapidement consommées ».

    Ce sont donc 2 mondes qui s’opposent et c’est passionnant! L’avenir nous dira bientôt si Mesner avait raison ✌. Perso j’ai un gros doute….

  • Nathan - 19 février 2019 à 16 h 09 min

    Quelques questions (surement bêtes) :
    -Quel est l’avantage de mettre des cordes fixes tout le long? Est-ce pour la descente?
    Car pour la montée, il faut bien qu’ils montent en tête pour aller accrocher la corde fixe non?

    -Pourquoi les cordes servant aux ascensions « commerciales » de l’automne ne sont elle plus utilisables? Est-ce en raison des chutes de neige? Sur les quelques photos publiées on a pourtant l’impression que la neige ne s’accumule pas trop dans les passages difficiles?

    – Utilisent-ils des cordes spéciales pour le froid? J’ai dans l’idée que la plupart des matériaux deviennent cassants à -60°C!?

    – Quelle est la fréquence de chute sur ce type d’ascension? Fréquent, peu fréquent, rare, jamais?

  • Simon - 19 février 2019 à 17 h 49 min

    @Nathan

    Pour les cordes fixes, certes, ils montent en tête pour les installer. Mais étant donné qu’ils font beucoup d’aller-retour, il s’agit de garder son énergie pour aller un peu plus hat à chaque fois. Donc les cordes fixes sont installées petit à petit sur toute la voie. C’est évidemment très important pour la descente, mais encore plus pour la montée. Un K2 aujourd’hui se fait surtout à grands coups de Jumar sur une corde fixe. C’est pas très sexy mais c’est comme ça…

    Les cordes ont tendance à s’user assez vite dans ces conditions extrêmes. Quand on n’est pas sûr, mieux vaut rajouter une corde. C’est moche pour l’environnement et la montagne, mais c’est trop bête de mettre sa vie dans une corde qui peut se casser. Les cordes sont souvent ensevelies sous des mêtres de neige sauf des les passages à plus de 50-60°. Mais ceux là sont tellement techniques que juste au cas ou, mieux vaut ré-équiper…

    Les chutes ont souvent des causes elle-même. La plupart des morts de « chute banale » sur le K2, c’est au delà de 7900m, quand ça commence à plus bien tourner dans la tête. Ils trébuchent, ils ne voient pas la fin d’une corde fixe…

    Mais les causes de mortalité principales sur le K2 restent la chute de sérac, les avalanches, l’épuisement ou tout ce que cause le Mal Aigu des Montagnes…
    Le taux de décès sur le K2 est de l’ordre de 20, 25%. Une personne sur quatre qui veut le grimper ne redescendra pas.

  • Josselin - 20 février 2019 à 9 h 11 min

    Avec une semaine au CB, ou en est l’acclimatation des Russes ?
    Sont-ils revenus au meme point que les espagnols ?
    Ou ont-ils conserve de l’avance (et peuvent envisager un summit push)?

    De même pour les Espagnols, si la fenetre meteo se maintient, peuvent-ils envisager un summit push avec juste une redescente au C1 pour se reposer ?
    Ou est-ce qu’un retour BC pour faire du gras est presque obligatoire?

  • thomas - 20 février 2019 à 9 h 57 min

    Concernant l’acclimatation, les Russes ont toujours un coup d’avance mais pour bien faire, il faudrait encore qu’ils fassent une rotation à 7 300. Pour faire un summit push dans les règles, ils ont besoin de deux fenêtres météo. Donc trois pour les Espagnols. Et je pense que le retour au camp de base sera obligatoire à chaque fois. Enfin ça, c’est ce que dit le manuel du parfait himalayiste.

  • Pedro - 20 février 2019 à 21 h 33 min

    Penser aussi que l’acclimatation sur un 8000m comme le K2, en été en ou hiver, ce n’est pas encore une science exacte, et que personne ne réagi de la même façon face à l’altitude, ni même les meilleurs athlètes.

    On sait juste que la « rapidité » est un plus !

    Et que moins longtemps tu restes dans la « bulle de la mort » (au dessus de 8.200), plus tu as de chance de survivre…

    http://www.masse-fr.com/Folie%20du%20K2%20-%204.html

  • Brunoc - 21 février 2019 à 10 h 19 min

    L’avis de sieur Urubko:
    « Il est impossible d’aller au K2 sans une acclimatation significative, sans une route bien préparée ».

    https://www.altitude.news/sports/alpinisme/2019/02/18/urubko-denis-k2-aucune-chance/

    Donc pour lui c’est mort, ou bien nourrit-il la frustration de ne pas en être?

  • Anne - 21 février 2019 à 14 h 53 min

    Si je comprends bien, Denis ne fera pas partie de l’équipe polonaise qui envisage de gravir le K2 l’hiver prochain.

  • Fabrice - 21 février 2019 à 15 h 30 min

    Ce n’est pas une « fenêtre » météo mais une baie vitrée!Il va forcément se passer quelque chose dans le Karakorum dans les jours qui viennent…
    Au fait, la question à laquelle tous les néophytes pensent mais n’osent pas poser : comment va t’on aux toilettes à 8000 m d’altitude avec une température de -40°?

  • Brunoc - 21 février 2019 à 15 h 54 min

    @Anne
    Sauf erreur il n’en fait pas partie ce hiver.
    @Fabrice
    Par -40° à 8000m, bin on se fait dessus…

  • Jean-Paul - 21 février 2019 à 16 h 44 min

    @Brunoc les deux.
    Évidemment que DU doit être un peu frustré d’être spectateur, lui qui est si souvent l’acteur principal.
    Mais ce qu’il dit est logique. Il a toujours insisté sur la nécessité de s’acclimater et de lancer l’assaut final à partir de camps au delà de 7400m.
    De plus, pour lui, l’hiver se termine dans 9 jours.
    Donc il est logique qu’il considère que c’est mort pour cette année…

  • Jean-Paul - 21 février 2019 à 16 h 50 min

    @Anne jamais monté à 8000m… mais à 6500 et -36° (vent 15km/h)… pas envie. On mange peu (nausée), on se force à boire et à manger des barres énergétiques sans résidus.
    Donc, à part uriner, on attend d’être redescendu….

  • Jean-Paul - 21 février 2019 à 16 h 52 min

    @Anne désolé. Je répondais à Fabrice. Mes excuses!

  • Jean-Paul - 21 février 2019 à 17 h 03 min

    @Pedro
    Oui c’est vrai, chacun réagit différemment. Et même un himalayiste expérimenté peut réagir différemment d’une expédition à l’autre.
    Mais, bon, il y a quand même des « contraintes biologiques » qui concernent tout le monde.
    En gros, s’il font le sommet sans avoir d’autre acclimatation que le CB ou l’ABC… On aura de très gros doutes, non?
    Moi je veux bien les histoires de sur-hommes mais depuis la RDA des années 70, on sait ce qu’il y a derrière…
    Donc, pour moi, ce sera plutôt digne du prix Nobel de Chimie… ou de médecine au choix!
    Cordialement !
    (Je reconnais que je ne suis pas objectif car je voudrais voir DU sur le K2 un 15 Février !).

  • PK - 21 février 2019 à 17 h 50 min

    @Jean paul
    Si tous le monde veut voir des hommes en haut du K2 en hiver.
    Faut aussi une bonne préparation médicale. Pour moi c’est de l’optimisation des performances.
    Bon courage

  • Pierre - 21 février 2019 à 18 h 42 min

    @Fabrice:
    Je me suis posé la même question physiologique et j’ai eu une partie de ma réponse en regardant la vidéo de la visite du BC de Alex txikon. Sur l’arrière de sa combi intégrale y’a une « trappe » avec fermeture éclair…
    Du reste, deux jours de baston sur un bateau tu traines pas sur le trône alors qd tu te balades à 8000 en hiver…

  • Jean-Paul - 21 février 2019 à 19 h 14 min

    @PK oui. Bien sûr. Mais tout est une question de proportion.
    Un caisson hyperbar peut très facilement être transformé en caisson hypobar où l’on peut dormir.
    Si on ajoute une cure d’EPO et des vasodilatateurs pour le jour J….
    On se passe des nuits en camps intermédiaires et des risques correspondants.
    Mais est-ce le même défi?
    Quelle différence avec un apport direct en oxygène?
    Si c’est pour la recherche médicale, pourquoi pas. Mais pour la première hivernale du K2… ça ne m’intéresse plus trop.
    Enfin, je me fais sûrement beaucoup d’illusions.

  • Elodie - 22 février 2019 à 8 h 54 min

    On va enfin pouvoir voir tout l’intérêt des igloos après la tempête et si les espagnols ont pu se reposer beaucoup mieux. Au chaud. Sans la fatigue du bruit permanent du vent et s’ils sont beaucoup plus en forme pour grimper…

  • Brunoc - 22 février 2019 à 8 h 59 min

    @Jean-Paul
    On peut être sur que les camps de bases ont leurs petits coins de pharmacie, j’ai connu des alpis qui en faisant leurs sacs ne reniaient jamais sur le poids des seringues à emporter en montagne, et ça ferait belle lurette que le sommet du K2 aurait été foulé en hiver si le défi n’était pas tout autre.

    Non, le K2, n’est vraiment pas une montagne comme les autres, il n’y a d’ailleurs pas d’équivalence géologique d’ailleurs, une bizarrerie géomorphologique muée par des forces télluriques dont on ne calcul pas la puissance. Isolée, « sauvage », sans voie facile ni évidente, sans accès même évident, sans qu’elle puisse même se contempler sans 1 longue marche d’approche. Le K2 c’est la montagne terre, la montagne humaine et pour certains la montagne d’une vie…

  • Gilles - 22 février 2019 à 10 h 22 min

    Le plan des russes pour cette fenêtre météo :
    – départ en deux groupes pour le camps de base avancé
    – premier groupe qui a pour but de monter au C3 à minima et composé de : Pivtsov, Aubakirov, Danichkin, Abildaev, Braun
    – le second groupe : a priori en réserve à l’ABC et qui se mettra en route en fonction des conditions (role de sherpas ?). Composé de : Muraviov, Shepelin, Gabbasov, Smailov and Temirbaev

  • Anne - 22 février 2019 à 10 h 38 min

    Oh joli ! Sur les trackers, on voit les Russes et les Espagnols presque main dans la main, pour aller à ABC…..

    Allez tout le monde a mis ses crampons, bon , quelle corde je vais prendre …. !

  • Jean-Paul - 22 février 2019 à 11 h 36 min

    @brunoc
    D’accord avec tout ce que tu dis sur le K2.
    Bien sûr: la montagne sur la montagne; la montagne sauvage etc.
    Tout cela me rappelle le Cerro Torre… et ça a mal fini. Je voudrais juste que la frustration accumulée depuis des années sur le K2 en hiver ne débouche pas sur des « solutions » techniques ou technologiques indignes de l’alpinisme « by fair means ».

  • Anne - 22 février 2019 à 12 h 03 min

    Autant pour moi, ce sont en fait les deux groupes Russes. C’était trop beau.

  • Brunoc - 22 février 2019 à 12 h 41 min

    @Jean-Paul
    Vu l’attente depuis toutes ces années, la fin justifiera tous les moyens pour aller au sommet. Les grands problèmes himalayens sont devenus rares et nul doute que le K2 en hiver succombera lui aussi. Une fois le colosse ventre à terre, viendra le temps des artistes, viendra le temps du style et des héros solitaires. Faudra encore attendre u poil…

  • Pedro - 22 février 2019 à 15 h 14 min

    @Jean-paul : « Je voudrais juste que la frustration accumulée depuis des années sur le K2 en hiver ne débouche pas sur des « solutions » techniques ou technologiques indignes de l’alpinisme « by fair means ». »

    Le problème c’est que cette montagne le K2 en particulier ne se prête pas vraiment à une ascension « by fair mesans », justement.

    Il n’y a jamais eu d’ascension en style alpin du K2, même en été (donc sans camps fixes, sans cordes fixes, sans O2, sans « sherpas » ou HAPs).
    La montagne ne s’y prête pas, contrairement au Nanga Parbat, par exemple.

    Donc oublions le « by fair means » pour le K2 en hiver…

  • thomas - 22 février 2019 à 15 h 49 min

    Il n’y a jamais eu d’ascension en style alpin du K2 ? Et l’arête nord-ouest de Béghin-Profit en 1991 ? Le style alpin à l’état pur ! Du travail d’orfèvre !

  • Pedro - 22 février 2019 à 16 h 34 min

    @Thomas: « Il n’y a jamais eu d’ascension en style alpin du K2 ? Et l’arête nord-ouest de Béghin-Profit en 1991 ? Le style alpin à l’état pur ! Du travail d’orfèvre ! »

    Oui, bon, c’était juste pour savoir s’il y en avait qui suivait un peu…
    Bravo Thomas ! Tu ne t’es pas laissé berner ! 😉

    Ok donc, une seule ascension du K2 en été « by fair means » en style alpin, donc…

    Une ascension unique, racontée par exemple par Charlie Buffet dans son livre « La folie du K2 ».
    Suite à cette « course idéale », « ce moment sublime », Christophe Profit n’a plus retenté une telle « folie » !
    Faut pas tenter le diable non plus !

  • Pedro - 22 février 2019 à 16 h 40 min

    Bonus:
    On peut d’ailleurs lire le récit de cette fameuse ascension du K2 en style alpin sur cette page 😉 :
    http://www.masse-fr.com/Folie%20du%20K2%20-%205.html

  • Jean-Paul - 22 février 2019 à 16 h 44 min

    @brunoc @Pedro
    Vous avez peut-être raison. Probablement même. Mais je souhaite que vous ayez tort.

    Le K2 sans O2, ça a été fait quand même… faut pas non plus exagérer.
    Mais bon c’est sûr que l’on peut douter pour l’hiver.
    Maintenant, imaginez juste que Urubko soit dans les mêmes conditions que l’année dernière à la même date (22/02) et que s’ouvre une fenêtre météo comme celle de cette année… à votre avis… il le fait ?
    Moi je dis oui. Tout seul ou avec Bielecki.
    Enfin, je ne suis personne pour dire ça, mais ça me ferais plaisir. Et je préfère croire à ça.
    Sinon on arrête et on attend que les Chinois y installe un téléphérique avec restaurant d’ailes de requin au sommet…

  • Pedro - 22 février 2019 à 16 h 51 min

    @Jean-Paul : « Le K2 sans O2, ça a été fait quand même… faut pas non plus exagérer. »

    Mais ? Personne n’a dit le contraire, me semble-t-il ?

    Par contre, le K2 sans cordes fixes, sans camps fixes, sans jumar, là c’est beaucoup beaucoup plus rare…

    Mais ça existe ! (cf messages ci-dessus) 😉

  • Jean-Paul - 22 février 2019 à 17 h 00 min

    @Pedro
    Pas vu ta réponse à Thomas avant mon dernier post.
    Bon, d’accord, si pour toi « fair means » veut dire sans camps fixes et sans cordes fixes… ok. Pas possible.
    Mais pour moi c’est juste pour dire que tout n’est pas permis. Parce que sinon, aujourd’hui, avec cette meteo, on peut déposer un gars en helico 50m sous le sommet avec une provision d’O2 et le récupérer 2 heures après. Il ny a plus de limites si « tous les moyens sont bons ».
    Enfin je sais que tu as compris ce que je veux dire. Il y a une différence entre moyens et moyens…

  • Jean-Paul - 22 février 2019 à 17 h 06 min

    @Pedro
    « Il n’y a jamais eu d’ascension en style alpin du K2, même en été (donc sans camps fixes, sans cordes fixes, sans O2, sans « sherpas » ou HAPs).
    La montagne ne s’y prête pas, contrairement au Nanga Parbat, par exemple. »

    Je n’ai pas rêvé ?
    Cordialement
    JP

  • Gilles - 22 février 2019 à 17 h 13 min

    Les stratégies se dessinent peu à peu !
    Une équipe de tête et une équipe de soutien pour chaque équipe ; jusque là rien d’anormal 🙂
    Seule différence si j’arrive à bien comprendre les espagnols font monter leur soutien en premier et l’inverse pour les russes.

    Pour le moment (corrigez moi si je me trompe) il y a un camps d’écart entre russes et espagnols (sous réserve que la météo n’ait pas tout cassé).

    Les russes ont un C2 et du matériel pré positionné pour un C3 prêt du sommet de la Black Pyramid.

    Les espagnols ont un C1 et du matériel pré-positionné pour un C2 en bas de la Chimney House.

    Selon la théorie des cordes en parallèle et la difficulté des 2 passages ca fait presque 2 camps d’écarts sachant que si les espagnols s’amusent a corder la Chimney House en étant lourdement chargés ca va faire un bouchon de dingue non ?

    Les russes annoncent 10 grimpeurs dans la voie ces prochains jours et il risque d’y en avoir tout autant pour les espagnols.

    Juste demain matin devraient grimper vers le C1 depuis l’ABC les 5 russes de la cordée de tête et les 3 espagnols de la cordée de soutien. Quid de Txikon et Pawel qui ont deja fait une fois un direct camps de base –> C1 ? Vont-ils s’arreter demain à l’ABC ?

    Il faut espérer que les leaders ont réglé les problèmes de priorité parceque sinon ca risque de chauffer en certains points.

    Enfin en ce qui concerne la stratégie russe ils veulent établir un C3 stable et pré-positionné du matériel pour un C4 à 7800.

  • Pedro - 22 février 2019 à 17 h 51 min

    @Gilles : « Il faut espérer que les leaders ont réglé les problèmes de priorité parce que sinon ça risque de chauffer en certains points. »

    Il n’y a pas de raison qu’il y ait des « bouchons » sur le K2 en hiver !
    Ce n’est pas l’Everest en été, non plus !

    Par contre en région Rhône-Alpes, avec le chassé-croisé des vacanciers vers les stations de ski, là…

    😉

  • Brunoc - 22 février 2019 à 18 h 31 min

    @Thomas
    La cordée magique Profit/Beghin bien sur mais n’oublions pas la tentative de Casarotto en 86, l’incroyable chevauchée solitaire de Jordi Corominas en 2004 (et sur la Magic Line s’il vous plait, truc de barge), et puis que dire de Tomo Cesen en 86 qui quoiqu’on dise à laissé son empreinte sur le K2 en traçant une voie à son nom.

    En hiver c’est une autre histoire qui s’écrit. Aucune chance pour du style alpin.

  • Anne - 22 février 2019 à 18 h 34 min

    @Gilles : Quid de Txikon et Pawel qui ont deja fait une fois un direct camps de base –> C1 ? Vont-ils s’arreter demain à l’ABC ?

    Demain Alex prévoit d’aller directement en C1.

  • Pedro - 22 février 2019 à 19 h 21 min

    @Brunoc : « La cordée magique Profit/Beghin bien sur mais n’oublions pas la tentative de Casarotto en 86, l’incroyable chevauchée solitaire de Jordi Corominas en 2004 (et sur la Magic Line s’il vous plait, truc de barge), et puis que dire de Tomo Cesen en 86 qui quoiqu’on dise à laissé son empreinte sur le K2 en traçant une voie à son nom. »

    Tu parles de « tentatives », là…
    Donne donc des liens pour les ascensions réussies sur le K2 en Alpine Style !

  • Brunoc - 22 février 2019 à 22 h 51 min

  • Pedro - 23 février 2019 à 1 h 29 min

    @Brunoc : Hé ?
    Des tentatives ?

  • Gilles - 23 février 2019 à 8 h 30 min

    On dort tranquille profitant du samedi matin et pendant ce temps Txikon et son équipe ont deja passé l’ABC.

    300m devant(d’altitude)Pivtov et ses 4 compagnons tout proches du C1.

    L’équipe 2 des russes quand a elle est à quelques encablures de l’ABC.

    Par contre on ne sait pas trop ou se trouve l’equipe 2 espagnole qui dormait hier à l’ABC avec Pivtov. Dans la voie ? en stand-by ? en train de construire des igloos ?

  • Gilles - 23 février 2019 à 8 h 42 min

    Et question stratégie Pawel Dunaj aurait dit que les russes seraient équipés pour tenir un siège prolongé !

    Dans l’équipe Txikon le médecin est monté à l’ABC. Pour eux comme la dernière fois il semble qu’ils veulent monter vite et léger, s’acclimater et redescendre au plus vite.

    Source : https://www.facebook.com/alpinistagarranzo/posts/1457875321015945?__tn__=-R

  • Brunoc - 23 février 2019 à 9 h 05 min

    @Pedro
    Jordi Corominas est allé au bout, suffit de lire…

  • Anne - 23 février 2019 à 9 h 51 min

    Concernant l’équipe 2 Russes, elle revient au BC, pour continuer à faire du ravitaillement ?

  • Gilles - 23 février 2019 à 12 h 16 min

    @Anne
    Oui on dirait qu’ils vont faire des aller/retour : le deuxième deja en 2 jours.

    Peut être que les russes s’installent plus solidement à l’ABC. De toute façon apres avoir vécu la tempête au BC ca ne sera pas pire 😉

  • Gilles - 23 février 2019 à 12 h 27 min

    Autre point intéressant sur sa page facebook Alex Txikon présente son équipe.

    Et où on se rend compte que n’importe lequel des ses sherpas/partenaires est plus expérimenté sur les 8000 que les 2 équipes réunies !

    A part Alex lui-même les autres ont des cartes de visites de dingue avec en plus des sommets faits en tenant des rôles ingrats !

    Source : https://www.facebook.com/alex.txikon.5/

  • Anne - 23 février 2019 à 14 h 06 min

    Je me pose une question : Est ce que les Sherpas, qui bossent dur, ont droit à de l’oxygène, justement parce qu’ils montent les charges etc … ? Ou simplement en cas de situation extrême ? On pourrait penser que oui, dans la mesure où ils facilitent la tache des alpinistes .

  • thomas - 23 février 2019 à 17 h 26 min

    Bonne question. Certains, dans le clan russe notamment, l’ont déjà posée. Il n’y a pas eu vraiment de réponse. Pour l’instant, pas d’oxygène mais quand on va arriver vers 7 500, ça se pourrait.

  • Brunoc - 23 février 2019 à 20 h 20 min

    @Anne
    Je ne crois pas, on embauche des sherpas pour justement économiser le précieux Oxygène.

    Demandez donc à Little Karim si Jean-Marc Boivin lui a passé son masque à oxygène quand il avait son aile delta sur le dos à 8000….

  • Proto - 24 février 2019 à 3 h 21 min

    Corominas a la Magic Line c’est magnifique mais clairement pas en style alpin.

  • Anne - 24 février 2019 à 10 h 03 min

    Alex à 6527 m. , Les Russes à 6.450 m . On reconnait bien Alex: le lève tôt, voir dans la nuit, chaque fois qu’il faut partir .

    Est ce qu’à cette altitude, ils sont dans la Chimney House ?

  • Gilles - 24 février 2019 à 10 h 53 min

    Le pied de la Chimney House est à environ 6500m.

  • Simon - 24 février 2019 à 10 h 57 min

    Il me semble que c’est autour de 6600 la House Chimney. Donc à cette heure-ci, ils doivent être dedans.

  • thomas - 24 février 2019 à 11 h 05 min

    Vassily est à 6 515. Alex à 6 363. Il y a 18 alpinistes dans la voie mais visiblement le temps a tourné et les cinq Russes de l’équipe de soutien ont fait demi-tour. Pawel est au camp 1 avec cinq Sherpas.

  • Brunoc - 24 février 2019 à 11 h 08 min

    @Proto
    Si on considère les camps en dessous de 8000 ça se discute effectivement, les 400 derniers mètres en solo de Cororminas reste un exploit tout à fait inédit.

  • Anne - 24 février 2019 à 12 h 38 min

    Oui Thomas tu as raison, j’ai fais une inversion de chiffres pour Alex ( 6527 au lieu de 6257 ). Bon est ce que inconsciemment, je n’aurais pas une préférence pour les Espagnols ?…..

  • Simon - 24 février 2019 à 18 h 34 min

    Dur pour les Russes. T’as beau prendre toutes les précautions du monde, les vents du K2, c’est plus fort.

    La stratégie est clair; laisser une fenêtre large entre deux sortie augmente les probabilités pour qu’un gros vent intervienne et emporte tout. Il faut donc prévoir des sorties rapprochées. Cette satanée météo est vraiment le boss final de la montagne.

  • AlexisM - 24 février 2019 à 19 h 28 min

    Ouch… vraiment un gros coup dur pour les russes, même leur matos au dessus de la black pyramide pas sur qu’il le retrouve du coup.. On est encore loooinnnn d’un summit push dit donc ! Chaque année on a vraiment des histoires de fou et c’est tellement passionnant et incroyable l’alpinisme ahah

  • Anne - 24 février 2019 à 19 h 51 min

    Dur dur pour les Russes. C’est impitoyable, ce K2 en hiver.

    A 6559 m. A

  • Anne - 24 février 2019 à 19 h 53 min

    A 6559 m. Alex et son équipe doivent bivouaquer au pied de la Chimney House.

  • Josselin - 24 février 2019 à 20 h 03 min

    Je suis perdu sur le tracker d Alex : d’après les pictogrammes ils sont après le c2. d’après l’altitude avant le c2.
    Est ce un coup de bluff ? Une erreur tracker ? Ou un mauvais positionnement des camps ?

  • Gilles - 24 février 2019 à 20 h 46 min

    Sur le facebook d’Alessandro Filipinni il signale que le Tracker a des ratés.

    Traduction auto :

    « Aujourd’hui, le racetracker d’Alex Txikon a fait des colères, ou son maître l’a éteint quand il était à part 6363 m (il y a 4-5 heures). En fait, pour un moment, il avait aussi marqué un quota supérieur. Comme maintenant, qui est revenu actif (nous ne savons pas depuis combien de temps) et signale l’alpiniste basque à part 6559. C’est-à-dire bien au-dessus c1 (environ 6100 m), mais sous le c2 que les hommes de pivtsov avaient au sommet de la cheminée bill .
    Maintenant, il s’agit de voir à quel point les indications de tracker sont fiables… »

    Source : https://www.facebook.com/alessandro.filippini.378

  • Anne - 24 février 2019 à 20 h 48 min

    Oui, il y a une énigme . Alex a dit avoir planté son camp 2 à 6 700 m. Les Russes disent n’avoir rien vu . Et sur le tracker, le camp 2 serait installé en dessous des 6 500 m.

  • AlexisM - 25 février 2019 à 8 h 08 min

    Message d’Alex sur ces réseaux sociaux hier soir :

    « Cheppal and I have reached Camp 2 at 6650 meters. The weather conditions are bad, it’s very cold and windy. Tomorrow, if the weather improves the rest of the team will go up to Camp 2. Thanks for being there! »

    6650m donc.

  • Brunoc - 25 février 2019 à 9 h 52 min

    Les russes repartent, mafois…
    A noter que ce n’est probablement pas la tempête qui a balayé le chargement des russes mais les avalanches, des purges qui ne ne vont pas cesser. Ce sont des suicidaires. Sur le K2 il n’y a pas voie sûr. Grimper, se trainer mètre après mètre dans le froid et la bise, regarder fiévreusement vers le haut en se disant que tout ça peut se terminer en 2 secondes, la folie douce…

  • Gilles - 25 février 2019 à 10 h 29 min

    Pawel Dunaj de l’équipe Txikon est en train de monter au C2 probablement avec le reste de l’équipe. 6300m à l’heure actuelle. Son tracer a l’air plus fiable que celui de Txikon 😉

    Les russes aussi sont repartis vers le C2 avec des tentes pour essayer de retrouver un peu du matos perdu. 6500m à cette heure.
    Roman Abildaev est redescendu au camps de base et arrête l’expédition : c’est la fin de ses vacances !

  • Ivan - 26 février 2019 à 7 h 31 min

    Trop de vent : les russes enterrent le camp II et redescendent.

    Et bon anniversaire Fritz Wiessner !

  • Anne - 26 février 2019 à 8 h 51 min

    La météo n’étant pas bonne à partir de midi, tout le monde redescend.

    Dans une interview ( Russianclimb ) Roman Abildaev a souligné que dans l’équipe l’ambiance était très bonne. La météo en Janvier a été meilleure qu’en Février. Et donc, dommage que les finances ne soient pas au rendez vous en temps et en heure, pour permettre à ces alpinistes de partir plus tôt dans la saison, d’être sur place en Décembre et se donner tous les moyens d’y arriver, a minima, d’accéder à une altitude plus haute pas encore atteinte en hiver. Le sponsor serait gagnant aussi.

  • Brunoc - 26 février 2019 à 9 h 14 min

    @Anne

    Avec des Si on refait le monde, seule la montagne décide…

  • Olivier - 26 février 2019 à 9 h 28 min

    Finalement la fenêtre météo n’aura pas été aussi belle.
    Les deux teams sont en train de descendre, c’est trop venteux.
    Prochaine fenêtre en début de semaine prochaine mais ce sera le mois de mars XD.

  • yann - 26 février 2019 à 10 h 00 min

    Alex redescend aussi, donc fin des hostilités?

  • Simon - 26 février 2019 à 11 h 05 min

    Et du côté du Nanga Parbat, pas de nouvelle de Nardi et Ballard… C’est inquiétant.
    Pour le K2, c’est foutu. Trop tard. Il faudrait encore trois bonnes fenêtre météo. Rendez-vous avec les Polonais. En espérant une arrivée plus précoce et une stratégie au poil.

  • Isabelle - 26 février 2019 à 12 h 56 min

    Des nouvelles de Daniele Nardi?…y a t’il une explication rationnelle probable? Y a t’il réellement des zones non couvertes pour les communications?

  • Pedro - 26 février 2019 à 14 h 59 min

    @Isabelle :
    Selon le site http://www.danielenardi.org/2019/02/nanga-parbat-201819 au 26/02/19 :

    « Nous attendons de recevoir des confirmations sur leur position, il est supposé qu’ils n’ont aucun signal pour communiquer car le ciel est nuageux et nous ne pouvons donc pas voir au-dessus du camp 3.
    Le Staff »

  • Anne - 26 février 2019 à 18 h 07 min

    @isabelle :

    Sur le site ‘ altitude news ‘ voici :

    MISE A JOUR 26/02/19 à 16h : Daniele et Tom ont pu entrer en contact avec leur prévisionniste météo. Ils vont bien et attendent la journée de demain qui devrait être très bonne.

    Ouf.

  • Pk - 26 février 2019 à 22 h 26 min

    Denis toujours au mauvais endroit

  • Olivier - 27 février 2019 à 9 h 05 min

    Russian Climb annonce qu’ils partent en opération secours sur le Nanga !!!!
    https://twitter.com/russianclimb/status/1100666030760706048

  • Anne Purenat - 27 février 2019 à 9 h 45 min

    Question de néophyte : pourquoi il n’y a pas d’équipe française qui se positionne pour relever le défi du K2 en hivernale ?

  • Josselin - 27 février 2019 à 10 h 35 min

    Pour aller un peu dans la meme direction qu’Anne, est-ce que quelqu’un sait comment va Elisabeth Revol ?
    Une cordee Denis / Elisabeth en 2021 pour faire la premiere hivernale du K2 en style alpin ca aurait de la gueule quand meme!

  • Simon - 27 février 2019 à 11 h 26 min

    C’est très inquiétant au Nanga. Les hélicos sont pas disponible étant donné les tensions graves avec l’Inde de cette semaine…
    J’espère que Nardi et Ballard sont ok…
    @Anne Purenat
    Car pas suffisamment d’alpinistes et de sponsors intéressés par ce genre de défi. Les expé Françaises de ces dernières décennies sont beaucoup plus underground, à la recherche de nouveaux itinéraires. Depuis la mort de Lafaille peut-être… Les Polonais ont toujours eu cette culture de l’hivernale, eux. Les Russes aussi.

  • pk - 27 février 2019 à 11 h 36 min

    Ce mardi, vers 9h45, un alpiniste polonais s’est tué sur la commune de Saint-Gervais à la descente peu avant le col du Mont-Lachat.
    Il était accompagné de cinq alpinistes russes et polonais expérimentés, dont le célèbre Denis Ouroubko
    Hivernal dans le massif des alpes pour Denis????

  • Brunoc - 27 février 2019 à 12 h 27 min

    La voie Mummery c’est une directissime pour aller vite mais exposée sous les séracs, pas pour patauger jusqu’au bassin pendant des jours.
    Je pensais qu’ils avaient donné signe de vie hier. Si c’est pas le cas c’est qu’ils sont morts.

  • AlexisM - 27 février 2019 à 12 h 30 min

    Oulala… Quelle mauvaise nouvelle sur le Nanga Parbat si cela se confirme…

    Espérons qu’il aille bien… Pas la même histoire que l’année dernière

  • Anne - 27 février 2019 à 13 h 06 min

    Il y a un mauvais concours de circonstances qui font que la situation est de plus en plus pénible. Comment cela se passe ? Est ce que les alpinistes ont des balises de détresse comme en voile ? Si tel est le cas, alors il n’y aurait plus d’espoir.

  • thomas - 27 février 2019 à 13 h 15 min

    L’espoir c’est qu’ils soient en panne de batterie.

  • cyril - 27 février 2019 à 14 h 42 min

    L’armée pakistanaise serait finalement ok pour faire un survol du Nanga jeudi matin tôt, d’après Altitude News. L’idée serait de déposer Ali Sadpara le plus haut possible.

  • Nathan - 27 février 2019 à 16 h 50 min

    Le pakistan a abatu deux avions idiens et fermé son espace aérien… Pas d’hélico au nanga parbat du coup.

  • Cyril - 27 février 2019 à 19 h 40 min

    Nathan,le Pakistan a fermé son espace aerien et ses aeroports a l’aviation civile. Mais, et c’est bien logique, le pays reste maitre d’autoriser ses propres hélicos militaires à voler à l’intérieur de ses frontière. Heureusement.

  • Willy Fremy - 27 février 2019 à 21 h 56 min

    Ouch ! Il va falloir du mec solide

  • Yogifab - 28 février 2019 à 9 h 18 min

    C’est quand même sacrément mal engagé… et l’helico qui peut pas déposer les 3 alpinistes dont Ali sadpara à cause du temps
    Pas de message depuis 4 ou 5 jours, pas de frontale dans la nuit, pas de GPS … ça fait beaucoup …

  • Gilles - 28 février 2019 à 9 h 56 min

    C’est terrible quand meme. 2 ans de suite. cette montagne dévore les hommes sans beaucoup de pitié.

  • AlexisM - 28 février 2019 à 10 h 38 min

    4/5 jours avec une météo qui se dégrade en plein hiver… Cela semble compromis, après des miracles on en a vu… Quelle montagne impitoyable

  • Anne - 28 février 2019 à 11 h 17 min

    Les dernières infos.
    L’Aviation Pakistanaise indique qu’un vol de reconnaissance a été effectué au-dessus de l’éperon mummery, malheureusement sans trouver de traces des alpinistes. L’hélicoptère est rentré à l’héliport le plus proche pour faire du ravitaillement et revenir pour une deuxième reconnaissance à court terme.

    Ali Sadpara est au camp de nanga parbat.

    Les informations officielles ne viennent que de la page officielle de Daniel Nardi.

    Cela voudrait dire qu’ils pourraient être tombés dans une crevasse, ou pris dans une avalanche ?

  • Simon - 28 février 2019 à 11 h 52 min

    Si pas de trace du tout, le plus probable, c’est l’avalanche/chute de sérac. Une crevasse dans laquelle ils tombent tous les deux, c’est quand même moins probable.

    Terrible…

  • Yogifab - 28 février 2019 à 12 h 14 min

    Les 3 grimpeurs sont au camp de base now. Y a plus qu’a chercher …

  • Anne - 28 février 2019 à 12 h 58 min

    Est ce qu’il existe dans l’alpinisme, des balises qui permettent de localiser en permanence les alpinistes via les satellites ?

  • Pedro - 28 février 2019 à 14 h 24 min

    @Anne : Oui, il existe des balises de + en + utilisées en alpinisme, ce sont aujourd’hui ce que l’on appelle les « trackers » qui permettent de diffuser la position GPS à intervalle régulier, envoyer un SMS ou email par satellite et qui disposent généralement d’un bouton « SOS » pour indiquer une détresse (Garmin InReach, Spot Gen3, Cospas-Sarsat…).

    Daniele et Tom ont bien un tracker, mais il semble qu’il n’émet plus depuis le 22/02… (pb de batterie ?)

  • Anne - 28 février 2019 à 15 h 27 min

    Si il s’avère que c’est un problème de batteries, risquer sa vie ( 2 vies ) , à cause de ça, c’est rude .

    Mais si le SOS avait été déclenché, rien ne dit que l’on puisse récupérer des alpinistes ensevelis après une chute de sérac à ces endroits là. Mais gardons espoir, tant que l’on ne sait pas vraiment ce quoi s’est passé.

  • Matt - 28 février 2019 à 16 h 33 min

    On ne le sera jamais, ou du moins pas de si tôt de ce qui est arrivé exactement …

  • Pedro - 28 février 2019 à 17 h 02 min

    Oui, c’est rude de risquer sa vie pour une panne de batterie… (ex: Eli Révol en 2009 sur l’Annapurna).
    Bon, mais d’un autre côté ils risquent leur vie de toute façon.

    En fait, je suis de – en – convaincu que Daniele et Tom disposent d’un « tracker » (type Garmin InReach, comme Alex), mais plutôt qu’ils envoyaient leur position GPS de temps en temps à leur staff via leur téléphone satellite Thuraya (silencieux depuis le 24 au soir).

    Je pense cela car il n’y a pas de « live tracking » et que les images de leur position postées par leur staff montrent uniquement une vue Google Earth avec un point rentré à la main…

    Ceci dit, certains appareils Thuraya comme le XT-PRO possède un bouton spécifique SOS, ce qui le transforme en balise de détresse (appui 3 secondes sur le bouton SOS, et cela allume l’appareil, le GPS, envoi un message d’alerte par SMS/emails avec la position, établi une communication vocale sur numéro préprogrammé…).

    Ils ont aussi une radio pour communiquer avec le camp de base, mais des problèmes de réception du signal (nuages, obstacles terrain) ont été mentionnées plusieurs fois depuis le 22, apparemment.

  • AlexisM - 28 février 2019 à 17 h 13 min

    Il sont conscient de risquer leur vie des qu’il pose le pied la bas… Donc un souci de tracker fait parti du jeux aussi… Il y a les images de l’hélico qui voie la tente, elle est visiblement enseveli sous une avalanche

  • AlexisM - 28 février 2019 à 17 h 17 min

    Information sur le facebook de Daniele Nardi :

    « À la suite des enquêtes de ce matin, en accord avec l’ambassade d’Italie et l’armée de l’air pakistanaise, deux hélicoptères décolleront tôt le matin de Skardu pour le camp de base K2.

    Les quatre alpinistes russes seront repris, dirigés par Vassily Pivtsov, qui s’est rendu disponible ce matin pour soutenir l’opération de sauvetage sur le Nanga Parbat en faveur de Daniele Nardi et Tom Ballard.

    Les alpinistes seront déposés le plus près possible du camp 3.

    Les informations officielles proviennent uniquement de la page officielle de Daniele Nardi. »

    google traduction

  • Gilles - 28 février 2019 à 17 h 23 min

    Des hélicos vont aller chercher Alex Pivtsov et 3 de ses grimpeurs au camps du K2 pour les déposer au plus prêt du C3 du Nanga Parbat.

  • Pedro - 28 février 2019 à 19 h 22 min

    @AlexisM: « Il y a les images de l’hélico qui voie la tente, elle est visiblement enseveli sous une avalanche »

    Attention avec ces images, les débris de tente que l’on aperçoit sur les photos se trouvent en plein dans le mur Kinshoffer, à 1,3 km du C3…

    Rien n’indique qu’il s’agit de leur tente (c’est plutôt peu probable).

    Cf cette discussion : https://www.facebook.com/philippe.poulet/posts/10218618533913041

  • Pedro - 28 février 2019 à 19 h 42 min

    Une petite vue Google Earth pour mieux comprendre cette histoire de photos de tente :
    https://i.imgur.com/kl1wdKL.jpg

  • Pedro - 28 février 2019 à 23 h 59 min

    Update: J’ai ajouté quelques infos à ma vue GE…

    https://i.imgur.com/s42oRIE.jpg

    C’est bien triste, et je n’ai plus beaucoup d’espoir, malheureusement…

    Rien à redire non plus, c’est le « jeu »…

  • Gilles - 1 mars 2019 à 8 h 35 min

    Changement de plans pour le sauvetage. Ce n’est plus Vassily et 3 russes qui partiraient du K2 mais Alex, son médecin et 2 autres personnes avec leurs drones.

    La situation avalancheuse et dangereuse au Nanga Parbat justifie ce choix.

    Espérons que les drones fassent des miracles.

  • thomas - 1 mars 2019 à 8 h 42 min

    Merci Pedro pour l’image.

    Le drone qui avait sauvé Rick Allen au Broad Peak l’été dernier arrivait déjà du K2 puisque c’était celui des frères Bargiel. Bartek s’en été servi pour filmer l’incroyable descente à skis de son frère Andrzej.

  • Jean-Paul - 1 mars 2019 à 13 h 13 min

    Grande tristesse au Nanga Parbat.
    Les images de Pedro ne sont pas encourageantes.
    Le commentaire de Brunoc ci-dessus prend tout son sens: effectivement cette voie Mummery sous les seracs est la plus directe, mais y établir un camp pour attendre une fenêtre météo c’est aussi y attendre la mort à tout moment…. une roulette russe avec des avalanches en guise de balles…

  • Jean-Paul - 2 mars 2019 à 14 h 50 min

    Merci Thomas de nous remémorer ces fins heureuses d’épisodes tragiques…
    Après tout, à ces altitudes relativement basses, l’un comme l’autre,ont la capacité et les connaissances pour survivre dans un trou de neige pendant quelques jours s’ils n’ont pas été tués sur le coup…

  • Pedro - 2 mars 2019 à 16 h 34 min

    Oui, il faudrait vraiment un miracle maintenant…

    6 jours sans aucun contact, ni par téléphone satellite, ni par radio, ni lumière des lampes frontales…
    Plus de 3h30 de recherche aérienne par hélico, sans repérer de trace.
    Sans compter la météo et la situation avalancheuse qui rend très risquée une reconnaissance par voie terrestre…
    C’est une situation terriblement triste !

    Une autre infographie des dernières positions sur la base d’une photo d’Eli Révol en 2015 publiée par AlpineMag.fr:

    https://i0.wp.com/alpinemag.fr/wp-content/uploads/2019/03/EDITING-NANGA-OK.jpg

    Daniele Nardi avait aussi publié en 2013 des photos de sa tentative avec Eli Révol : https://flic.kr/s/aHsjDMYTBp
    On peut se rendre compte que même la partie basse de la voie est bien raide et technique.

    J’ai repris une de ses photos de 2013 en ajoutant des repères : https://i.imgur.com/wuCCNUR.jpg

    Mais contrairement au photos de 2013 et 2015, cet hiver il y a plus de neige sur le Nanga Parbat.
    Une photo publiée par l’équipe de Daniele Nardi le 25/05/19 (avec repères ajoutés):
    https://i.imgur.com/jSwceBi.jpg

  • Géraldine - 2 mars 2019 à 18 h 20 min

    Merci Pedro pour ces infos précises et détaillées, même si elles sont plutôt inquiétantes. Les quantités de neige au-dessus et sur l’eperon semblent gigantesques cette année, comparativement aux photos des années précédentes…

  • Isabelle - 2 mars 2019 à 19 h 29 min

    @Jean-Paul: vous pensez qu’ils puissent survivre pendant 6 jours? Est-ce possible? J’imagine qu’ils sont montés le plus léger possible donc minimum de gaz, minimum de vivres, minimum de protection contre le froid…

  • Pedro - 2 mars 2019 à 19 h 42 min

    Sur les photos qui « écrasent » tellement la vue, on a souvent du mal à se rendre compte de l’immensité de ces montagnes…
    Mais elles sont vraiment énormes, gigantesques !

    Si on parle souvent en centaines de mètres de dénivelés « gagnés » entre les camps, les distances totales sont plutôt à compter en kilomètres de face très raides…

    Rien à voir avec nos montagnes dans les Alpes…

    Exemple: Ali Sadpara scrutant la voie Mummery aux jumelles à la recherche de Daniele et Tom, depuis le camp de base du Nanga Parbat le 28/02/19

    https://i.imgur.com/Lv0xIjI.jpg

  • Pedro - 2 mars 2019 à 21 h 34 min

    Une belle photo souvenir, et avec que des sourires, au camp de base du Nanga Parbat en hiver 2016…

    Avec Tomek, Daniele, Simone, Eli, Alex, Adam, Ali…

    https://i.imgur.com/FbUWhBi.jpg

  • Géraldine - 2 mars 2019 à 21 h 46 min

    Une campagne de récolte de fonds est actuellement en cours sur le site Gofundme pour financer la poursuite des recherches.

  • Géraldine - 2 mars 2019 à 21 h 52 min

    https://www.gofundme.com/friends-of-daniele-and-tom-nanga-parbat-rescue

    Voici le lien pour les personnes intéressées ou pour partager l’info sur les réseaux sociaux ( je suis une relique médiévale, je n’ai aucun compte nulle part…)

  • Pedro - 2 mars 2019 à 22 h 03 min

    @Géraldine : on peut même citer le lien direct : https://www.gofundme.com/f/friends-of-daniele-and-tom-nanga-parbat-rescue

    Déjà 85.000 euros récoltés, mais cela ne changera malheureusement strictement rien aux conditions météos sur le terrain pour faire voler les hélicos, ni engager les vies des éventuels « sauveteurs » par voie terrestre…

  • Pedro - 2 mars 2019 à 22 h 22 min

    [edit] : Désolé @Géraldine, nos posts se sont croisés !

    86.700 euros récoltés sur la cagnotte en ligne.
    De quoi payer des frais d’hélicoptères, en tout cas…

  • Pedro - 2 mars 2019 à 22 h 52 min

    88.110 euros déjà récoltés…

    De l’argent pour organiser une expé pour récupérer les corps de Daniele et Tom sur la voie Mummery, quand les conditions le permettront…

    Sinon, non , ce n’est pas 50.000 $ / jour, mais 4.000 $ par heure de vol…

    Et les hélicos Pakistanais de Askari Aviation volent toujours par deux, pour des raisons de sécurité…
    Donc 8.000 euros par heure de vol, pour 2 hélicos …

  • Jean-Paul - 2 mars 2019 à 23 h 29 min

    @Isabelle
    Malheureusement je n’y crois pas. Pas tant pour le temps ou leur équipement car dans un trou de neige, il peuvent survivre, mais parce que je pense qu’ils ont été balayés par une avalanche… et qu’il est très improbable d’y survivre.
    On est jamais sûr tant qu’on ne les a pas retrouvés mais quand on voit les photos de Pedro de la voie Mummery… c’est un toboggan géant pour seracs….

  • Pedro - 2 mars 2019 à 23 h 42 min

    @jean-paul :
    « On est jamais sûr tant qu’on ne les a pas retrouvés mais quand on voit les photos de Pedro de la voie Mummery… c’est un toboggan géant pour seracs…. »

    Oui…

    Et les avalanches de neige fraiche…

    Malheureusement, il n’y a plus aucune chance pour Daniele et Tom…

    C’est terriblement triste…
    Et ça fait chier…

  • Pedro - 3 mars 2019 à 1 h 17 min

    92.000 euros dans la cagnotte…

  • Anne - 3 mars 2019 à 11 h 25 min

    L’hélicoptère a embarqué Alex avec les drones.

  • Gilles - 3 mars 2019 à 12 h 31 min

    Oui on peut le suivre avec son tracker. Malheureusement pas là où on espérait le voir cet hiver.

  • Anne - 3 mars 2019 à 13 h 31 min

    C’est la fin de l’après midi là bas, et j’ai l’impression qu’ils ne vont pas faire de vols au camp de base du Nanga Parbat, aujourd’hui.

  • thomas - 3 mars 2019 à 14 h 29 min

    Oui, j’ai modifié les info du live. Ils essayeront d’aller au Nanga demain si le temps le permet.

  • Josselin - 4 mars 2019 à 8 h 47 min

    d’apres le tracker d’Alex, le vol a pu avoir lieu

  • Nadine Rosse - 4 mars 2019 à 9 h 21 min

    27 février 4 mars 2019. Disparition Daniele Nardi et Tom Ballard Sur la voie Mummery au NANGAT PARBAT. ( Nadine )

    Trop c’est trop. Face à l’insoutenable Silence, je prends la plume.
    Il me plaisait d’imaginer le camp de base, tandis qu’au loin, sur le glacier, deux frontales se détacheraient…
    Ce soir là , la nuit tombe à peine. Deux silhouettes humaines semblent danser sur le glacier de Baltoro, comme rassasiées de l’ivresse des montagnes.
    Daniele et Tom métamorphosés, se dirigent vers le camp.
    Au camp de base l’ivresse se communique. La joie s’extériorise. L’animation bat son plein : Vite une boisson énergétique bien chaude, un bouillon réhydratant, deux couchages chauds et douillet, des vêtements de rechange …
    Puis emmitouflés, crampons aux pieds, ils partent tous à leur rencontre.
    Une guirlande de frontales avance prudemment.
    Rires et joie au rendez-vous..

    De retour au camp nos deux héros se racontent. Nous sommes juste de passage, nous voulions tant vous rassurer, vous faire partager.
    Un silence religieux s’installe. La concentration, l’attente, le froid s’empare de nos corps émus. Nos compagnons sont là, mais absents.
    Des bribes de mots, des situations évoquées, des enchainements de pensées, des évocations… de la joie aussi.
    « Accrochés à la paroi, un nuage de neige nous enveloppe de toute part. Immobiles nous résistons. »
    « Dis leur », dit soudain Daniele à Tom, « dis leur comme c’était beau, comme c’était pure, pure fascination des sommets. Impossible de redescendre alors nous nous sommes élevés. Nous avons grimpés, grimpés, grimpés, plusieurs jours jusque la haut ».
    Puis Daniele reprend: « Pour descendre vers vous, je nageais sur le dos, plongeais avec les dauphins et remontais à la surface écouter les mouettes rieuses. Je guettais les étoiles pour me diriger. »
    Puis regardant Tom : « Toi tu faisais du crowl, meilleur nageur que moi, tu grimpais en tête »
    Dans ce tourbillon de neige, la montagne si belle, si belle, que je l’ai embrassée.

    Tom remercie de tout son cœur l’assemblée. L’enthousiasme de Daniele s’éteint progressivement, laissant place à un sourire lumineux.
    On va se reposer maintenant.

    Sous la tente collective, les bougies s’éteignent.
    Une procession s’organise naturellement vers la tente. Les plaies pansées, confortablement installés, la sérénité s’installe à leur côté.
    ….Désormais les yeux sont clos.
    Et ce soir là, leurs dernières pensées furent pour le Nangat Parbat. Tom et Daniele d’un commun accord la rebaptisent

    LA MONTAGNE BLANCHE.

  • kalolimani - 4 mars 2019 à 13 h 19 min

    Je me demandais si le corps de Tomasz avait été retrouve par des expéditions ultérieures. Ou bien la probabilite est-elle quasi nulle ?

  • Pedro - 4 mars 2019 à 19 h 12 min

    C’est vraiment la tristesse pour Daniele et Tom…
    C’est terrible !
    Je salue les efforts d’Alex et ses compagnons pour leurs recherches.
    Pourvu qu’ils ne prennent pas trop de risques dans la voie…
    Ça fait chier !
    C’est le risque, mais ça fait vraiment chier !

  • Marjorie - 5 mars 2019 à 1 h 53 min

    Pour la seconde année, je lis ce live avec un immense intérêt ! Le drame du Nanga Parbat, il y a un an, m’a ouvert les portes d’un univers insoupçonné… Depuis blogs, livres, articles, tout est source d’émerveillement ! Issue d’un pays où la montagne est reine je n’avais pas réussi à appréhender ce monde avant de vivre l’Himalaya depuis chez moi ! Aujourd’hui, participer n’est plus simplement lire dans l’ombre, mais me joindre aux passionnés, afin de partager la tristesse du monde de l’alpinisme. Des vies, des passions, des exploits qui se vivent souvent sans lumière. De mon chez moi j’ aperçois pourtant la beauté de cet éperon mummery qui donne envie de le grimper quelque soient les conditions, je la voie cette épaule neigeuse à fouler avec ce sommet en point de mire… J’admire la résistance au froid, à la faim, l élévation physique et spirituelle qui se dessinent sur ces merveilleuses hauteurs ! L’an passé, le drame du Nanga m’a fait lire les pires mots, ils ont étayés ma colère. Cette année je ne lirai rien (de toute façon chez nous à part la presse spé. Personne n’en parle…) je garderai en mémoire le sourire de Daniele et de Tom, la beauté du Nanga. «  Mieux vaut vivre un jour comme un lion que cent ans….. »
    Que le k2 nous apporte son lot de réussite, que ces sommets continuent de faire rêver, que ces hommes et ces femmes ne cessent d’être inspirés afin de nous inspirer! Merci Thomas pour ce live!

  • Anne - 5 mars 2019 à 11 h 35 min

    Pawel Dunaj rentre chez lui à cause d’engelures au visage et aux mains. Voici la traduction d’une interview qu’il a donné :

    ‘ Le pôle a également ajouté une liste d’applications et de conseils avant le prochain voyage. Arrivez début décembre pour avoir le temps de vous adapter ou de tomber malade. Mettez un igloo à la base pour vous détendre! La météo en février, ou plutôt le vent, est pratiquement insupportable. Opération brusque du 21 décembre à la fin janvier, puis une fenêtre météo possible en mars. Dans les camps au-dessus de C2, une tente est un malentendu. Il est nécessaire de créer un tel « abri » garantissant la possibilité réelle de rester au-dessus de 60 à 80 km / h, c’est-à-dire un igloo ou une fosse. Les périodes de « bonnes » conditions, tolérables, sont courtes – un maximum de 2-3 jours. Avant la fenêtre météo, on devrait être au moins dans le camp C2 ou C3 – a-t-il conclu. ‘

  • Gilles - 5 mars 2019 à 11 h 51 min

    Surprenant ces histoires de vent au K2 cette année.
    Pas surprenant en soi (le K2 est réputé pour ça) mais par rapport à l’année dernière.

    L’année dernière une fois la voie Cesen « abritée » abandonnée on ne parlait pas de vent. Soit il faisait pas beau et il ne se passait rien soit il faisait beau et ca grimpait. Beau et pas beau étant quasi uniquement une histoire de soleil.

    Les conditions sont elles réellement si différentes de l’année dernière ou alors ce sont les grimpeurs qui ont une approche un peu différente ?

    Pour le reste l’équipée espagnole semble finie même si les sherpas continuent de bouger. Sans Pawel et avec Alex occupé au Nanga..

  • Anne - 5 mars 2019 à 14 h 05 min

    Oui c’est vrai, par rapport à l’année dernière , le vent ou son ressenti a été déterminant dans l’ascension de ce satané K2. Pour les Espagnols comme pour les Russes, ils ont jusqu’au 21 Mars , mais bon…..

    En ce moment, on a Alex redescendu au C1, à cause du risque élevé d’avalanches au Nanga, ( espérons que tout cela se passe sans trop de prises de risques ), on a ensuite les alpinistes sherpas d’Alex bloqué en C1, et les Russes sont entrain de redescendre après avoir atteint 6 900 m, à cause du vent….A suivre.

  • thomas - 5 mars 2019 à 14 h 08 min

    Les Russes ne redescendent pas. Ils ont planté la tente à 6 950 mètres où ils vont passer la nuit avant de repartir vers le haut demain matin si le vent le veut bien.

  • Anne - 5 mars 2019 à 14 h 08 min

    Non il semblerait que les Russes restent à l’altitude de 6900

  • thomas - 5 mars 2019 à 14 h 09 min

    On est d’accord !

  • Anne - 5 mars 2019 à 14 h 11 min

    Voui ….

  • Jean-Paul - 5 mars 2019 à 16 h 58 min

    Concernant le K2, les prévisions de plusieurs sites donnent une accélération très vive des vents (de 30 le 5 à 95km/h le 8!)

    Avez-vous les mêmes éléments?

    C’est très curieux car les gradients de pression sont très serrés actuellement et se dessèrent progressivement à partir du 6 mars.

    Si les Russes rencontrent des vents si forts c’est peut-être lié à ces deux dépressions (Sud Ouest et Nord Est) de part et d’autre de la haute pression du K2?

    Mais pourquoi les vents s’accélèreraient-ils alors que les gradients se dessèrent au fur et à mesure de leur éloignement du K2 et/ou de leur comblement ?

    Autre mystère: forte nebulosité sur le K2 avec une humidité maximum alors que les pressions indiquées sont élevées (en équivalent NSM évidemment…)

    Les sites météo ne sont pas très fiables pour le K2, plusieurs d’entre vous l’ont déjà pointé, mais là, c’est carrément incohérent d’un calque sur l’autre sur un même site.
    Si vous pouvez m’éclairer, je suis preneur!
    Cordialement

    PS: je partage la tristesse de tout le monde ici sur le Nanga Parbat, mais je pense qu’il faut penser aux vivants, même si nous gardons les… disparus en mémoire et en honneur.

  • Gilles - 6 mars 2019 à 10 h 52 min

    Ca y est la Black Pyramid est vaincue !
    7240m au compteur à 10h30 (14h30 local).

  • Anne - 6 mars 2019 à 11 h 22 min

    Allez les Russes, encore un peu plus de 400 m. ( demain peut être ) et le record hivernal printanier sera vaincu !

  • Gilles - 6 mars 2019 à 13 h 16 min

    Les russes à plus de 7300 (7336 à 13h00).
    A priori ils devraient poser leur C3 dans ce coin.

    Quelques questions demeurent.
    Ont ils pu récupérer quelque chose de leur dépôt du 10 février ? il y a presque 1 mois !

    Ont ils prévu encore de l’acclimatation ou est-ce la tentative finale de monter le plus haut possible ?

  • Simon - 6 mars 2019 à 13 h 27 min

    Dur dur de se concentrer sur le K2. Je me surprend à regarder les progrès pourtant remarquable des russes avec un peu d’indifférence… Le drame du Nanga m’a bien coupé les jambes. Beaucoup plus glauque et dramatique que l’an passé. Disparus, purement et simplement, avalés par la montagne. Pas facile de se remotiver après ça…
    En théorie les Russes ont encore le temps d’aller au bout si une fenêtre se présente la semaine prochaine pour un assaut final.

  • Brunoc - 6 mars 2019 à 13 h 50 min

    @Gilles

    Non, ils devront passer une nuit à 7300 puis redescendre pour parfaire l’acclimatation. Peut être un summit push à la faveur d’une fenêtre la semaine prochaine?

  • Anne - 6 mars 2019 à 13 h 59 min

    Où est ce qu’ils en sont les alpinistes sherpas espagnols ?

  • Yogifab - 6 mars 2019 à 14 h 12 min

    Petit aparté non K2

    thomas – 14 janvier 2019 à 13 h 46
    Je suis content de vous revoir les amis !

    Il y a effectivement un livre en préparation mais pas sur l’hivernale de l’année dernière (enfin, pas que). Je vous reparle de ça bientôt!

    le 21 mars donc, Felicitation en tout cas! On attend une presentation completement objective evidemment!

  • thomas - 6 mars 2019 à 14 h 40 min

    Oui, ça arrive ! Je vais bientôt vous présenter le bébé !

  • Gilles - 6 mars 2019 à 17 h 45 min

    Qu’est ce qui se passe pour les russes ? Problème de tracker ?

    Le C3 ne semble toujours pas en place (pas de nuage de points fixes)pourtant ca fait un moment qu’il fait nuit.

  • Pedro - 6 mars 2019 à 18 h 17 min

    @Gilles : que veux-tu dire exactement avec « pas de nuages de points fixes » ?

    De mon côté, le tracker de Vassily pointe à 7486m à 22h (heure de Moscou).
    Ça a l’air de marcher, non ?

    https://i.imgur.com/iFazwfo.png

  • Yann - 7 mars 2019 à 6 h 17 min

    Bonjour, le tracker ne bouge pas ce matin. Est ce une journée d’acclimatation et de repos pour aller plus haut? L’important c’est de continuer a acquérir de ‘l’expérience. On est tous avec eux.

  • Simon - 7 mars 2019 à 7 h 58 min

    @Yann

    Daprès Russianclimb sur Twitter, les russes partent monter le C4 aujourd’hui!
    Pourtant c’est vrai que le tracker ne bouge pas…

  • Anne - 7 mars 2019 à 8 h 02 min

    Si si, ça grimpe, ils étaient à 7392 m à 7.30 h.

  • ANNE VIALLEFONT - 7 mars 2019 à 8 h 33 min

    Effectivement, le tracker ne bouge pas ou si peu.

    Voici le message d’il y a 3 heures :

     » Mars 7

    Message de Vassili Pivtsov : monter. Les plans pour fixer le C4. Nous travaillons en fonction de la situation. Les décisions sont prises très rapidement, en fonction des conditions météorologiques.

    Prévisions météo du matin, par lesquelles notre équipe a pris une décision (date, vitesse du vent, température) :

    mf 8612
    7-8 35-50 km / h-46
    9-10 35-50 km / h-45
    11-12 45-50 km / h-45

    8611 meteoexploration.com
    7-8 45-60 km / h-48
    9-10 45-85 km / h-45

    9000 ventusky.com
    7-8 50-80 km / h-52
    9-10 60-100 km / h-48
    11-12 70-130 km / h-51

    Windy 9000
    7-8 60-100 km / h-52
    9-10 80-125 km / h-48
    11-12 100-120 km / h-52

    Dur dur de s’y retrouver avec les prévisions . Cela à l’air de se dégrader à partir du 09/10/11 Mars.

  • Anne - 7 mars 2019 à 8 h 37 min

    Effectivement cela ne grimpe pas ou si peu .

    Voici le message d’il y a 3 heures :

    Mars 7
    Message de Vassili Pivcova : on monte. Plans pour établir le quatrième camp. En train de travailler sur l’environnement. Les décisions sont prises très rapidement, en fonction des conditions météorologiques.

    Prévisions météo du matin, par lesquelles notre équipe a pris une décision (date, vitesse du vent, température) :

    mf 8612
    7-8 35-50 km / h-46
    9-10 35-50 km / h-45
    11-12 45-50 km / h-45

    8611 meteoexploration.com
    7-8 45-60 km / h-48
    9-10 45-85 km / h-45

    9000 ventusky.com
    7-8 50-80 km / h-52
    9-10 60-100 km / h-48
    11-12 70-130 km / h-51

    Windy 9000
    7-8 60-100 km / h-52
    9-10 80-125 km / h-48
    11-12 100-120 km / h-52

    Le temps se dégrade à partir des 09/10 Mars.

  • AlexisM - 7 mars 2019 à 8 h 37 min

    Visiblement il sont parti un peu plus tard, mais la j’ai l’impression qu’il grimpe !!

  • Yann - 7 mars 2019 à 8 h 38 min

    Oui ca repart 7420 a 8h30. Sur le site russe. Il.est indiqué qu’ils veulent installer le camp 4. Super!!!!

  • Anne - 7 mars 2019 à 8 h 42 min

    Oui ça y est, ils sont à 7 420 m à 8.20 h.

    Ce qui fait un peu peur, c’est la météo à venir, mais ils doivent savoir ce qu’ils font, j’espère .

  • Gilles - 7 mars 2019 à 9 h 13 min

    @Pedro
    Toute la fin de journée d’hier mais aussi une bonne partie de la nuit le tracker a mis des points un peu n’importe ou.

    Vers 18h00 hier on aurait presque pu croire qu’il redescendait.

    https://www.casimages.com/i/190307091449471505.png.html

    Maintenant ca remonte en ligne droite : 7450m à 9h00.

    La plus haute marque du K2 en hiver risque fort de tomber aujourd’hui !!

  • YANN - 7 mars 2019 à 9 h 35 min

    Allez on y croit le.record de 7650 mètres va.etre dépassé aujourd’hui.

  • Gilles - 7 mars 2019 à 9 h 41 min

    S’ils ont du matériel pour installer un C4 on peut supposer qu’ils ont retrouvé leur dépôt sous le C3 du 10 février non ?

    Ou alors ils auraient monté de quoi faire 2 camps ?

  • Anne - 7 mars 2019 à 10 h 25 min

    Nanga :

    Sur le site Alessandro filippini : Alex aurait vu deux silhouettes sur le Nanga.

  • thomas - 7 mars 2019 à 10 h 42 min

    L’information circule effectivement sur Twitter. Mais avec ces satanés traducteurs automatiques, il se pourrait fort que le terme « formes » se soit transformé en « silhouettes ». Des hélico doivent survoler la zone aujourd’hui. Attendons un peu avant de propager des infos non vérifiées.

  • Yann - 7 mars 2019 à 11 h 01 min

    7496m et ca descend, bizare. Problème d’acclimatation?

  • Gilles - 7 mars 2019 à 11 h 37 min

    Petite question à ces hauteurs méconnues en hiver.

    A quoi cela peut ressembler entre le C3 et le C4 ? On dit cette partie moins technique mais concrètement ?

    Un champs de neige abrupte et profonds ? Un mélange roche/glace ?

    Y’a t il besoin de cordes fixes ?

    J’espère que les russes rapporteront des images (ils ne sont pas tres généreux depuis le début de ce côté là) !

  • AlexisM - 7 mars 2019 à 11 h 43 min

    Visiblement ça redescend un peu (selon le tracker), après il est 16h au Pakistan donc peut être il faut penser à la prochaine nuit ?

    Questions très intéressante de Gilles pour les spécialistes du K2, quid du terrain entre C3 et C4 ?

  • Bastien - 7 mars 2019 à 11 h 57 min

    Pour etre bilingue,la page facebook de daniele nardi fait état de « due sagome »,littéralement « deux FORMES »…

  • Simon - 7 mars 2019 à 12 h 30 min

    Selon altitude news, deux formes. Après, de là à savoir si elles bougent…

  • Anne - 7 mars 2019 à 12 h 36 min

    Eh, ils sont atteints quand même 7 496 m., si ce tracker , qui nous rend fous , est précis.

  • Jean-Paul - 7 mars 2019 à 13 h 50 min

    Personne ne s’excite plus que ça?
    Si ça se confirme au Nanga, c’est vraiment la légende qui s’écrit….!
    Et même si ça ne se confirme pas, il restera de sacrés doutes et des romans à écrire ! Moi je trouve ça énorme!

  • Simon - 7 mars 2019 à 14 h 00 min

    7 526m! Il faudrait encore une journée de grimpe pour faire tomber le record Polonais… Ça va pas être simple.

    @Jean-Paul
    Difficile d’y croire. Ils avaient du matériel léger et donc peu de gaz et pas grand chose pour se protéger du froid. Si jamais ce n’est pas une avalanche qui les a soufflé, je vraiment du mal à imaginer qu’ils ne soient pas morts de froid ou de déshydratation. On parle quand même de 10 jours sur le Nanga Parbat en hiver.
    Cela dit, retrouver les corps serait déjà quelque chose…

  • Brunoc - 7 mars 2019 à 14 h 03 min

    @Jean Paul
    Qu’est-ce qui est énorme? repérer 2 cadavres dans la neige sur la « montagne tueuse »?

  • thomas - 7 mars 2019 à 14 h 14 min

    D’après son tracker GPS, Alex est reparti vers le K2. S’il avait repéré deux gars en train de descendre, je pense qu’il serait resté là-bas. Mais bon, encore une fois, attendons les info officielles.

  • Anne - 7 mars 2019 à 14 h 17 min

    On ne sait pas où est Alex, si il reste au Nanga, pour continuer les recherches, si il rejoint le BC du K2 , si il y a eu des hélicoptères aujourd’hui pour survoler l’endroit où ils ont repéré les formes, qu’Alex aurait vu hier soir ? C’est bien pimenté tout ça !

  • Anne - 7 mars 2019 à 14 h 20 min

    Ok les messages se sont croisés. Alex reviendrait au K2 . A confirmer.

  • Olivier - 7 mars 2019 à 14 h 26 min

    Vu que l’espace aérien pakistanais est à nouveau fermé, le retour au K2 risque d’être long. Pour l’instant ça semble être trek jusqu’à avoir un moyen de locomotion pour rejoindre Skardu.

  • Anne - 7 mars 2019 à 14 h 38 min

    Pour répondre en partie à Gilles et Alexis : quid entre le C3 et le C4, voici ci-dessous un extrait d’une interview de Denis Urubko en Octobre 2018 :

     » Les conditions étaient trop risquées. Il y avait beaucoup de crevasses, et je suis tombé dans l’une d’elles à 7.600 m, à 150 m sous le camp 4. Un pont de neige s’est effondré sous moi et je suis tombé de quelques mètres. J’ai pu grimper, mais je n’ai pas pu traverser la crevasse. En été, les cordes fixes facilitent les progrès, mais il n’y a rien en hiver.

    La situation était très risquée, mais bien sûr, cela fait partie du jeu. Il était impossible d’aller plus loin. Je ne voyais presque rien dans le brouillard, et le vent ne cessait d’augmenter. Je n’avais pas d’autre choix que de descendre. Mais je pense que si j’avais pu en voir juste assez pour traverser le champ de crevasses, j’aurais eu une chance d’atteindre le sommet. »

  • Gilles - 7 mars 2019 à 15 h 56 min

    Merci Anne.

  • Patrice Lami - 7 mars 2019 à 16 h 35 min

    Costaud et solide les russes on y croit

  • Jean-Paul - 7 mars 2019 à 16 h 58 min

    @brunoc
    Effectivement si tu sais que ce sont deux cadavres qui ont été repérés… c’est moins énorme.
    Pour moi, ils ont vu des formes, et, à priori je ne l’ai pas interprété comme deux « cadavres ».
    Mais bon… tu as probablement raison malheureusement.

  • Yann - 7 mars 2019 à 23 h 19 min

    Damain c’est le grand jour. J’ai peur que la meteo s’en mêle.

  • Dufresne - 8 mars 2019 à 7 h 32 min

    Malheureusement, je crois que cette fois, c’est terminée.

    « Guys are descending…
    Dmitry Muraviov from BC:
    08.03 Vassily Pivtsov’s group made the decision to go down. Lack of visibility and weather conditions make it impossible to continue climbing.
    We will coordinate with the group and our duo will come forward to help to remove the intermediate camps »

  • Simon - 8 mars 2019 à 7 h 48 min

    Finalement même problème que Urubko l’an passé. La visibilité au milieu des crevasses du champ de neige vers 7400m…
    Les prochains seront les Polonais!

  • Anne - 8 mars 2019 à 8 h 51 min

    Cela aura été bien tenté de la part des Russes. Bravo pour leur pugnacité. Alex ?

  • nadine - 8 mars 2019 à 9 h 23 min

    Nadine.
    À Dufresne et Simon.

    Je ne crois pas, Point s’en faut. Ce n’est pas fini.
    Ces russes là sont de fins stratèges. Ils sont réalistes, ils sont encore loin du sommet, et ont besoin de repos.1000 m de dénivelé à ces altitudes là, c’est deux très grosses journées dans de bonnes conditions, plus une partie de la descente derrière. Il faut garder en tête qu’ils font la trace, ce qui est épuisant. Les conditions de réussite, ne sont pas là. Continuer n’est pas pour eux la bonne solution. C’est trop dur de patauger dans la neige jusqu’à mi-cuisse, et prendre des risques du fait de la fatigue. Ils n’avancent plus suffisamment.

    Sagesse et humilité semblent être leur ligne de conduite. La redescente et le repos s’imposent donc. Objectif : Ressourcement.
    Ils attendent la prochaine fenêtre météo avec pour objectif cette fois le sommet. Et en prime ils sont désormais bien acclimatés.
    C’est du moins mon pont de vue.

    Si une prochaine fenêtre météo se présente, nous en auront plein les mirettes, le site va s’enflammer comme jamais, les commentaires dityrambiques, et un nouveau record établi, et je l’espère pour eux le sommet.

    Que mes pensées et toute mon énergie les accompagnent sur le sommet. De tout coeur avec vous Vassily.

  • Simon - 8 mars 2019 à 10 h 19 min

    @nadine
    J ne doute pas de la pugnacité de l’équipe, loin s’en faut. Mais il faudrait encore deux grosses fenêtres météo avec deux équipes acclimatées. Or, pour le momment, on n’en a qu’une…

    Je m’explique: une fenêtre météo pour acclimater une équipe de soutien et une autre pour le push final.
    La cordée de soutien me semble primodriale dans le K2, pour la descente au moins. Sans ce genre d’équipe, on n’aurait jamais récupéré Lachenal et Herzog.
    A l’inverse, sans cordée de soutien post-sommet, au Broad Peak à l’hiver 2013, ce sont deux gars qui sont restés là haut…
    Le K2, c’est le sommet le plus impitoyable à ce niveau. Je ne suis pas chef d’équipe, mais l’idée de perdre des gars après un push final me ferait assez peur…
    Ca donnera une idée d’où les chefs d’expé sont prêts à aller en termes de risque pour décrocher le graal.

  • Brunoc - 8 mars 2019 à 10 h 44 min

    Bon, même pas sur que les russes soient passés sur l’arête des Abruzzes mais ils n’ont pas manqués de panache et c’est bien l’essentiel. 👌

    On attend le debreef avec impatience!

  • AlexisM - 8 mars 2019 à 12 h 56 min

    Le passage des crevasses semble complexe en condition hivernale. En tout cas l’équipe « russe and co » aura fait le job malgré une arrivée tardive au camp de base ! Du panache quand même…

  • Anne - 8 mars 2019 à 16 h 00 min

    Selon le tracker, Alex sillonne le Karakorum, à pied, en hélicoptère , en voiture… , selon les possibilités et le bon vouloir des pilotes. Va t -il au camp de base du K2 ? ou retourne t-il au Nanga pour en savoir un peu plus sur ces formes ? Est ce que l’espace aérien sera libre afin qu’ils puissent tous rentrer chez eux ?

  • Gilles - 8 mars 2019 à 17 h 31 min

    Dommage pour les russes si près et si loin à la fois.

    Il reste encore tant à découvrir la haut sur le K2 en hiver.

    Il y à cette épaule infranchissable mais après nul ne sait.

    Abruzzi ridge, les ceracs, la traversée, ..

  • Yogifab - 8 mars 2019 à 17 h 35 min

    En tout cas Simone Moro donne son avis sur la tentative de ballard et nardi et la voie Mummery…

  • Jean-Paul - 9 mars 2019 à 0 h 01 min

    Bravo Thomas!
    Cette année encore, plus de 400 commentaires sur ton live K2!

    Bravo et merci!

  • Gilles - 9 mars 2019 à 8 h 50 min

    Ah oui important car comme sans doute beaucoup je vais un peu moins venir sur le blog avant l’année prochaine :

    MERCI THOMAS 😉

  • thomas - 9 mars 2019 à 9 h 21 min

    Attendez, ne partez pas ! Si ça se trouve Alex va tenter le sommet ! Ouais bon ok… vous pouvez partir en week-end.
    Merci à vous les amis !

  • Matthieu - 9 mars 2019 à 11 h 21 min

    Live au top !

    Blog découvert cette année merci !

  • Mich - 9 mars 2019 à 12 h 03 min

    Super Live, seconde année consécutive que je le suis.

    Vivement l’hiver prochain pour le retour des Polonais!

  • Anne - 9 mars 2019 à 13 h 00 min

    Merci Thomas pour ce blog, ainsi qu’à Pédro , Gilles et tous les autres…. Bon maintenant, il va être temps de pouponner et de se mettre à lire ton livre, que nous attendons tous avec impatience. A l’hiver prochain, pour une ou plusieurs expéditions au K2.

  • Yann - 9 mars 2019 à 14 h 10 min

    Eh il reste encore pour cette année la face nord de l’everest par Corey richards.
    Peut être un live pour thomas?
    Sinon merci thomas et a bientôt pour ton livre. Super ton blog.
    Je suis en train de lire la première ascension de ogre de doug scott. Supet livre.

  • Pedro - 9 mars 2019 à 16 h 49 min

    Oui, bravo encore à Thomas et à tous les contributeurs pour ce « très gros live » version 2019 !

    On va tous commencer à connaitre la voie du K2 par cœur, alors l’année prochaine on pourra presque donner des conseils aux Polonais 🙂 !
    (attention à droite, là, y’a une grosse crevasse !)

    Une très grosse pensée aussi pour Daniele et Tom, disparu au Nanga Parbat.

  • Simon - 9 mars 2019 à 18 h 07 min

    @Pedro

    Pas disparu. C’est confirmé, les silhouettes aperçues sont bien celles de Nardi et Ballard, morts à proximité de leur tente semble t-il.
    Chute de pierre ? Chute de corniche ?

    En espérant qu’on puisse aller chercher les corps et qu’ils reposent en paix.

  • Pedro - 9 mars 2019 à 18 h 39 min

    @Simon : Oui, malheureusement je le sais bien, et « disparus en montagne » ça veut aussi dire morts… )-:

    L’ambassadeur d’Italie à Islamabad Mr Stefano Pontecorvo a confirmé l’abandon des recherches et aussi la localisation des corps.

    « Foto made with a telescope by ⁦@AlexTxikon⁩ and his team on the #NangaParbat. @NardiDaniele is on the center left (orange vest) Tom Ballard at the center (blu vest) and their tent is visible next to Tom. Foto property of ⁦@AlexTxikon⁩. »

    Photo de la localisation : https://i.imgur.com/fpF0Td0.jpg
    Article du Monde : https://tinyurl.com/y4ygyvhb

  • Pedro - 9 mars 2019 à 18 h 59 min

    Le détail des opérations de recherche et la localisation des 2 alpinistes à environ 5900m (juste au dessus du C3)…

    https://www.facebook.com/philippe.poulet/posts/10218687163148729

  • Simon - 9 mars 2019 à 20 h 28 min

    En lisant les commentaires de Moro et en repensant aux dernières hivernales (Nardi et Ballard, Revol et Makiewitz, l’hivernage du Broad Peak), je ne peux m’empêcher de poser des questions difficiles. Ça vaut le coup ? La montagne est belle et me fascine, mais un engagement de ce genre, quand on voit la paroi du Diamir… Terrible montagne. Impardonnable.

  • Pedro - 9 mars 2019 à 22 h 27 min

    @Simon : « En lisant les commentaires de Moro… »
    J’imagine que tu évoques l’interview de Simone Moro à Desnivel :
    https://www.desnivel.com/expediciones/simone-moro-sobre-la-ruta-que-intentaban-daniele-nardi-y-tom-ballart-en-el-nanga-parbat-el-espolon-mummery-es-casi-suicida/

    Simone Moro a toujours eu un style très « cash » et direct, et dans un moment peut-être pas vraiment opportun…
    Pour lui, grimper la voie Mummery est « proche du suicide », et c’est la raison pour laquelle elle n’a pas été gravie en 125 ans.

    Il rappelle aussi que Daniele Nardi est le seul à avoir tenté cette voie (4 ou) 5 fois, et aucun de ses rares compagnons de cordée n’a jamais retenté l’expérience avec lui.
    Avec Moro qui n’a jamais eut sa langue dans sa poche, ça « décape » toujours dans ses interview !

    Mais qui pourra le contredire sur ce point ?
    Tenter le K2 en hiver est déjà extrêmement risqué, et par la voie Mummery encore beaucoup plus !
    Quand à savoir si ça en « vaut le coup » ? Joker !

  • Jean-Paul - 10 mars 2019 à 1 h 12 min

    @Pedro
    Je pense que tu veux dire « tenter le Nanga Parbat en hiver » et non le K2?
    Dans tous les cas c’est risqué.

    Mais je dois dire, avec tout le respect dû aux 2 disparus, que les photos que tu as fournies et les photos et vidéos du Facebook de Philippe Poulet ci-dessus, sont juste sidérantes.

    Bien sûr, je ne suis personne pour juger, mais je n’arrive même pas à comprendre qu’on appelle cela une « voie ». D’ailleurs Mummery y est resté d’après ce que je comprends.il ne l’a jamais vraiment « ouverte ».
    Pour moi, si ça c’est une voie, n’importe quel itinéraire trace au feutre sur la photo de la paroi en est une.

    Bon, après cet avis de béotien, je m’attends aux pires anathèmes de la part des vrais montagnards.
    Mais une « voie » où l’on a 9 chances sur 10 d’y rester… c’est pas une voie à mon avis.

    Bien Cordialement à tous.
    Et encore merci Thomas!

    Donc

  • Jean-Paul - 10 mars 2019 à 1 h 21 min

    @Thomas
    Comment pourrait-on convaincre Urubko de se lancer l’année prochaine plutôt qu’en 2021?
    J’ai du mal à souhaiter le succès de l’expédition sans le Saint-Bernard des cimes!

    Peux-tu lui glisser qu’en 2020, je risque de lui griller la première vers le 8 février en solo et depuis le camp 3? Oui je sais ça serait hard pour lui, mais je compte raccrocher après…
    Ne penses-tu pas que cela va l’effrayer et le motiver? 😂😂😂

  • Pedro - 10 mars 2019 à 1 h 55 min

    @Jean-Paul: « Je pense que tu veux dire « tenter le Nanga Parbat en hiver » et non le K2? »

    Oui en effet, merci Jean-Paul d’avoir corrigé.
    Mais c’est pareil au final…

    Le K2, tout comme le Nanga Parbat et d’autres 8000m vont encore prendre plein de vies…

    C’est le jeu pour tous ceux qui s’y risquent…
    En hiver ou en été…

  • Géraldine - 10 mars 2019 à 9 h 20 min

    Je n’ai aucune compétence pour évaluer la voie choisie par Danièle Nardi et Tom Ballard…et même si j’en avais , qui serais je pour juger des choix de chacun ? Les propos de Simone Moro m’ont sidérée. C’est le temps du deuil, pas celui d’ouvrir sa grande g….il aura tout loisir de livrer son expertise un peu plus tard.
    Ce live se termine sur de la tristesse mais un grand merci à toi Thomas. Je rejoins Jean-Paul , un K2 sans Urubko n’aura pas la même saveur!

  • thomas - 10 mars 2019 à 9 h 28 min

    C’est vrai qu’elle manquait un peu de Denis de cette hivernale !
    Sinon, Mummery n’a pas disparu sur l’éperon (où il a fait demi-tour vers 6 500 mètres) mais sur le versant du Rakhiot où il était parti faire une autre tentative quelques jours plus tard.

  • Anne - 10 mars 2019 à 15 h 16 min

    J’espère qu’au Nanga, on saura un jour ce qui s’est passé, parce que pour moi, qui suit néophyte, c’est étrange de trouver deux alpinistes encordés à quelque mètres de leur tente, sans vie . On ne peut pas parler d’avalanches, mais alors qu’y a t-il bien pu se passer ? En tout cas, c’est une grande tristesse de perdre deux alpinistes d’une telle pointure.

  • Aurel - 10 mars 2019 à 15 h 40 min

    bonjour a tous
    enchanté moi c est Aurel fu 91
    pas montagnard pour un sous mais interressé et tres admiratif de qes alpinisstes de l extrême.
    Aussi j aurais 2 questions aux connaisseurs.
    1_de quoi peuvent ils être morts.? Ils sont apparemment pres de leur tente.
    2_Pourquoi leur corps ne serait pas récupérables avant l hiver prochain?
    Merci

  • thomas - 10 mars 2019 à 18 h 42 min

    Enchanté Aurel fu 91 et bienvenue ! On ne sait pas ce qu’il s’est passé au Nanga Parbat. C’est vrai que c’est assez mystérieux… Pour la récupération des corps, je suppose que le secteur sera trop avalancheux à la belle saison et qu’il faudra donc attendre la prochaine période de grand froid, quand le gel aura soudé tout ça, pour tenter quelque chose.

  • AlexisM - 10 mars 2019 à 21 h 15 min

    Aurel il faut savoir qu’il était très engagé dans la voie, il était la depuis des semaines a repérer, a grimper, a s’acclimaté. Pour récupérer les corps tu ne peut pas envoyer n’importe qui, n’importe quand, déjà Alex qui a fait preuve de grand courage a expliquer qu’il avait était témoin de très grosse avalanches dans la voie, visiblement l’endroit est terriblement dangereux !

  • Josselin - 10 mars 2019 à 22 h 15 min

    Alex est de retour au cb.
    Selon ses critères il lui reste 11j… je ne serais pas surpris qu’il tente de monter le plus haut possible au moins pour essayer

    Maintenant que les russes ont abandonné il devrait même pouvoir bénéficier de leur cordes non?

  • Simon - 11 mars 2019 à 10 h 13 min

    J’imagine qu’Alex tentera quelque chose pour la forme, c’est toujours ça de pris en termes d’expérience. On sait jammais s’il aura l’occasion de revenir un de ces quatre…

    Les Russes ont abattu un super boulot au K2 mais Txikon, s’il a été plutôt timide au K2, a été superbement engagé au Nanga, lui et les alpinistes Pakistanais ont pris de gros risques pour une mission qui était purement symbolique. Beaucoup de respect.

    La mort de Ballard et Nardi est en effet mysérieuse. S’ils avaient été soufflés par une avalanche, j’imagine qu’on ne les aurait pas retrouvé aussi prêts l’un de l’autre.
    Je me demande si la corniche sur laquelle ils auraient éventuellement pu installer leur tente pourrait s’être effondrée sous l’effet d’une plaque à vent.

  • Nathan - 11 mars 2019 à 14 h 31 min

    @Geraldine

    « Je n’ai aucune compétence pour évaluer la voie choisie par Danièle Nardi et Tom Ballard…et même si j’en avais , qui serais je pour juger des choix de chacun ? Les propos de Simone Moro m’ont sidérée. C’est le temps du deuil, pas celui d’ouvrir sa grande g….il aura tout loisir de livrer son expertise un peu plus tard. »

    Avez-vous seulement lu l’interview en question avant de critiquer aussi durement Simon Moro? Son opinion n’a rien d’irrespectueuse envers Daniel Nardi et il est surement une des personnes les mieux placées au monde pour la donner sur ce sujet.
    Il parle d’ailleurs dans son interview des gens qui n’y connaissent rien et qui permettent de commenter sur les réseaux sociaux, ça pourrait vous intéresser 😉

    On ne peut pas dire « je n’ai aucune compétence pour juger » et immédiatement après juger aussi durement les propos de quelqu’un d’extrêmement compétent. Simon Moro est l’alpiniste qui a réalisé le plus de 8000 hivernal (dont la première sur le Nanga) je pense qu’il est tout à fait à sa place en répondant avec franchise à des questions qui lui sont posées par des journalistes.

  • Géraldine - 11 mars 2019 à 21 h 24 min

    @Nathan,
    Oui, j’ai lu tout l’article et ce n’est pas la compétence mais la pertinence des propos dans un tel contexte, les secours étant en encore en cours.
    Effectivement je n’y connais rien et je le reconnais volontiers.
    Je ne donnais donc pas un avis sur le fond de l’affaire mais sur la forme et le moment de la chose…

  • Aurel - 11 mars 2019 à 23 h 25 min

    Bonsoir à tous,
    Merci à Thomas, AlexisM et Simon pour vos éclaircissements.
    Désolé pour les fautes, mais vive les téléphones! ce soir , je prends le PC.
    Je retiens que cette zone est encore plus dangereuse aux beaux jours que en hiver et que pour cette raison les corps pourraient être récupérables l’hiver prochain. Après , j’imagine qu’avec toutes cette neige, ces avalanches,…bref,…
    Terribles ces hauts sommets! mais tellement passionnant ces défis.
    Bonne soirée,
    Aurel

  • Josselin - 12 mars 2019 à 10 h 42 min

    Des nouvelles d’Alex? Il arrete ou il repart ?
    Son tracker ne bouge pas, mais la meteo pour la semaine semble juste excellente : peu de vent, peu de neige et pas si froid que ca…C3 samedi, C4 dimanche summit push (aka reach 8000m) mardi 19 ?

  • thomas - 12 mars 2019 à 10 h 52 min

    0 nouvelle à part quelques jolies photos du camp de base sur les réseaux sociaux. Si l’on en croit ces fameuses prévisions, aujourd’hui il fait beau mais il n’a pas bougé… Si Alex va au sommet du K2 avant la fin de cet hiver, je mange ce live !

  • Brunoc - 12 mars 2019 à 13 h 42 min

    Aucunes chances pour Alex Txikon effectivement.

  • Jean-Paul - 12 mars 2019 à 23 h 59 min

    @Thomas
    Tu manges ce live… et tu partages pas? 🙂

  • Nadine - 13 mars 2019 à 16 h 12 min

    Nadine À Simon.
    Je ne doute pas de la pugnacité de l’équipe, loin s’en faut. Mais il faudrait encore deux grosses fenêtres météo avec deux équipes acclimatées. Or, pour le moment, on n’en a qu’une…

    Un Merci tardif Simon, pour ton recadrage et des explications. Effectivement une équipe de soutien me semble aussi indispensable. Dans un élan d’enthousiasme, je n’ai pas refait le point sur ce sujet là. Avec le départ et les trois nouveaux, sans nuit au camp 3, le compte n’y était pas.

    Concernant le drame au Nangat Parbat, je m’interroge moi sur un problème technique qui aurait provoqué un dévissage sur l’arrête. Les cordes semblent autour d’eux, donc peut-être tombées sur eux. Quant à leur proximité, je me demande si un piton, une broche à glace ou autre élément d’assurance n’aurait pas lâché, entrainant les deux alpinistes, ce qui justifierait la posture de silhouette, à proximité de rocher je crois.
    La proximité du camp trois n’étant qu’une coïncidence.
    C’est une hypothèse. Je ne détiens pas la vérité, et sans doute s’amusent-ils de nos interrogations maintenant qu’ils sont en paix.

    Nadine À Jean Marc.
    En 2020, proposer à Denis Urubko la responsabilité de chef d’expédition au K2 pourrait peut être le faire changer d’avis. Il aurait quartier libre de recruter une équipe internationale de son choix, dont quelques polonais, et tu pourrais alors intégrer l’équipe.
    Coopérer, je suis sure que cela te plairait.
    Une idée parmi d’autres….

  • Nadine - 13 mars 2019 à 19 h 36 min

    Nadine à Jean Paul,

    Toutes mes excuses pour ce nouveau prénom….

  • Quentin - 14 mars 2019 à 0 h 26 min

    Le baroud d’honneur prend place !

  • Jean-Paul - 14 mars 2019 à 2 h 10 min

    @Nadine
    Ouh là ! Comme tu y vas! Coopérer n’est pas le problème. Je ne serais même pas capable d’atteindre le camp de base du K2… alors monter au-delà !
    Et si par miracle j’arrivais au CB, ma contribution se bornerait à faire des soupes! 😂
    Grimper en hiver et au K2 ?
    Non merci. Mais ces gars là me fascinent: je trouve ça surhumain. Même en les sachant dopés jusqu’aux oreilles, tenir aussi longtemps dans des conditions aussi difficiles, c’est juste incroyable. Pas nouveau sans doute, mais incroyable. Leur technique est prodigieuse mais la garder intacte lorsqu’on est gelé, menacé, épuisé, et rendu idiot par le manque d’O2… respect!
    La détermination d’un Denis Urubko et son côté à la fois « maverick » et sauveteur des cimes ajoute à la légende.
    Thomas m’avais recommandé les 5 tomes du Sommet des Dieux l’année dernière… et je ne saurais que trop le remercier. Donc je te transmets le titre…
    Un Denis Urubko japonais sur fond de mystère Mallory…
    À consommer sous la couette lorsque la neige a déjà assourdi tous les bruits du dehors…
    Cordialement

  • Pedro - 14 mars 2019 à 3 h 23 min

    C’est évident, en fait, et il n’y en a donc qu’un seul est unique de capable en ce monde, et c’est Denis Urubko. Point !
    Merci Jean-Paul ! 😉

  • Matt - 14 mars 2019 à 7 h 09 min

    Tentative d’Alex pour le sommet. Il l’a annoncé sur facebook…
    Je me.demande comment est ce possible il n’est pas acclimaté? Ou longue fenêtre météo ?

  • Josselin - 14 mars 2019 à 7 h 54 min

    C’est une tentative donc un essaye. A mon avis il va chercher à battre le record d’altitude peut être même à atteindre 8000m ça sera bien pour les sponsors. Et puis il devrait pouvoir profiter d’une partie du matos des russes…

  • elodie - 14 mars 2019 à 9 h 26 min

    C’est sûr qu’un tel panache après des opérations de secours si engagées sur le Nanga donne envie qu’il batte au moins le record d’altitude!

  • elodie - 14 mars 2019 à 9 h 27 min

    Savez vous à quelle heure il est parti du CB, qu’on puisse évaluer le temps qu’il a mis à rallier le C1?

  • thomas - 14 mars 2019 à 9 h 53 min

    Quand je me suis levé ce matin vers 7h15, il était presque rendu au camp de base avancé et là (à 9h53), il est à mi-chemin entre ABC et camp I.

  • Simon - 14 mars 2019 à 10 h 20 min

    Le K2 hivernal peut ne pas tomber de sitôt, et on ne sait pas quand Alex reviendra. Touote expérience est bonne à prendre, pour lui et pour ses sponsors.

  • Anne - 14 mars 2019 à 10 h 23 min

    Toujours surprenant Alex. Il va surement tenter de battre le record d’altitude, dans ce cas, il y en a un qui va devoir manger ce live au moins en partie….. Allez Alex .

  • Bastien - 14 mars 2019 à 12 h 51 min

    Et voilà la question redoutée et attendue a la fois…:a l’ère des nouvelles technologies et de la dématérialisation,comment peut on bien s’y prendre pour »manger un live »???vous avez 4h…

  • Yogifab - 14 mars 2019 à 13 h 49 min

    A l’ancienne, imprimer le live, amener les impressions à Chamonix le 23 mars et lui faire manger les feuilles … ça nous fera plus de petit fours en plus !

  • thomas - 14 mars 2019 à 14 h 03 min

    Ouais ben éteignez vos imprimantes et calmez-vous, il n’est pas encore en haut ! Ceci dit il vient quand même d’arriver au camp I…

  • Anne - 14 mars 2019 à 14 h 07 min

    Oui, bien…. Il y a aussi la possiblité d’ insérer une clé Usb miniature (avec le live) dans un petit four, à Cham… et lui faire boire cul sec un verre de champagne pour faire passer tout et lui faire digérer ce live qui part en vrille, mais qui , soi dit en passant, est un super live.

    Je crois que Thomas va être sur le qui vive le 23 Mars .

    Bon, il va falloir redescendre au camp de base, car les délires commencent ! En tout cas, Alex en pleine possession de ses moyens est déjà presque à C1.

  • Brunoc - 14 mars 2019 à 14 h 57 min

    On peut imaginer la conversation d’Alex avec ses sponsors:
    « Hey Alex, on t’a financé à bloc, t’es blindé de tunes et t’es même pas foutu de grimper plus haut que le camp 3! alors tu va monter fissa et à cloche pied s’il le faut!! Sinon on te dit adieux pour 2020! » 😊

    Je pense que sous la pression des sponsors, beaucoup se sont cassés la gueule en fonçant tête baissée.

    Bonne chance à lui!

  • Brice - 14 mars 2019 à 18 h 10 min

    Bonsoir tous le monde 😀
    Je suis nouveau sur ce site que je découvre avec grand bonheur et je remercie donc thomas de nous permettre de nous abreuver à volonté avec ce live et un grand merci à toutes les personnes qui enrichissent de leurs commentaires et de leurs expériences, la lecture est extrêmement plaisante.
    Une pensée pour monsieur Danièle Nardi et monsieur Tom Ballard qui nous ont quittés bien trop tôt…
    Au plaisir de vous lire tous
    Brice

  • Anne - 14 mars 2019 à 18 h 22 min

    Je me pose la question suivante : Au vu de la météo, pourquoi les Russes ont plié bagages si rapidement ? Est ce qu’ils ne pouvaient pas tenir jusqu’au 21/03 ? On a l’impression que c’était tout ou rien à ce moment là. Pourtant ils étaient bien acclimatés pour refaire une autre tentative, enfin il me semble.

  • AlexisM - 14 mars 2019 à 18 h 43 min

    Anne, faire un sommet un 20 mars pour les Russes c’était faire un sommet du K2 mais pas en hivernale. Historiquement l’hiver fini le 28 février pour les alpinistes russes (il on déjà gratter quelques jours) et de l’est (et j’aime bien cette mentalité ahah)!

  • thomas - 14 mars 2019 à 19 h 09 min

    Je pense qu’ils n’ont pas fait d’autre tentative parce qu’ils étaient cramés. Il ne faut pas sous-estimer l’effort que nécessite une ascension de ce type en hiver. Pour repartir après un truc pareil, il faut être plus que solide !

  • Jean-Paul - 14 mars 2019 à 23 h 35 min

    @Pedro… oui je sais. Je ne suis pas objectif. 😉
    @Thomas… grand live et grand Alex. Là, je reconnais que le bonhomme est un cas. Hiver ou pas, se lancer à l’assault du K2 après toutes ses pérégrinations au Nanga… superbe! Un panache de Gascon ce Basque!

    Bon alors pour 2020, on met Txikon, Urubko, Bielecki, Et Moro dans l’avion le 21/12 2019. Réveillon au CB.
    Et Thomas en live sur place au CB avec ses drones pour filmer en direct.
    2 vacations par jour! Mini!

    J’ai hâte d’y être! (Moi je veux bien faire et financer la popote au CB… si j’y arrive!)
    Ça marche?

  • AlexisM - 15 mars 2019 à 7 h 16 min

    C2 soon pour la team Alex !

  • Simon - 15 mars 2019 à 9 h 10 min

    6500m à 8h ce matin. Il avance doucement.
    C’est peut être aussi une tentative doublée d’un objectif propreté non? Histoire de récupérer le matériel laissé pour pas être trop crado? Même si ça serait un objectif secondaire de son effort.

  • thomas - 15 mars 2019 à 9 h 20 min

    6 500 à 8h ? Il est redescendu alors puisque là, il est à 6 440. Son tracker indique qu’il est au camp 2 mais pour moi, le camp 2 est plutôt à 6 700. Bizarre…

    @Jean-Paul Mon espérance de vie au camp de base du K2 en hiver se limite à quelques minutes, je pense…

  • Simon - 15 mars 2019 à 10 h 30 min

    @Thomas

    C’est pas à mettre en relation avec les tweets tendus entre son équipe et les Russes? Quand il avait prétendu etre monté à 6700 installer son camps mais que les Russes avaient démenti…
    Son camp 2 est peut être plus bas qu’on ne l’imagine (ou GPS foireux).

  • Jean-Paul - 15 mars 2019 à 10 h 33 min

    @Thomas Hummm…. tu as sans doute raison. Je me suis laissé emporté par l’enthousiasme et le panache d’Alex!
    @Simon tu veux dire que lorsque je sors la poubelle, Alex, lui monte chercher la sienne?
    C’est original.
    Et lorsqu’il sort son chien il fait quoi? L’Annapurna?

  • Olivier - 15 mars 2019 à 10 h 51 min

    Alex semble arriver au point le plus haut atteint par son expédition (d’apres son tracker). On va savoir maintenant son objectif : continuer de monter ou démonter.

  • AlexisM - 15 mars 2019 à 10 h 51 min

    Si il y es personnes parlant Espagnol, Alex vient de mettre un message de 1.57min sur son tracker ahaha

    Le titre :  » Ya en el C2, comunicación desde el CB con Alex »

  • thomas - 15 mars 2019 à 11 h 09 min

    J’ai laissé mon espagnol sur la Costa Brava l’été dernier. Traduisez-moi ça vite !

    https://racetracker.es/alextxikon/galerias/alexk2winter//7478_C2.mp3

  • Anne - 15 mars 2019 à 12 h 01 min

    Voilà : (rèf Alessandro Filippini)

    « Alex Txikon dans la communication via radio avec le camp de base a dit être à c2 avec les sherpa cheppal, pasang et walung. Qu’ils auraient voulu travailler encore pour préparer la voie au-dessus du terrain mais le fort vent l’empêche et que, si les conditions restent celles qu’ils ont trouvé, ça ne vaut pas la peine d’insister demain « 

  • thomas - 15 mars 2019 à 12 h 25 min

    Merci Anne. Confirmé par Desnivel.

  • nadine - 15 mars 2019 à 14 h 18 min

    à Thomas.
    Je viens de faire le lien que tu nous proposes et voici ce que j’ai cru comprendre. ( je ne parle pas du tout espagnol, j’ai quelques connaissances en italien bien lointaines, mais les langues m’intéressent, alors je lis dans d’autres langues pour puiser quelques infos supplémentaires.

    Actualité 15 mars à 12 H.
    Alex Txikon et le sherpas Chepal, Wallung et Pasang ont atteint le camps 2, dans une dernière intention de faire le k2 en hiver.
    La météo ne semble pas bonne, ciel couvert et vent incommodant. Malgré tout il ont parcouru les 600 m de dénivellé qui les séparait du camp1 ( 600m) au camp 2 (6600m).
    Cela a demandé 2 heures et demi pour parcourir ce chemin. Leur objectif était de continuer l’ascension, mais la météo et plus particulièrement le vent les en a empêché.
    C’est le point culminant qu’à atteint l’équipe dans cette expédition.
    Si la météo n’est pas meilleure demain, ce qui semble être le cas, Txikon a prévenu qu’il serait possible qu’il redescende.
    Si au contraire, la météo s’améliore ; il continueront l’ascension et seront dans la pyramide noire, terrain inconnu par eux en hiver.
    Le sherpa Geljen qui s’est senti mal au camp 1, ne nous a pas accompagné au camp 2. Il est retourné au camp de base.

    Sous toute réserve, mais je pense que le sens est là. Traduction improvisée. J’adore ce genre de situation.

  • Pedro - 15 mars 2019 à 15 h 25 min

    Une vidéo qui montre quelques moments de la tentative de sauvetage sur le Nanga Parbat, avec une impressionnante avalanche : https://www.youtube.com/watch?v=AkfJB7aQ5rI

  • Patrice Lami - 15 mars 2019 à 22 h 24 min

    Un grand Bravo pour le blog depuis l’année dernière je suis contaminé par l’alpinisme…concernant le k2 impressionnant…Merci de me faire découvrir cette passion qui est en moi

  • Pedro - 16 mars 2019 à 3 h 05 min

    @BrunoC: « On peut imaginer la conversation d’Alex avec ses sponsors:
    « Hey Alex, on t’a financé à bloc, t’es blindé de tunes et t’es même pas foutu de grimper plus haut que le camp 3! alors tu va monter fissa et à cloche pied s’il le faut!! Sinon on te dit adieux pour 2020! » 😊

    Je pense que sous la pression des sponsors, beaucoup se sont cassés la gueule en fonçant tête baissée.

    Bonne chance à lui! »

    C’est à peu prés ça… 😉
    Ah ! Malheur au pognon et aux sponsors, sans qui ces expéditions et ces tentatives un peu ridicules n’auraient pas lieu !

  • Gilles - 16 mars 2019 à 6 h 55 min

    Alex grimpe ce matin !
    Espérons que le temps lui permette de dépasser la Black Pyramid ou mieux de nous dire enfin a quoi peut ressembler le shoulder en hiver 😉

    Concernant les sponsors ca doit être délicat pour Alex en ce moment. 3 expéditions hivernales qui ne donnent rien ou presque..

  • Anne - 16 mars 2019 à 11 h 52 min

    Pour bien faire, il faudrait qu’il arrive à dépasser les
    7 526 m d’altitude des Russes cette année, voir plus. Allez Alex.

  • Simon - 17 mars 2019 à 13 h 12 min

    Finalement les faits lui ont donné « raison » et sa stratégie semble la meilleure, en tout cas avec une équipe réduite.
    1) Prendre son temps pour installer le BC le plus confortable possible et tout faire pour avoir une vie supportable.
    2) Attendre comme un damné des fenêtres larges, ne pas prendre le risque de s’épuiser sur des fenêtres trop courtes qui ne permettront que de mettre en place un camps intermédiaire qui s’envolera.
    3) Profiter léger des longues fenêtre, ne pas faire d’esbrouffe.

    J’ignore quelle tactique adopteront les Polonais l’hiver prochain. Leur expé se prépare depuis déjà 6 mois, on peut espérer que leur budget sera bouclé plus vite et qu’ils pourront arriver pas trop tard.

  • Jean-Paul - 18 mars 2019 à 1 h 18 min

    @Simon
    Même si j’admire l’énergie, le panache et les capacités hors normes d’Alex Txikon, je ne vois pas ce qui permet de conclure que « les faits lui ont donné « raison » et sa stratégie semble la meilleure »….
    Depuis le début de cette hivernale au K2, nous nous sommes étonné précisément de la stratégie d’Alex:
    – arrivée très tardive au BC
    – très peu de mouvements vers la zone 6500/7000 qui permet, en plusieurs fois, une acclimatation.
    Je ne vois pas en quoi le final, avec ce baroud sans perspective réel de sommet, et à une semaine du printemps, valide en quoi que ce soit sa « stratégie ».

    « Attendre comme un damné » les longues fenêtres n’a de sens que si on profite des petites pour s’acclimater…
    Même s’il avait eu la fenêtre du siècle en ce mois de Mars, aurait-il eu 2 équipes de 2 grimpeurs acclimatés, pour faire le sommet pour l’une et assurer la descente pour l’autre?
    Non. À moins que j’ai manqué un épisode.
    Le fait qu’Alex puisse rallier le BC à l’ABC ou au camp 1 à la vitesse d’une mobylette est stupéfiant mais ne rassure pas vraiment sur la capacité d’amener 4 gars au niveau du C4 avec un niveau d’acclimatation suffisant pour tenter le sommet.

    D’ailleurs, prenons le problème à l’envers: si je suis le sponsor d’une expédition pour le K2 hiver de l’année prochaine, ai-je vraiment envie de reconduire la stratégie Txikon de cette année ?
    La réponse va de soi.

    Ne pas faire d’esbrouffe est louable en l’absence de résultat, certes. Mais ca ne peut être un objectif en soi.
    Tenter le K2 en hiver, de toute façon, est incompatible avec une véritable humilité. Et c’est tant mieux. Ces gars sont exceptionnels et tentent des choses exceptionnelles. Pas la peine de jouer les faux modestes.

    Par contre, le manque d’initiative sous prétexte de se préserver me semble tout sauf une bonne stratégie si l’on veut réellement le sommet.
    Pour ma part, je pense qu’Alex Txikon n’avait pas réellement l’intention d’ aller au sommet cette année. Pourquoi y est-il allé ? Je n’en sais rien, mais j’ai l’impression que même avec un hiver de 8 mois, il n’aurait jamais été en mesure de tenter le sommet.

    Cela n’enlève rien à mon admiration pour cet athlète impressionnant.
    Bien Cordialement

  • Jean-Paul - 18 mars 2019 à 1 h 27 min

    @Thomas: ouf! Tu n’auras pas à manger ton live!
    Merci encore pour cette année!
    Le K2 en hiver est une histoire, une saga, qui reste à écrire … on compte sur toi!
    Avec amitié.

  • Simon - 18 mars 2019 à 10 h 19 min

    @Jean-Paul

    Je me suis peut être e mal exprimé.

    Pour moi la « réussite » toute relative de Txikon, c’est qu’avec une équipe beaucoup plus petite et des moyens plus restreint qu’une expédition nationale, c’est une quasi-égalité.

    A quoi bon s’acharner comme des russes si c’est pour rester bloqué toujours au même endroit?
    C’est vrai que Txikon n’a pas trop donné l’impression de vouloir aller au sommet cette année, mais je tend à penser que l’attente dans un BC confortable et l’utilisation de peu de fenêtres mais des plus importantes sont la stratégie la plus pertinente.

    Après, peut-être que les Polonais vont me contredire magistralement l’hiver prochain…

  • Jean-Paul - 18 mars 2019 à 11 h 38 min

    @Simon
    Tout à fait d’accord avec toi en ce qui concerne le camp de base. Déjà l’année dernière, je trouvais les moyens réunis sur place très faibles… mais je sais que les budgets sont très difficiles à réunir même pour des expéditions nationales (à l’ancienne).
    Maintenant, il faudrait aussi se demander si les faibles budgets ne sont pas liés aussi au manque de planification global et donc à la faible espérance de succès et donc de retour médiatique.
    Cette année aucune des deux expéditions n’a donné très envie aux sponsors de financer l’année prochaine. Pas par manque de qualité des individus ou par manque de courage des équipes… mais à cause de l’arrivée tardive et d’une mise en place pas vraiment conquérante. Bref c’est le serpent qui se mord la queue!

    Donc oui, constituer un BC le plus confortable possible est essentiel.
    Faut-il pour autant que les grimpeurs s’épuisent à construire des igloo? Je n’en sais rien. Mais ça pourrait être préparé à l’avance dès début Décembre par une autre équipe…
    En revanche, pour les fenêtres de beau temps, je ne suis pas d’accord avec toi pour la raison suivante:
    On sait statistiquement que les belles fenêtres au K2 entre le 15 décembre et le 28 Février sont très rares. Or il en faut au moins une très belle pour enchaîner C3-C4-C3-C4-Top-C4-C3 qui prend mini 4 jours.
    Or pour profiter de cette fenêtre exceptionnelle, il faut être acclimaté et avoir 2×2 gars top niveau déjà suffisamment proches de C3.
    Je ne vois pas comment faire ça sans profiter des petites fenêtres un peu (ou beaucoup) pourries de fin Décembre ou Janvier….
    Bien sûr le risque est de « cramer » les gars avant même d’arriver à cette fenêtre tant convoitée… et aussi que les gars y restent dans une tempête ou dans les avalanches consécutives comme pour Tom et Daniele cette année au Nanga…
    Si c’était simple… ce serait déjà fait!😉

    Mais attendre 3 à 4 très larges fenêtres de beau temps en hiver au K2 revient pour moi à attendre le changement climatique…
    Difficile de motiver de sponsors pour 2020/2021 sur ce programme…😊

    Et enfin merci de ta réponse, je t’ai donné mon avis, mais le tien est certainement aussi valable, voire plus, que le mien! Cordialement.

  • Willy - 18 mars 2019 à 22 h 41 min

    Ça va être pour les Polonais cette affaire !

  • Gilles - 20 mars 2019 à 18 h 35 min

    Un petit graphique a archiver dans un coin en provenance de russianclimb montrant leur progression cet hiver.

    9 jours au dessus de 7000. 18 jours à C2 (6800) ou plus.

    https://twitter.com/russianclimb/status/1107726108491948034

  • Elodie - 20 mars 2019 à 23 h 26 min

    Je m’interroge sur une chose: pourquoi cette année il A été opposé à presque chaque sortie le vent qui aurait été l’élément faisant obstacle à la progression, alors que l’année dernière dans mon souvenir on N’en a jamais entendu parler comme un élément important à prendre en compte ?

  • thomas - 21 mars 2019 à 11 h 05 min

    On en a peut-être moins parlé parce qu’on était occupé à commenter les frasques de Denis et qu’au final, les Polonais ont renoncé parce que les cordes et les camps d’altitude étaient ensevelis sous la neige mais le vent est bien sûr l’ennemi numéro 1 de l’hivernale au K2. Sans vent, ça serait pas drôle d’ailleurs !

  • Jean-Paul - 21 mars 2019 à 17 h 30 min

    Oui Thomas, mais si tu te rappelles bien, ce que tu appelles « les frasques de Denis » étaient liées précisément au vent.
    Avant le sauvetage au Nanga, la grande histoire l’année dernière fut le choix de la voie Cesen par Wielicki. Après Le sauvetage et la pierre sur le nez de Bielecki, tout le monde a déménagé sur la voie des Abbruzes supposée moins exposée…
    Et Denis pas content car perte de temps et son hiver touchait à sa fin… et quand Denis pas content, lui toujours faire ça, lui partir explorer la face Est.
    Tout le monde de dire: face Est = suicide (avalanche et seracs menaçants).
    Mais Denis de dire: face Est en hiver, pas pareil! Froid rend la face plus stable et protégée DES VENTS D’OUEST.
    Donc, le vent était bien le sujet principal pour les choix de voie….
    Enfin moi je l’ai compris comme ça.
    En revanche, pourquoi personne ne cherche à s’associer au Migou pour faire le K2 en hiver…? Là, je n’ai pas d’explication.

  • Nadine - 22 mars 2019 à 14 h 50 min

    Nadine
    À Jean – Paul.
    À Réponse très tardive, Excuses sincères.
    Alors merci pour ta réponse et tes conseils de lecture que je suivrai à la lettre l’hiver prochain. ( j’ ai déjà à coup sur neige et température basse chez moi, y’a plus qu’à acheter les livres.).

    Voilà, je ne suis pas de cette génération qui pianote quotidiennement, mais écoute quotidiennement l’éveil de la nature.
    Ce qui me fascine en premier en Himalaya, c’est justement cette nature en perpétuel mouvement. Ces géants chapeautés, de bleu, de blanc, ou emmaillotés dans la brume, la neige, la glace. La pureté. Ces étendues encore un peu sauvages….

    Ce qui me fascine en second, ce sont ces hommes qui ont l’audace, la fougue, l’enthousiasme et l’ ‘insolence de s’y confronter.

    Ce qui me fascine ensuite ce sont les stratégies, les personnalités, les approches mis en place pour atteindre un rêve.

    Et ce qui me plait bien maintenant, c’est de lire et partager sur ce blog nos différences autour de cette même passion.

  • Jean-Paul - 23 mars 2019 à 0 h 25 min

    @Nadine
    Qu’en termes élégamment choisis ces choses là sont dites.
    Bravo. Sincèrement.
    Pour l’Himalaya, pas un mot à retrancher, ni à rajouter!
    Et pour les hommes et femmes qui s’y risquent, je n’avais jamais pensé à l’insolence. Mais c’est cela.
    Exactement.
    Cette insolence qu’ils payent de leur vie, mais qui nous les rend si humains: prométhéens et sans principe de précaution !
    Vivants, tellement vivants… jusqu’à en mourir.
    Bonne soirée !

  • Gilles - 23 mars 2019 à 13 h 32 min

    Si j’ai bien compris Denis Urubko envoie de belles promesses pour l’année prochaine.

    Acclimatation sur le Broad Peak fin décembre/ début janvier avant de rejoindre l’equipe polonaise sur le K2 !!!

    :schock:

  • Anne - 23 mars 2019 à 14 h 07 min

    Denis, pas Denis, on ne sait pas encore. Certains refusent qu’il revienne dans l’équipe et d’autres non . En Mai, on devrait savoir. Les Polonais ont prévu d’arriver plus tôt, pour être au BC vers le 18/12 et commencer à équiper les camps vers le 21/12. Ils ont prévu 2

  • Anne - 23 mars 2019 à 14 h 14 min

    Ils ont prévu 2 équipes, une qui va préparer les camps 2 et 3, et une deuxième qui arriverait au BC la deuxième semaine de Janvier, après avoir réalisé une acclimatation en Amérique du Sud. C’est ce qu’il prévoit à ce jour, mais bon il faut attendre de voir ce qui va se passer. En tout cas, ils n’ont pas de problèmes de sponsors, ils peuvent effectivement arriver plus tôt. Par contre côté média, ils vont être plus prudents et éviter une trop grande médiatisation afin d’être plus concentrés sur leur objectif.

  • Nadine - 24 mars 2019 à 20 h 13 min

    Nadine
    A Jean – paul
    Oh merci. Comme ce retour est gentil et agréable à mes oreilles. Je suis touchée.
    Tiens dans la foulée, je vais te faire une confidence.
    Ton mini sketch de Denis Urubko et l’hiver au printemps ou quelque chose come ca ( humm ca sonne pas juste ce que je viens d’écrire) j’ai littéralement adoré.
    Cordialement. Denis Urubko. Désormais pour moi, petite madeleine de Proust et rire assuré. À chacun ses remèdes au petites sautes d’humeur.

    Tiens je vais me faire un copier coller, juste pour le plaisir. (mais je ne l’ai pas retrouvé, Kidnappé ? )

    Et puis, il y a eu aussi ton théorème sur le tri des déchets.
    Alors là …. Entre ma méconnaissance des chemins en Himalaya, ma passion démesurée pour les animaux, une conscience écologique bien ancrée et une aptitude à la logique déconcertante et périmée, je me suis perdue.
    Perdue, sans fusée de détresse, pour mieux me retrouver quelques jours plus tard et éclater de rire. La saveur en était plus intense.

    Alors ne change rien.

  • Jean-Paul - 25 mars 2019 à 23 h 25 min

    @Gilles et Anne
    Beau programme en effet pour les Polonais. Là on sent du lourd en préparation. Vivement le live de Thomas!

    J’étais resté sur Urubko pour l’hiver 2021… D’où vient l’info de sa participation sur l’expédition polonaise de 2020?
    Je pense vraiment qu’il est allé sur El Chalten cette année pour préparer et repérer une pre-acclimatation pour l’hivernale du K2. Mais il parlait de 2021… et de toute façon une bonne acclimatation devra se faire plus au Nord.

    Même si c’est mon préféré, je dois reconnaître qu’il est difficilement gérable comme membre d’expédition.
    Je serais surpris de voir les Polonais repartir avec lui. Ou alors imposé par les sponsors… ce qui n’est jamais bon.
    Je pensais plutôt à sa propre expédition d’où les 2 ans nécessaires au montage logistique et financier…
    En savez vous plus?
    Les relations étaient plus que fraîches avec l’Organisation Polonaise…
    Ça me plairait bien mais je n’ose y croire…. 🤔

  • Jean-Paul - 25 mars 2019 à 23 h 39 min

    @Nadine
    Merci de ton indulgence pour mes élucubrations.
    J’ai vu Denis Urubko cet été (été Chilien/Argentin). Il m’a paru tout petit (Je m’imaginais un grand gaillard!) mais grosse présence. Grande aura et intensité impressionnante. Une boule d’énergie. Pas vraiment envie de lui tirer les oreilles pour blaguer…
    À part ça… Il va falloir attendre que la terre fasse un peu de chemin autour du soleil!
    Cordialement à toi.
    Bon printemps à tous!

  • Anne - 25 mars 2019 à 23 h 50 min

    Ca va être chaud l’hiver prochain, car Alex voudrait revenir au K2 avec les alpinistes suivants : Luis Rousseau, Ali Sadpara, des sherpas, Denis Urubko et Simone Moreau. Simone Moro,ne serait pas intéressé; Mais si en plus, il y a une équipe Russe, alors Denis va aller chez les Russes, chez les Polonais, ou chez les Espagnols ? Alex voudrait être aussi chef d’expédition en hivernale au K2. Est ce que ce sera pour l’hiver prochain. Effectivement Denis a indiqué qu’il envisageait le K2 en hiver pour 2021. Il y a beaucoup d’incertitudes pour le moment.

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