Hivernale au K2 : le très gros live 2019

14 janvier 2019 - 215 commentaires

привет ! Hola amigos ! C’est l’hiver et il y a du monde au K2 ! Le très gros live est de retour aux affaires ! Trois Russes, trois Kazakhs et un Kirghize d’un côté. Deux Espagnols, cinq Népalais et trois Polonais de l’autre. Deux équipes, deux hommes forts : Vassily Pivtsov et Alex Txikon. Un seul objectif : la première hivernale au K2. C’est parti !

K2 hivernale 2019

  • Le live
  • Les équipes
  • L’historique
17 févr
Alors que le vent se lève sur le Baltoro, les deux équipes se contentent d’aller faire des dépôts de matériel au camp de base avancé qui se transforme petit à petit en magasin de sport outdoor. Ça va souffler comme il faut jusqu’à la fin de la semaine. Tous aux igloos !
15 févr
Alex annonce aujourd’hui que jeudi, Felix Criado et Ignacio de Zuloaga (coordinateur de l’expédition) ont fait une livraison de matériel vers 6 000 mètres. Sur Twitter, le camp russe s’étonne : « Nos gars n’ont vu personne sur le chemin du camp I hier et toutes les cordes étaient sous la neige. » Ça se tend, les amis, ça se tend… Du coup la météo semble avoir refermé sa fenêtre…
14 févr
Les satellites espions ont repéré quelques mouvements à basse altitude. Konstantin Shepelin et Artem Braun sont en route vers le camp I pour un ravitaillement en gaz et en matériel. Il semblerait que ça s’agite aussi dans les igloos. Radio Londres annonce une courte fenêtre météo dans les jours à venir. Au camp de base, Pivtsov et Txikon se défient du regard sur une musique d’Ennio Morricone. Guerre froide au K2.
12 févr
Repos, repos, repos, en attendant la prochaine fenêtre (ce week-end ?). Posté hier sur Russian Climb, le résumé des quatre derniers jours confirme que les gars espéraient établir le camp III à 7 300 mètres. Malgré un vent modéré et des difficultés techniques pas si importantes, ils ont dû s’arrêter avant… Le K2, en hiver, est une machine à briser des morals.
11 févr
Retour à la base attendu pour les Russes qui ont donc fait un dépôt de matériel au-dessus de la Pyramide noire, à 7 130 mètres. Moins de 400 mètres gagnés en quatre jours d’effort. C’est pas cher payé… De leur côté, les Espagnols ont transporté 100kg de matos au camp I hier. Et maintenant, repos.
10 févr
Les gars ont fait demi-tour après avoir atteint 7 130 mètres. Retour au camp II. Impitoyable K2.
10 févr
Les quatre fantastiques sont dans la Pyramide noire ! 7 054 mètres au pointage de 9h. Le vent à l’air tranquille. Plus que 250 mètres avant d’atteindre l’emplacement du camp III. Le reste du monde est au camp de base. On refait un point après le poulet du dimanche !
9 févr
Pivtsov, Abildaev, Aubakirov et Danichkin sont à 7 000 ! C’est beau ! Tous les autres sont au camp de base. Même Alex qui s’est donc simplement offert un petit sprint jusqu’au camp I.
9 févr
Pendant que vous dormiez, un Alex Txikon de gala a parcouru la distance camp de base-camp I en seulement quatre heures ! Mais là, il redescend vers le camp de base avancé. La cordée Pivtsov, qui a souffert hier pour atteindre le camp II dans le mauvais temps, est partie vers la pyramide noire ! 6 816 mètres au dernier pointage ! Le tracker d’Artem Braun grimpe, lui, en direction du camp de base.
8 févr
Point du soir (+4 heure au Pakistan), bonsoir : La cordée Pivtsov est au camp II à 6 700 mètres. La cordée de soutien est redescendue au camp de base avancé sans avoir atteint le camp I. Pourquoi ? Mystère… Pawel Dunaj est, lui, carrément reparti au camp de base après avoir fait demi-tour à 5 600. Pourquoi ? Deuxième mystère… (Mise à jour : mystère levé, le temps était pourri.)
8 févr
Le soleil brille, les traceurs GPS s’affolent, les curseurs frétillent : ça grimpe au K2 ! Les Russes, qui avaient anticipé, devraient passer les 7 000 mètres aujourd’hui ou demain, puis établir un camp III vers 7 300 mètres. Toujours la même stratégie : une cordée de pointe avec Pivtsov et une de soutien un peu plus bas. Les Espagnols ont envoyé Pawel Dunaj (et peut-être les Sherpas) en éclaireur. Il devrait être au camp I ce soir.
7 févr
Les Russes sont aux avant-postes ! La cordée de pointe est au camp I, l’autre au camp de base avancée. En route vers le camp III ! Sauf que tout ce joli petit monde est bloqué dans les tentes par un vent à décorner les yacks… Une information de premier ordre vient de tomber : grâce à un nouveau sponsor, trois grimpeurs kazakhs vont venir renforcer l’équipe : Ildar Gabbasov, Ahat Smailob et Amaner Temirbaev. Arrivée à Islamabad prévue dans deux jours.
6 févr
Pivtsov, Aubakirov, Danichkin et Abildaev ont passé la nuit au camp de base avancé. Braun, Shepelin et Muraviov vont les y rejoindre dans la journée. Pendant que les Russes se placent en première ligne pour anticiper le créneau météo, les Espagnols préparent les tapas et la sangria pour le repas de ce soir. Deux équipes, deux stratégies.
5 févr
En attendant le retour du grand beau (vendredi ?), revenons un peu sur les grandes réalisations russes en Himalaya. Il y a bien sûr les deux coups de maître : la face sud du Lhotse en 1990 et la face nord du Jannu en 2004. Mais on leur doit aussi la première traversée du Kangchenjunga en 1989, et de nouvelles voies au Lhotse Middle en 2001, dans la face nord de l’Everest en 2004 ou encore dans la face ouest du K2 en 2007. L’ensemble manque un peu de dentelle et de style alpin mais, c’est un fait, le Russe adore les grands problèmes ! T’as entendu petit K2 ?
4 févr
Dans le mauvais temps, Danichkin, Muraviov et Shepelin remettent un peu d’ordre dans les cordes qui équipent le pied de la voie. Les Espagnols, eux, ont choisi de ne pas gaspiller d’énergie et attendent le retour du soleil. Rangez le pop-corn, le summit push n’est pas pour demain…
3 févr
Mikhail Danichkin, Dmitry Muraviov et Konstantin Shepelin se font un petit aller-retour au camp de base avancé ajourd’hui. On prépare la prochaine sortie en transportant un peu de matos. Les prévisions météo sont bof-bof pour les jours à venir mais le Russe traque le créneau !
1 févr
Finalement Marek Klonowski ne reviendra pas au K2. Son angine est plus grave que prévu et il doit se faire soigner correctement. Morceaux de vie au camp de base : Mikhail Danichkin soigne sa toux pendant que Tursunali Aubakirov aiguise ses crampons. Attention à l’ennui, cet ennemi redoutable, capable d’éteindre le plus motivé des hommes. De l’action, vite !
31 janv
Pawel Dunaj est allé passer la nuit en solo au camp I et est en train de redescendre. Pour les autres, c’est toujours repos au camp de base. D’après les différentes déclarations que l’on peut lire ici ou , Russes et Espagnols ne se parlent pas. Chacun fait sa vie de son côté. Je précise que pour que ce live ne deviennent pas un inextricable fouillis, je ne relate ici que les faits principaux. Le reste, on en parle dans les commentaires.
30 janv
Après avoir posé le camp II à 6 800 mètres hier, les Russes redescendent au camp de base prendre un repos bien mérité. Pas évident de savoir où en sont les Espagnols. Ils sont a priori montés jusqu’à 6 700 lundi et depuis, le traceur d’Alex est au camp de base. Marek Klonowski est parti se faire soigner une angine à Skardu mais il a prévu de revenir sous peu.
29 janv
Echange un peu tendu sur Twitter hier entre la porte-parole russe et Alex qui a finalement annoncé avoir atteint 6 700 mètres : « Il n’y avait personne à 6 700 ! Ils ont atteint 6 500. » Avec ces deux équipes sur la même voie, je sens que ça pourrait finir en pugilat… Toute l’équipe Txikon est au camp de base. Je ne comprends pas trop leur stratégie d’acclimatation. Vasso (le petit surnom de Pivtsov) et ses gars sont toujours dans la paroi et espèrent atteindre 7 000 mètres prochainement. Météo toujours ok.
28 janv
Hier, Waldemar Kowalewski, l’un des trois Polonais de l’équipe Txikon, a pris une pierre sur le bras. Rien de très grave a priori mais il rentre à la maison. Une cartouche en moins pour les Espagnols… Après être montés jusqu’à 6 600 mètres, les Russes vont passer la nuit à 6 500 pour parfaire leur acclimatation. D’après son traceur GPS, Txikon est monté à 6 500 mais il est désormais sur le chemin du camp de base. Pour l’acclimatation, c’est moins bien…
27 janv
Il y du monde sur l’autoroute des Abruzzes ! Les Russes ont atteint le pied de la cheminée House à 6 500 mètres. Les Espagnols qui installent leur propre ligne de cordes fixes, sont légèrement en-dessous. Demain, on continue vers le haut. La météo est ok, tout roule au K2 !
26 janv
Les évènements du Nanga Parbat, c’était il y a un an… C’est le moment d’avoir une petite pensée pour Tomek Mackiewicz. Sachez qu’un livre sur sa vie vient de sortir en Pologne : Czapkins, signé Dominik Szczepanski. Au K2, si l’on en croit son traceur GPS, Alex Txikon est actuellement à l’oeuvre sur l’arête des Abruzzes. Il semblerait que la raison ait parlé. Les Russes sont au camp I, comme prévu.
25 janv
Pour mémoire, l’année dernière, Denis Urubko avait milité pour cette fameuse face est qu’il jugeait plus à l’abri des redoutables vents d’ouest (lire sur explorerweb.com). Certains d’entre vous en avaient d’ailleurs discuté dans les commentaires du live, le 26 février. C’est intéressant de se replonger dedans aujourd’hui.
25 janv
Branle-bas de combat au K2 ! Les Espagnols sont partis étudier les différentes possibilités offertes par la face est tandis que les Russes iront au camp de base avancé cet après-midi. Leur programme pour les jours à venir : déplacer le camp I à 6 200 mètres, installer un camp II à 6 700, puis aller voir un peu plus haut. Ça devrait nous amener jusqu’à lundi.
24 janv
Personne ne bouge aujourd’hui. Les Russes devaient repartir pour une sortie de cinq jours mais ils ont des soucis avec leurs équipements électroniques qui refusent de se charger. Ils reportent leur départ à demain. Pas de nouvelle des Espagnols… la trace GPS n’a pas bougé du camp de base. Pendant ce temps-là, la météo est parfaite…
23 janv
Cette fois les Espagnols sont partis ! Et il semblerait même qu’ils soient déjà revenus ! Ils sont visiblement allés faire un dépôt de matériel au camp de base avancé, au pied de la voie des Abruzzes. Peut-être ont-ils aussi jeté un œil du côté de l’arête nord-est… Alors, Abruzzes avec les Russes ou voie américaine ? On devrait bientôt en savoir plus !
22 janv
Finalement les Espagnols ne bougent pas aujourd’hui. Pas plus d’info… A force de dire « Mañana », cette hivernale va se terminer au mois de juillet… En attendant, je me suis renseigné un peu sur Vassily Pivtsov, le Kazakh aux quatorze 8 000.
22 janv
Retour au camp de base pour les Russes. Ils confirment que le vent leur a fait passer une sale nuit au camp I mais la voie est désormais équipée jusqu’à 6 300 mètres ! C’est au tour des Espagnols d’aller en première ligne. Météo Karakoram annonce une très belle fenêtre pour les prochains jours. Vamos !
21 janv
Alors que leurs amis espagnols sont bien au chaud dans leurs igloos, les Russes triment dans le vent. Ça a visiblement soufflé comme il faut sur le K2, hier… mais après une nuit au camp I, Pivtsov et sa bande sont repartis vers le haut ce matin. Objectif camp II !
20 janv
Il est temps d’évoquer la botte secrète d’Alex Txikon : l’igloo. D’après lui, la vie y sera bien plus douce que dans les tentes glaciales ouvertes aux 1 000 vents. Ça vaut aussi pour les camps d’altitude. Pendant que les Espagnols jouent aux architectes de la banquise (quelques images ici), Pivtsov, Aubakirov, Danichkin et Abildaev sont partis équiper la voie entre le camp I et le futur camp II.
19 janv
Les Russes ont déjà installé un camp I à 5 900 mètres où quatre d’entre eux vont passer la nuit avant d’essayer d’aller plus haut demain. L’équipe entière était à l’œuvre dans la voie aujourd’hui : « Il faut profiter de chaque jour de beau temps » disent-ils. Les Espagnols, eux, n’ont finalement pas bougé aujourd’hui.
18 janv
En attendant son entrée en scène, je vous propose de faire un peu mieux connaissance avec Alex Txikon dont j’ai brossé le portrait pour Montagnes Magazine. Cet homme-là arrache des arbres à mains nues !
18 janv
Hier, six Russes ont rejoint le camp de base avancé, juste au pied de l’éperon des Abruzzes. Ce matin, Vassily Pivtsov est parti vers le camp I avec une petite cordée. Au dernier pointage, ils étaient rendus à 5 600 mètres. Les Espagnols poursuivent leur installation au camp de base et devraient passer à l’action à partir de demain. Sur quelle voie ? On verra bien…
16 janv
Ça y est, Txikon et sa troupe viennent d’arriver au camp de base où il ne manque donc plus que Waldemar Kowalewski qui doit se trouver quelque part entre Askole et Urdukas. Pour les accueillir, le K2 a sorti sa plus vilaine météo… On en profite pour défaire les cartons avant d’attaquer les choses sérieuses. Mais avant de filer comme des dingues vers le sommet, il va falloir s’acclimater, tranquillement.
15 janv
Comme l’année dernière, d’autres hivernales sont en cours sur des 8 000 : Simone Moro est au Manaslu avec Pemba Gyalje Sherpa tandis que Daniele Nardi et Tom Ballard sont au Nanga Parbat pour une tentative en style alpin sur l’éperon Mummery. Ces deux-là ont déjà atteint le camp 3 à 5 700 mètres. On va surveiller ça de très, très, très près…
15 janv
La nouvelle vient de tomber sur les écrans, un troisième Polonais est en train de rejoindre l’équipe espagnole. C’est Waldemar Kowalewski. Il était au sommet de l’Everest en 2014 et il a réussi le Lhotse et le Broad Peak en 2017. #K2dlaPolakow ? En attendant, quatre membres de l’équipe russe sont déjà partis vers le camp de base avancé ce matin.
14 janv
Les Russes ont prévu d’emprunter l’itinéraire classique des Abruzzes mais les Espagnols sont un peu indécis. L’option Abruzzes est envisageable mais la voie américaine de 1978 les tente bien. Cette année-là, les Américains emmenés par Jim Whittaker, avaient réussi la troisième ascension du K2 en escaladant la longue arête nord-est puis en traversant la face est pour rejoindre le haut de la voie des Abruzzes.
14 janv
Si tout le monde est d’accord, on va donc s’autoriser « les Russes » pour parler des russo-kazakho-kirghizes et « les Espagnols » pour les hispano-népalo-polonais. Sinon on va y perdre notre latin…
14 janv
Les Russes sont donc arrivés aujourd’hui au camp de base où l’on attend toujours les Espagnols. Pourquoi arrivent-ils si tard alors que l’hiver est déjà bien commencé ? Les Russes ont visiblement eu beaucoup de mal à financer leur expédition qui a été amputée de plusieurs membres juste avant le départ. Idem pour Marek Klonowski, l’un des deux Polonais de l’équipe Txikon, qui était incertain jusqu’au dernier moment. Ceci explique sûrement cela.
14 janv
C’est une véritable tour de Babel qui est en train de s’intaller au camp de base du K2 : seize alpinistes de six nationalité différentes, répartis dans deux équipes. J’ai détaillé les compos dans l’onglet « Les équipes » mais pour faire court, nous avons « les Russes » du tsar Vassily Pivtsov (qui est Kazakh) et « les Espagnols » d’Alex Txikon, El matador. Seront-ils rivaux ou alliés ? Il est trop tôt pour le savoir mais normalement, après quelques semaines à se les geler dans un camp de base moisi en attendant une fenêtre météo qui n’arrive pas, tu finis par te faire la gueule. C’est pas scientifique mais presque.
14 janv
Tout d’abord, sachez que si deux Polonais se sont glissés in extremis dans l’équipe de Txikon, le gros de la troupe, estampillé PZH (Comité de l’alpinisme hivernal polonais), reviendra tenter sa chance l’année prochaine si besoin. Avec Adam Bielecki ? Probablement. Avec Denis Urubko ? Peut-être…
14 janv
Nous nous étions quittés un peu déçus l’année dernière… et puis on s’était dit rendez-vous dans un an. Je suis là. Et vous amis passionnés, vous êtes là ? Une partie des nouveaux prétendants vient d’arriver au camp de base et l’autre va suivre d’ici deux jours ! Mais qui sont-ils ces nouveaux prétendants ? On a tout le temps de faire connaissance.

Les Russes :

A droite de la chaise, une équipe russo-kazakho-kirghize emmenée par le Kazakh Vassily Pivtsov, 43 ans, qui devint, en 2011, le 26ème alpiniste à avoir gravi les quatorze 8 000 (il a sucé un peu d’ox à la descente de l’Everest mais c’est tout). Il était de la tentative hivernale au K2 en 2002/2003. A priori, un mec plutôt solide. L’organisation de l’équipe sera assurée par le Russe Artem Braun qui malgré un petit tour au Kangchenjunga et au Manaslu en 2014 n’a pas une grande expérience à 8 000 mètres.

Ils devaient être 11 au départ mais quatre d’entre eux ont finalement dû renoncer à cause de soucis financiers. Roman Abildaev, Tursunali Aubakirov, Mikhail Danichkin, Dmitry Muraviov et Konstantin Shepelin sont les cinq autres membres de cette équipe que nous appellerons, par un répréhensible souci de simplification, « les Russes ». Ils ont tous gravi quelques jolis 7 000 russes mais n’ont pratiquement aucune expérience en Himalaya.

Ceux qui veulent faire plus ample connaissance peuvent consulter le site officiel de l’expédition.

Les Espagnols :

A la gauche de la chaise, une expédition hispano-népalo-polonaise* emmenée par le très beau Alex Txikon qui, en 2016, était au sommet du Nanga Parbat pour la première hivernale. Il a passé les hivers 2017 et 2018 à l’Everest d’où il est revenu mi-yéti, mi-polonais. Cet homme-là est incontestablement celui de la situation. Il a également fait trois tentatives estivales au K2 en 2004, 2011 et 2013. Pour cette dernière expédition, il était accompagné de Felix Criado, espagnol lui aussi, qui sera de nouveau à ses côtés au K2 cet hiver. Criado, 55 ans, a fait plusieurs tentatives à l’Everest, à l’Annapurna ou encore au Manaslu, mais toujours au printemps.

Alex Txikon a bien insisté pour qu’on les présente comme de vrais alpinistes et non pas comme des vulgaires porteurs sans nom : Chhepal, Geljen, Nurbu, Halung et Pasang sont les cinq Népalais qui l’accompagneront là-haut. Ils étaient avec lui les hivers précédents à l’Everest. Un Népalais au sommet du K2 cet hiver ? Plus de 60 ans après Tenzing Norgay à l’Everest, l’idée ne manque pas de charme, même si le K2 n’est pas au Népal.

Etait-il possible de tenter une hivernale au K2 sans Polonais ? Il faut croire que non. Paweł Dunaj et Marek Klonowski se sont glissés dans l’équipe Txikon à la dernière minute. Le célèbre hashtag #K2dlaPolakow refait surface, c’est merveilleux ! Pawel et Marek ont participé à diverses tentative hivernales au Nanga Parbat mais leur nationalité suffit à en faire des prétendants au sommet.

Le 15 janvier, on apprenait qu’un troisième Polonais rejoignait l’équipe de Txikon. Il s’agit de Waldemar Kowalewski, solide himalayiste qui a réussi l’Everest en 2014, puis le Lhotse et le Broad Peak en 2017.

* Par le même souci de simplification évoqué plus haut, nous les appellerons « les Espagnols ».

Bonne chance ! удачи Buena suerte ! शुभकामना Powodzenia !

Les précédentes tentatives hivernales au K2

1987/1988 :
Treize Polonais, sept Canadiens et quatre Britanniques dirigés par la légende Andrzej Zawada font une tentative sur l’éperon des Abruzzes. Début mars, Leszek Cichy, Krzysztof Wielicki, Roger Mear et Jean-Francois Gagnon atteignent le camp III à 7 300 mètres mais sont repoussés par le vent violent.

2002/2003 :
Krzysztof Wielicki prend la tête d’une équipe composée de quatorze grimpeurs polonais, kazakhs, ouzbeks et géorgiens parmi lesquels on retrouve Vassily Pivtsov. Objectif : l’arête nord. Une tentative sommitale est lancée le 21 février par Marcin Kaczkan et Denis Urubko qui renoncent après une nuit dantesque au camp IV dans une minuscule tente de bivouac. L’altitude de 7 650 mètres atteinte par cette expédition est à ce jour le record en hiver.

2011/2012 :
Tentative russe sur l’éperon des Abruzzes. Après avoir fixé des cordes jusqu’à 7 200 mètres, les alpinistes sont repoussés par des vents violents qui les obligent à faire demi-tour le 2 février. Vitaly Gorelik meurt d’une pneumonie au camp de base le 6 février. L’expédition prend fin sur cette tragédie.

2017/2018 :
Rocambolesque tentative polonaise dirigée par le vétéran Krzysztof Wielicki. Après avoir fait une tentative sur la voie des Basques, les Polonais déménagent sur l’éperon des Abruzzes début février. Le 26 février, refusant d’écouter les consignes, Denis Urubko atteint 7 600 mètres en solitaire. Le reste de l’équipe renoncera début mars en raison du vent qui a ravagé les camps d’altitude et des conditions avalancheuses. L’expédition restera surtout historique grâce au sauvetage d’Elisabeth Revol au Nanga Parbat. Voir le live de cette expédition.

Les treize précédentes hivernales sur les autres 8 000

Pour le détail, lire l’article Quatorze 8 000, treize hivernales.

Everest :
Leszek Cichy et Krzysztof Wielicki – 17 Février 1980

Manaslu :
Maciej Berbeka et Ryszard Gajewski – 12 Janvier 1984

Dhaulagiri :
Jerzy Kukuczka et Andrzej Czok – 21 Janvier 1985

Cho Oyu :
Maciej Berbeka et Maciej Pawlikowski – 12 Février 1985

Kangchenjunga :
Jerzy Kukuczka et Krzysztof Wielicki – 11 Janvier 1986

Annapurna :
Jerzy Kukuczka et Artur Hajzer – 3 Février 1987

Lhotse :
Krzysztof Wielicki – 31 Décembre 1988

Shishapangma :
Simone Moro et Piotr Morawsky – 14 Janvier 2005

Makalu :
Simone Moro et Denis Urubko – 9 Février 2009

Gasherbrum II :
Simone Moro, Denis Urubko et Cory Richards – 2 février 2011

Gasherbrum I :
Adam Bielecki et Janusz Golab – 9 mars 2012

Broad Peak :
Adam Bielecki, Artur Małek, Maciej Berbeka et Tomasz Kowalski – 5 mars 2013

Nanga Parbat :
Simone Moro, Alex Txikon et Ali Sadpara – 26 février 2016

215 Commentaires

  • Pedro26 - 14 janvier 2019 à 12 h 46 min

    Super ! 🙂

  • Olivier - 14 janvier 2019 à 13 h 05 min

    J’ai suivi avec passion le live de l’année dernière. Merci de remettre cela cette année, en espérant un succès.

  • Pedro26 - 14 janvier 2019 à 13 h 18 min

    Oui oui, on est bien là !
    Moi, j’ai fait comme tu nous a demandé : se reposer ce week-end pour être fin prêt ! 🙂

    Ça va être passionnant encore cette année grâce à ton blog, Thomas, merci !

    Et je vois que tu as déjà publié plein d’infos très intéressantes et pertinentes (onglet « Les Equipes »), avec toujours ton style d’écriture vraiment savoureux…
    Super ! 🙂

    Et d’accord aussi pour dire « les Russes » et « les Espagnols », pour simplifier…

  • Simon - 14 janvier 2019 à 13 h 20 min

    Le retour!
    Une alliance des cordées pour le push final? Clairement, ça serait le scénario idéal et homérique de cette hivernale. Mais bon, je ne bouderai pas mon plaisir si une seule équipe réussira l’impossible.

  • Jean Philippe - 14 janvier 2019 à 13 h 24 min

    A suivre donc cette double ascension. Bravo pour ton blog toujours très documenté et tes commentaires précis et humoristiques. En attendant avec impatience ton livre en mars. Donne l info dès qu il sera sorti.
    Merci.

  • Martine Basset - 14 janvier 2019 à 13 h 27 min

    Bonjour,

    Quel était le livre de l’année dernière. J’aimerais l’acheter. Merci beaucoup. Bien cordialement

  • Florence - 14 janvier 2019 à 13 h 28 min

    Bonjour à tous ! Oui !!! On est là. Merci beaucoup pour ce suivi à nouveau. Reparti pour une nouvelle aventure !

  • Pedro26 - 14 janvier 2019 à 13 h 30 min

    Y’a un livre ?
    Où ça ?

  • brunoc - 14 janvier 2019 à 13 h 34 min

    Ils n’y arriveront pas ou alors gros coup de pot pour une fenêtre météo avant 1 mois max.

  • Bruno - 14 janvier 2019 à 13 h 35 min

    Vu d’ici cette expédition hivernale sur le K2 fait peur. Chapeau bas aux différents protagonistes ! Ça va être… FROID 😱

  • Dan5974 - 14 janvier 2019 à 13 h 35 min

    Cool trop contente de te lire de nouveau…merci

  • thomas - 14 janvier 2019 à 13 h 46 min

    Je suis content de vous revoir les amis !

    Il y a effectivement un livre en préparation mais pas sur l’hivernale de l’année dernière (enfin, pas que). Je vous reparle de ça bientôt!

  • lainé - 14 janvier 2019 à 13 h 59 min

    Bonjour à tous!

    Présent et au taquet!

    Fabrice

  • Willy - 14 janvier 2019 à 14 h 13 min

    Je suis prêt j ai froid aux pieds

  • Anne - 14 janvier 2019 à 15 h 09 min

    Dommage qu’ils partent en expédition tardivement à cause des finances…..mais l’aventure ne fait que commencer !

  • Philippe - 14 janvier 2019 à 15 h 32 min

    Allons suivre de très près cette expé. Merci pour les info.

  • Fred - 14 janvier 2019 à 16 h 28 min

    Merci pour ce live !
    C’est le top. Si je comprends bien la météo, temps pourri au sommet à -40° vent fort et neige, jusqu’au 23 janvier au moins.
    ‘seulement’ -20° à 6000m…
    J’ai froid rien que de l’écrire !

  • Pedro26 - 14 janvier 2019 à 18 h 13 min

    @Fred : oui, mais on a encore bien le temps !

    On n’en est pas encore à scruter les fenêtres météo, patience !
    Ça viendra…

  • Anne et Jean-Marc - 14 janvier 2019 à 21 h 53 min

    Thomas, vous nous avez sacrément manqué! On reste encordés maintenant!!!!

  • Géraldine - 14 janvier 2019 à 21 h 54 min

    Je me réjouis de retrouver ce live, si bien animé et documenté.

  • IsabelleC - 14 janvier 2019 à 22 h 12 min

    Trop bien ce live qui reprend!! J’ai suivi avec passion celui de l’an dernier et ai été contaminée par le virus de l’alpinisme , la haute montagne, la froidure et le vent!

  • Yogifab - 14 janvier 2019 à 22 h 37 min

    Yeaaah le live est de retour !!
    J’vais de ce pas lire les’ presentations!

    Le livre va sortir pendant l’hiver ou après le 1er mars ?!

  • Tejay - 15 janvier 2019 à 2 h 14 min

    Yes! C’est reparti pour un tour. Merci Thomas pour ce très gros live version 2019 et accessoirement merci aux alpinistes un peu givrés! Hâte que ça grimpe!

  • Maitio - 15 janvier 2019 à 4 h 00 min

    Très sympa le concentré d’infos sur ta page !
    Sinon, je pense que l’expé de Txikon se considère plus basque qu’espagnole, mais bon 😉

  • Anne - 15 janvier 2019 à 12 h 10 min

    Quelle différence y a t-il entre la voie des Abruzzes et la voie américaine de 1978 ? Est ce que l’on peut retrouver une image de ces différents itinéraires ?
    Super ton blog, on a des infos concises et précises. Merci Thomas .

  • thomas - 15 janvier 2019 à 12 h 53 min

    Cette page du site explorersweb.com montre une vue de dessus du K2. La voie n°1 est celle des Abruzzes, la n°2 est la voie des Basques, d’abord tentée par les Polonais l’année dernière. La voie américaine est la n°10. Elle emprunte la longue arête nord-est avant de rejoindre la voie des Abruzzes sous le sommet.

  • Jeannot - 17 janvier 2019 à 13 h 15 min

    Bonjour à tout le monde !!
    J’ai suivi avec passion le très très gros live 2018.
    Merci Thomas de nous faire vivre la suite de ces aventures
    Bravo pour ce blog fantastique !!!

  • Thomas - 17 janvier 2019 à 19 h 20 min

    Classe les infos dommage que urubko ne soit pas présent..Force à eux je vais suivre

  • Gérald - 18 janvier 2019 à 20 h 19 min

    Je me réjouis de suivre ces aventures…
    Dans le menu Historique, tu mentionnes 4 tentatives du K2 en hiver, mais j’ai lu que Renato Casarotto avait fait une tentative en hiver 1978 par la face Sud.

  • Pedro - 19 janvier 2019 à 1 h 57 min

    Bien vu, Gérald !

    « Pendant l’hiver 1978, il tente et échoue (juste après l’expédition Messner) l’ascension de la Magic Line (éperon sud-ouest) du K2 et l’ascension du Makalu. » (Wikipédia)

  • thomas - 19 janvier 2019 à 8 h 58 min

    Je suis très sceptique sur cette tentative supposée de Casarotto. Outre ces quelques lignes sur Wikipédia (dont il faut toujours se méfier), j’ai également trouvé une mention laconique dans ce numéro de Vertical (fichier pdf) datant de l’automne 2014 (il faudrait retrouver l’auteur de l’article). Casarotto n’était certes pas le premier venu mais la Magic Line, en hiver et en solo (?) en 1978 ? Tout cela me parait bizarre… Il est peut-être simplement allé jeter un œil à la voie en vue de la tentative de l’été suivant avec Messner, mais s’il avait fait une vraie tentative, à mon avis, on aurait plus d’info.

  • Pedro - 19 janvier 2019 à 10 h 15 min

    Ben qui sait ?
    On y était pas non plus, en 1978…
    Et il n’y avait pas internet à l’époque…

  • Gérald - 19 janvier 2019 à 15 h 38 min

    Merci Thomas pour tes infos. C’est exactement cet article de Vertical que j’avais lu…

  • Anne - 20 janvier 2019 à 10 h 36 min

    Joli ! l’igloo d’Alex Txikon. Il parait qu’il a avec lui spécialiste des igloos.S’ils en installent sur les différents camps, cela risque de leur prendre du temps, mais plus safe.

  • Pedro - 21 janvier 2019 à 17 h 30 min

    « mais après une nuit au camp I, Pivtsov et sa bande sont repartis vers le haut ce matin. Objectif camp II ! »

    Retour prévu au CB aujourd’hui.
    Ils ne perdent pas de temps, ces « Russes », malgré le froid et le vent !
    C’est bon signe, à mon avis !
    Et quand la machine « Espagnole » va se mettre en route aussi, va y’avoir de la corde fixée à mon avis…

  • Pedro - 21 janvier 2019 à 22 h 00 min

    « L’équipe a besoin de repos, donc seulement de courtes nouvelles, plus de détails demain : toute l’équipe dans le camp de base. Ils sont en bonne santé. C’était l’ouragan cette nuit-là. Les tentes ont survécu – Red Fox cave 4. « hier on n’ a pas descendu, parce qu’ on était sûr que ce ne sera pas les vents forts à 6000. H aujourd’ hui on a fixé des cordes jusqu’ à 6300 m »

  • Aïoli - 23 janvier 2019 à 8 h 02 min

    Cette fois ci, les Espagnols sont bêles et bien parti. À 08h française ils semblent être au niveau de la rimaye au pied de la voie des Abruzzes.

  • Aïoli - 23 janvier 2019 à 8 h 04 min

    Bels et bien, pu**** de correcteur automatique.

  • Proto - 23 janvier 2019 à 16 h 04 min

    En tout cas en 1979 l’expedition Francaise a la Magic Line n’a trouve aucune trace de tentative precedente au dessus du col negrotto. Donc si Casarotto l’a tentee a l’hiver 1978 il n’est pas alle bien loin …

  • Anne - 24 janvier 2019 à 16 h 35 min

    Voilà ce que c’est que de faire des igloos plus confortables que les tentes!
    Du coup, ils n’ont plus envie de sortir, et en comparaison à l’hiver dernier, je n’ai pas vu une météo aussi bonne sur une longue période, mais bon …..faut qu’ils se reposent sans doute.

  • Pedro - 24 janvier 2019 à 21 h 18 min

    « En attendant, je me suis renseigné un peu sur Vassily Pivtsov, le Kazakh aux quatorze 8 000. »

    Bon boulot !
    A voir aussi sur C2C en complément, 10 jours avant :

    https://forum.camptocamp.org/t/k2-le-dernier-8000-de-l-hiver/234497/84

  • Anne - 25 janvier 2019 à 9 h 50 min

    Ah ça y est, ça bouge pour les deux équipes.Les Russes continuent dans la voie des Abruzzes, et Alex va jeter un oeil vers l’est . Just for a look.

  • brunoc - 25 janvier 2019 à 14 h 42 min

    La voie normal si elle est exposée aux chutes de pierres bin c’est pas mieux à l’Est. Faut arrêter de fabuler avec la face Est, c’est bardé de séracs la haut. A la rigueur, la face Nord semble + safe et plus directe, mais plus froide aussi et plus exposée aux vents. Quant à la face Ouest ce n’est qu’une successions d’emmerdes. Non, ce K2 en hiver c’est voix normale ou rien du tout.

  • thomas - 25 janvier 2019 à 15 h 12 min

    Il semblerait effectiment qu’à part Denis Urubko (Et donc peut-être Alex Txikon), tout le monde soit ďaccord avec toi. L’énorme barrière de séracs à 8 000 mètres est trop flippante. L’expédition de Greg Child et Doug Scott qui a tenté sa chance en 1987 a vite fait demi-tour, jugeant l’affaire « suicidaire ».

  • Pedro - 26 janvier 2019 à 17 h 49 min

    @Brunoc : « Non, ce K2 en hiver c’est voix normale ou rien du tout. »

    C’est bien possible, mais cela ne fait jamais de mal non plus de penser un peu « out of the box », de prendre du recul et voir les conditions du moment sur la montagne, AMHA.
    Et puis sinon, c’est moins marrant… 😉

  • Yogifab - 27 janvier 2019 à 9 h 44 min

    Les russes n’ont pas mis leurs traceurs GPS public?

  • Anne - 27 janvier 2019 à 12 h 07 min

    Oui cela serait intéressant d’avoir les deux traçeurs en parallèle.
    Une question d’une néophyte en alpinisme : Les Russes ayant pris de l’avance sur Alex, ils ont donc équipé la voie, ce qui veut dire que pour Alex, c’est plus facile, Est ce que je me trompe ?

  • thomas - 27 janvier 2019 à 19 h 25 min

    Le traceur des Russes est pour l’instant top secret, m’a-t-on dit. Alex a précisé qu’ils installaient leurs propres cordes fixes. Les deux expéditions avancent donc en parallèle mais quand les choses sérieuses vont commencer, ça sera sûrement une autre histoire.

  • elodie - 28 janvier 2019 à 14 h 20 min

    Questions de novice en la matière:
    Pourquoi les deux expé prennent autant de temps à installer leur BC et en particulier, pourquoi les espagnols ont mis autant de temps avant de commencer à décoller? Ne perdent ils pas du temps pour aller s’acclimater, monter les camps suivants, alors même que la météo est de leur côté?
    Et finalement, ces expéditions ne sont elles pas beaucoup plus faciles qu’avant, sachant qu’il y a encore des cordes fixes des précédentes qui n’ont pas été enlevées et qui peuvent être utilisées?

  • thomas - 28 janvier 2019 à 14 h 52 min

    Les Espagnols ont effectivement mis beaucoup de temps à décoller et ont passé beaucoup de temps à construire leurs fameux igloos. D’un autre côté, on sait qu’il est très compliqué de passer plus de deux mois dans ce genre d’endroit en cette saison. Les conditions sont très rudes. On peut donc imaginer que Txikon a prévu de prendre son temps pour faire une installation confortable et qu’il envisage de rester jusqu’au 21 mars s’il le faut.
    Concernant les vieilles cordes fixes, chaque expédition profite de celles de l’année précédente tout en rééquipant la voie. Les Polonais en avaient aussi profité l’année dernière. Il y a eu énormément de monde cet été au K2 (une soixantaine de summiters), il doit donc effectivement y avoir ce qu’il faut cet hiver en terme de cordes.

  • brunoc - 28 janvier 2019 à 16 h 03 min

    Entre l’installation des cordes fixes et des tentes d’altitudes, on assiste toujours a beaucoup de tractations secrètes au CB entre cordées. La moralité est souvent inversement proportionnelle à l’altitude gagnée sur le vide.

    En attendant, j’ai l’impressions que les russes ont appris de leurs mauvaises expériences passées, qu’ils ont compris que moins ils passent de temps sur la montagne, plus ils ont une (petite) chance d’aller au bout. Un bon point à eux.

    Quant aux spanishs, bon courages à eux pour la construction de leurs iglous dans les camps supérieurs, jamais entendu parler d’une histoire aussi grotesque ✌

  • Anne - 28 janvier 2019 à 18 h 18 min

    Le nombre de cordes qu’il doit y avoir sur ce K2 ! Bon on suit cela de très près.

  • Pedro - 29 janvier 2019 à 2 h 28 min

    @brunoc: « Entre l’installation des cordes fixes et des tentes d’altitudes, on assiste toujours a beaucoup de tractations secrètes au CB entre cordées. La moralité est souvent inversement proportionnelle à l’altitude gagnée sur le vide. »

    Hé hé… Mais c’est normal, ça !

    @brunoc: « Quant aux spanishs, bon courages à eux pour la construction de leurs iglous dans les camps supérieurs, jamais entendu parler d’une histoire aussi grotesque ».

    On verra, on n’en est pas là, encore…
    Rien de bien « grotesque », pour l’instant…

    C’est après le C4 que les choses commencent, et on en est loin…

  • Fabrice - 29 janvier 2019 à 13 h 24 min

    Bonjour,
    Pouvez vous en dire plus sur l’ascension par la face Est. A t’elle déjà était réalisée? Où se trouve cette fameuse voie? Je ne vois pas grand chose la dessus. Merci!

  • Simon - 29 janvier 2019 à 13 h 34 min

    @ Fabrice

    Non la face Est n’a jamais été gravie. Vu qu’elle est à l’abris du vent, la neige y a tendance à s’accumuler, ce qui en fait une face suicidaire, pleine d’avalanche et de séracs qui ne demandent qu’à tomber.
    En théorie (et seulement en théorie), une hivernale serait possible car elle est protégée des vents polaires et un peumoins d’avalanches (à cause de la température plus basse). Mais ça, c’est de la théorie… Ci dessous la face, repérée par Urubko l’an passé. La face en elle même n’a jamais vraiment été sérieusement explorée, donc pas mal de mystère…

    https://www.google.com/search?q=k2+east+face&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=ssqPpZp_rqEIsM%253A%252CP78a8vQxdOCknM%252C_&usg=AI4_-kTADYXjUp5uEgHkxTKUeHQd9SVFtA&sa=X&ved=2ahUKEwjd7rq-_5LgAhWBnCwKHbPzAAUQ9QEwAXoECAQQBg#imgrc=ssqPpZp_rqEIsM:

  • thomas - 29 janvier 2019 à 13 h 39 min

    Pour comprendre où est cette fameuse face, il faut regarder cette carte. La face est est située entre la voie n°1 qui est celle des Abruzzes et la n°10 qui est celle des Américains en 1978. C’est les seuls à y avoir fait une minuscule incursion pour rejoindre la fin de la voie des Abruzzes au-dessus de 8 000 mètres. Quand on regarde l’image sur laquelle j’ai placé les curseurs en haut de cette page, la face est est en fait cachée derrière la partie de droite de la montagne.
    Mais on peut l’oublier pour cette année !

  • Yann - 29 janvier 2019 à 13 h 48 min

    Bonjour,
    Que pensez vous de la météo, mais les deux prochains jours devraient permettre au russe de bien avancer et je pense qu’ils ont la possibilité de continuer jusqu’au dimanche 3 si pas trop fatigué.
    Super le blog. merci de nous permettre de vive ce moment en live et de compléter les données récupérés dans le livre « Le Cas du K2 »
    Bonne journée

  • Anne - 29 janvier 2019 à 13 h 50 min

    Un camp 2 à 6 800 m installé par les Russes, un camp 2 à 6 700 m installé par les Espagnols, ils sont dans le même timing. Allez les alpinistes…..

  • Anne - 29 janvier 2019 à 13 h 57 min

    D’après ce que j’ai pu lire, les Espagnols travaillent deux groupes. Hier Alex et son groupe se sont rendus au BC pour se reposer, et le groupe qui se reposait au camp de base repart aujourd’hui travailler sur la paroi.

  • thomas - 29 janvier 2019 à 15 h 53 min

    @Yann Je pense que les Russes vont bientôt redescendre même si la météo est bonne. Ils vont avoir besoin de repos.

  • Olivier - 30 janvier 2019 à 9 h 39 min

    https://www.dawn.com/news/amp/1460681

    Une collaboration entre les teams russes et espagnols pour pallier les départs ?

  • brunoc - 30 janvier 2019 à 10 h 10 min

    Houlah, 3 russes évacués du CB pour cause de chutes de pierres???

  • thomas - 30 janvier 2019 à 10 h 20 min

    Non, Dmitry Muraviov est retourné au camp de base il y a deux jours car il ne se sentait pas bien. Konstantin Shepelin l’a accompagné. Hier c’est Michael Danichkin qui est descendu à cause d’une toux persistante. Le seul à avoir quitté définitivement le camp de base suite à une chute de pierre, c’est Waldemar Kowalewski qui est dans l’équipe de Txikon. Je pense que l’auteur de cet article a mal interprété les info données par Elena Laletina.

  • thomas - 30 janvier 2019 à 10 h 21 min

  • Anne - 30 janvier 2019 à 10 h 48 min

    Les alpinistes Russes ne sont plus que 4 et il en reste 6 chez les Espagnols. De plus, on est qu’à 6 800 m d’altitude. Essayons de croiser les doigts ( gelés ) pour qu’ils puissent continuer sans encombre. Une collaboration ce serait une bonne idée. Il y aurait des cordes en moins !

  • brunoc - 30 janvier 2019 à 14 h 49 min

    Bon, vu le forcast de ces prochains jours, ça va se corser coté vent et froid. Au moins ont-ils eu juste le temps de s’acclimater en trottinant sous la pyramide noire.

    Savez vous s’ils emportent de l’O2?

  • thomas - 30 janvier 2019 à 16 h 11 min

    @Anne Les Russes sont toujours sept. Les trois qui sont retournés au camp de base avant les autres n’ont pas abandonné l’expédition. Ils étaient seulement un peu patraques et ils vont reprendre l’action très vite.
    Pas de collaboration en vue pour l’instant. A priori, seuls les Polonais communiquent un peu avec les Russes. Les autres ne se parlent pas.

    @brunoc O2 pour usage médical uniquement.

  • elodie - 30 janvier 2019 à 16 h 42 min

    De quelle acclimatation exactement ont besoin les équipes avant de tenter le sommet ? de combien de nuits / jours et à quelle altitude ont elles besoin ?

  • thomas - 30 janvier 2019 à 17 h 22 min

    Question acclimatation, je pense que les Russes qui ont dormi à 6 800 ne sont pas trop mal même si une dernière petite rotation au-dessus de 7 000 mètres ne leur ferait sûrement pas de mal. Pour les Espagnols par contre, je suis plus sceptique. Après, je ne sais pas exactement ce que préconisent les experts.

  • Gilles - 30 janvier 2019 à 18 h 36 min

    Salut, merci pour le live meme si bien sur moins mouvementé pour le moment que celui de l’année dernière et tant mieux en leur souhaitant le succès.

    J’ai trouvé le tracker de Pawel Dunaj lui aussi de l’equipe Tixon (mais qui semble etre dans le groupe 2 de cette équipe et donc pas avec Tixon).

    http://eur-share.inreach.garmin.com/OQJQ5

  • thomas - 30 janvier 2019 à 19 h 00 min

  • Gilles - 30 janvier 2019 à 19 h 08 min

    Vasso c’est Vassily Pivtsov ?

    Il semble d’après les tweet de russianclimp qu’il en a un plus détaillé.. reste a le trouver s’il est ouvert. 😉

  • thomas - 30 janvier 2019 à 22 h 25 min

    Oui, Vasso c’est le surnom de Pivtsov.

  • Jyconnaisrienmaisjaimebienca - 31 janvier 2019 à 0 h 38 min

    Un immense merci Thomas pour ton blog.

  • elodie - 31 janvier 2019 à 14 h 11 min

    Moi qui pensais que les hymalayistes réalisant des ascensions hivernales étaient si peu nombreux qu’ils se connaissaient tous et constituaient une grande famille, comme en témoigne le fait que si chaque année, les équipes changent, elles
    comprennent finalement toujours les mêmes, en fonction des agenda et budgets de chacun; j’ai l’impression que je suis loin du compte!

  • brunoc - 1 février 2019 à 8 h 31 min

    « Moi qui pensais que les himalayistes réalisant des ascensions hivernales étaient si peu nombreux qu’ils se connaissaient tous et constituaient une grande famille »

    Vous voulez dire une petite poignée de gens aux égos démesurés prêts à tuer pères et mères pour un sommet. Un aveux: Je forcis le trait mais un petit poil. Non, c’est la guerre la haut, chacun pour sois, dieu pour tous.

  • Anne - 1 février 2019 à 15 h 26 min

    K2 Abruzzi Route Climbing 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=l-dMVvvIt8M

    Voilà une vidéo qui montre bien la voie des Abruzzes (en été ), sauf qu’ à 2,30 , on voit un alpiniste Canadien mort entrain de dévaler la pente du K2….. pendant que le groupe continue de grimper. Ca fait froid dans le dos.

  • Elodie - 1 février 2019 à 22 h 15 min

    Impressionnant la vidéo ! Quand on imagine surtout ceux qui ont gravi tous ces sommets en ouvrant des voies, sans savoir sur quoi ils allaient tomber après tous ces passages difficiles, sans toutes ces échelles et cordes fixes… avec un équipement bien moins bon, le froid, c’est vertigineux! Finalement, est ce qu’ils n’étaient pas bien meilleurs que tous les hymalayistes d’aujourd’hui? (Depuis mon canapé, bien au chaud, après avoir quand même réussi gravir la butte Montmartre en funiculaire)

  • Elodie - 1 février 2019 à 22 h 21 min

    @Brunoc, je comprends que c’est la guerre la haut, mais ils ont quand même l’année dernière abandonné qques jours leur expédition pour aller secourir Elisabeth Revol, en prenant des sacrés risque d’après ce que j’ai compris de la vitesse de leur ascension du nanga parbat, ils devaient être un peu copains.

  • Anne - 2 février 2019 à 11 h 25 min

    Personne ne bouge. On doit s’y sentir bien dans les igloos…

  • Simon - 2 février 2019 à 18 h 20 min

    @Elodie

    C’est sûr que c’est pas très avantageux de comparer Bonatti et Kukuczka à ceux qui grimpent aujourd’hui la voie Normale du K2. Mais si par « Himalayistes », tu parles de gars comme Urubko, Bielecki ou Simone Moro, d’un point de vue athlétique, ils sont indubitablement plus forts.

    Pour ce qui est de l’exploration, des gars comme Holecek et Hacek, ou des gars comme ceux du gang des Moustachus sont aussi remarquables que leurs ainés.

    Certes, il y a moins de technologie, une meilleure logistique, la cartographie par satellite, une hygiène de vie athlétique poussée, ça paraît plus facile. Mais les voies empruntées aujourd’hui sont bien plus engagées que dans les années 50!

  • Elodie - 2 février 2019 à 23 h 44 min

    @ Simon, merci pour les précisions !

  • Pedro - 3 février 2019 à 3 h 42 min

    « Mais si par « Himalayistes », tu parles de gars comme Urubko, Bielecki ou Simone Moro, d’un point de vue athlétique, ils sont indubitablement plus forts. »
    Tu as oublié de citer aussi Daniele Nardi par exemple, car il en chie actuellement au Nanga Parbat !

    Les gens dont tu parles sont des « himalayistes » professionnels, et il n’en existe que très peu sur la planète (moins de 10).
    Ils sont peut-être les « plus forts », mais pas seulement au niveau « athlétique », surtout aussi au niveau business ! Management, logistique, commercial, sponsoring, communication…

    Aujourd’hui, pour vivre de ton métier d’himalayiste, ben il faut te vendre avant tout, et à tout prix ! (rappel : moins de 10 dans le monde, donc la place est chère !)
    Même Red-Bull a du mal, alors t’as qu’à voir !

  • Gérald - 3 février 2019 à 8 h 28 min

    Comment s’est déroulé l’approche et l’installation du camp de base des équipes depuis leur arrivée en avion? A pieds, hélico, yacks,sherpas ? Combien de jours l’approche et combien de tonnes de matos?

  • Simon - 3 février 2019 à 12 h 19 min

    @Pedro
    C’est vrai: j’ai rencontré brièvement Urubko en Roumanie l’an passé. Le gars est TOUJOURS fixé à son ordi, à la recherche d’un truc à faire. Ses sponsors ne peuvent pas accepter qu’il ne fasse rien, donc c’est un mode de vie assez stressant…

    Quant à se vendre, je ne suis pas exactement d’accord: le rôle des sponsors est de vendre leur athlète (type Redbull avec David Lama). Les Himalayistes ne doivent pas sen vendre eux, mais vendre des projets sexy.

    Si demain Urubko arrive en face de ses sponsorts pour une voie normale en été, il risque de faire rigoler…

  • Didier Velay - 3 février 2019 à 15 h 00 min

    Merci pour le message pour Daniele Nardi!
    Saurons nous un jour ce qui c’est vraiment passé en février 2016 au Nanga?

  • Yogifab - 3 février 2019 à 16 h 38 min

    Donc « interdiction » d’utiliser de l’oxygène par contre monter un caisson hyperbare (équipe russe) pour simuler des redescentes c’est « autorisé »…

    Je suppose qu’ils l’ont monté à pied depuis la vallée …

  • brunoc - 4 février 2019 à 10 h 27 min

    ça commence à patauger au CB, je ne mise plus rien sur les espagnols trop passifs, à moins qu’ils attendent les russes pour leur faire faire la trace. ça va se régler à coups de piolets dans la gueule cette histoire. 👍

  • Anne - 4 février 2019 à 17 h 38 min

    A partir de vendredi et pendant 5 jours, il y a une belle fenêtre météo. En attendant les Russes bougent un peu mais font joujou avec le caisson hyperbare, et les Espagnols apprécient de plus en plus leur igloos. La vie est belle au camp de base …Avant le déclenchement des hostilités dans quelques jours.

  • Gilles - 5 février 2019 à 10 h 02 min

    Toujours cette question qui tourne pour savoir si l’équipe Txikon a ou non monté un C2. Russianclimb dit qu’ils ont justes mis des cordes jusqu’au C2 potentiel mais qu’il n’y a aucun autre matériel là bas.

    Txikon lui donne sa stratégie rappelant s’être épuisé à l’everest les années précédentes a rééquiper après chaque tempete en cordes. La il préfère rester au chaud et attendre une fenêtre permettant d’équiper jusqu’au C4.

  • thomas - 5 février 2019 à 10 h 07 min

    Je me méfie un peu du manque d’objectivité de Russianclimb sur l’équipe Txikon…

  • Simon - 5 février 2019 à 10 h 09 min

    Ca ressemble à de la passivité, mais je pense que la stratégie attentiste de Txikon est la bonne. Son équipe est restreinte, s’épuiser ne sert pas à grand chose. Et au final, l’ascension du K2 en hiver, c’est 90% de météo, 5% de mollets et 5% de mental.
    C’est une vision assez pessimiste de sa part (« si y a une bonne fenetre météo j’ai une chance, sinon je reste au chaud »), mais lucide, à mon avis.
    Les russes et les polonais avaient 100% de mollet et de mental, on voit bien que ça ne nous à guère amené qu’) un kilometre sous le sommet…

  • yann - 5 février 2019 à 12 h 25 min

    Comme on pouvait s’y attendre, le froid est l’une des principales difficultés au camp de base du K2. Artem Braun l’expliquait hier : « tout le monde a une tente individuelle », pourtant, la plupart des hommes sont réunis dans la tente cuisine, la seule un peu chauffée, pour y dormir. Artem lui-même, qui restait jusque là dans sa propre tente a fini par les rejoindre. « Mon sac de couchage le plus chaud est en altitude, alors avec mon sac normal, je suis obligé de me mettre tous les vêtements que j’ai, mais je gèle quand même. Après une nuit pareille, ma toux a empiré, alors je me suis moi aussi installé dans la cuisine ».

  • brunoc - 5 février 2019 à 12 h 26 min

    Si la réussite c’est 90% de météo alors pourquoi sont-ils arrivés si tard dans la saison? Arriver au CB à la moitié de l’hiver, n’est-ce pas bouffer la moitié de ses chances?

    S’il est vrai que sans fenêtre météo, point de sommet possible, l’audace comptera également pour une bonne part de la réussite. La chance sourit toujours aux audacieux, surtout pour un projet aussi ambitieux.

  • elodie - 5 février 2019 à 13 h 07 min

    Si je comprends bien, c’est l’équipe de Txikon qui est le mieux installé au CB si dans leurs igloos il fait 0 degré; c’est eux qui vont le mieux supporter l’attente. mais petite question: comment font ils pour ne pas être trempés? ne pas mouiller leurs duvets? et savez vous si un de leurs igloos est assez grand pour qu’ils s’y tiennent assis sur des chaises et puissent y passer la journée confortablement?

  • Simon - 5 février 2019 à 13 h 07 min

    @Brunoc

    Pour l’arrivée tardive, je pense qu’ils auraient préféré arriver avant. Mais les Russes ont du mettre des plombes à boucler leur budget et Txikon a galéré à rassembler une équipe. Je pense que sinon, ils seraient au pied de la face depuis mi-décembre…

    La chance sourit aux audacieux, certes, mais quand t’es le boss de l’expé Russe, la consigne, c’est de ramener tout le monde en vie. Les grosses expé ne se permettent plus de coup de Poker. Txikon et ses collegues sont uniquement responsables d’eux même. Je pense que si audace il y a, cela viendra d’eux, même si ça paraît passif pour le moment.

  • thomas - 5 février 2019 à 13 h 55 min

    N’oublions pas qu’il est très compliqué de passer plus de deux mois dans ces conditions. Une expédition qui arriverait le 20 décembre au camp de base aurait-elle encore assez de ressources mentales et physiques pour tenter le sommet le 20 mars ?

    Et pour répondre à Élodie, les igloos, c’est simplement pour dormir. Les journées se passent plutôt dans la grande tente mess où l’on peut confortablement s’ennuyer à mourir.

  • Anne - 5 février 2019 à 13 h 57 min

    A propos des igloos, voici ce qu’a dit Alex :

    À l’aube,
    les sacs sont complètement secs et la lumière traverse des murs de plus de 20 cm de neige compactée. C’est une merveille. Mais, sans aucun doute, l’une des plus grandes découvertes a été l’oxygène respiré, la saturation est plus grande dans l’igloo que dans une tente. Par conséquent, nous nous reposons mieux.

    Alex Txikon s’est mis comme limite le 20 mars, donc cela lui laisse le temps de s’y mettre. Doucement mais surement semble être sa devise. Mais y a t-il des risques météorologiques supplémentaires ou plus importants si l’ascension est tentée en Mars par exxemple ?

  • Simon - 5 février 2019 à 14 h 16 min

    @Anne

    Forcément à partir de Mars, il fait plus chaud donc le risque de chute de pierre et de congélation totale laisse place au risque d’avalanches et de chute de séracs. Mais c’et un peu plus facile tout de même sur l’arête des Abruzzes.

    Les Russes et les Basques ne sont pas des puristes de l’hivernale à priori. Ils sont peut etre parti en sachant que la vrai période de grimpe serait Mars.
    Donc ils ont encore un mois et demi devant eux… Largement le temps de faire venir un flipper de Skardu.

  • Gilles - 5 février 2019 à 17 h 09 min

    Le tracker (plus précis et public) de l’équipe Pivtsov.

    https://www.iridium360.ru/public/7250eb93

  • Pedro - 5 février 2019 à 17 h 58 min

    Simon a écrit : « Et au final, l’ascension du K2 en hiver, c’est 90% de météo, 5% de mollets et 5% de mental. »
    Je suis bien d’accord avec çà, ou alors 80% météo, 5% mollets, et 15% mental, peut-être.

    Ne pas oublier aussi qu’Alex a beaucoup d’expérience de ce genre d’expé (plus que l’équipe Russe en tout cas), et qu’il ne fait pas n’importe quoi…
    Pour le Nanga Parbat, il a su aussi « patienter »…

  • Pedro - 5 février 2019 à 20 h 33 min

    @thomas : « Je me méfie un peu du manque d’objectivité de Russianclimb sur l’équipe Txikon… »

    Ben, on pourrait presque dire la même chose à propos de l’équipe de communication d’Alex Txikon, ou pire…
    Sauf que les Russes ont moins de moyens…

  • brunoc - 6 février 2019 à 10 h 29 min

    Yogifab Je reviens sur « Donc « interdiction » d’utiliser de l’oxygène par contre monter un caisson hyperbare (équipe russe) pour simuler des redescentes c’est « autorisé »…

    Le jour n’est pas arrivé (et pas près de l’être) ou il y aura un règlement et des obligations à respecter pour les grimpeurs. l’O2? on ne l’utilise plus parceque c’est réservé aux touristes ringards qui veulent faire l’ascension de leur vie payée à coups de milliers d’Euros. En revanche les tentes mess du CB regorgent plus de produits dopants que dans n’importent quelles chambres des coureurs du Tour de France. Risquer sa vie vie ok mais à conditions de mettre toutes ses chances de son coté hein 🍻

    Il n’y a qu’une chose d’incontrôlable c’est la météo et c’est précisément la raison pour laquelle les expés aboutissent ou pas. On peut la prévoir ce qui est déjà énorme mais on ne peut pas la contrôler.

  • Anne - 6 février 2019 à 16 h 05 min

    Hummmm, des tapas et de la sangria dans un igloo, il ne manque plus qu’ils nous fassent le K2 ou a minima qu’ils dépassent les 7 650 m,( avant les Russes ) et alors là, ce sera la classe, mais gardons les pieds dans ma neige….

  • Anne - 6 février 2019 à 16 h 07 min

    ‘ dans la neige ‘

  • Gilles - 6 février 2019 à 19 h 21 min

    En tout cas ca bouge chez les russes. ABC et C1 ce soir pour les 2 équipes avec projet de faire C1 et C2 demain.

    Pour le tracker des russes (https://www.iridium360.ru/public/7250eb93)

    le vert est celui de Vassily (qu’il avait laissé au C1 et qu’il va rallumé) et le rouge celui de Artiom

    Tout cela selon russianclimb 😉

  • brunoc - 7 février 2019 à 10 h 52 min

    Bravo les russes, ils ne font pas la même erreur que les années précédentes, ils y vont.
    Si d’aventure les espagnols mouchent le sommet aux russes en profitant un poil de leur travail, ça va faire du bobo au retour du CB.

  • YAnn - 7 février 2019 à 11 h 01 min

    on y croit tres fort les russes. Quel courage. C’est super que l’équipe soit renforcé. Cette année risque d’être la bonne. Urubko va pas être trés content.

  • thomas - 7 février 2019 à 13 h 21 min

    Les trois nouveaux arrivent à Islamabad le 9 février. Ils ne seront donc pas au camp de base avant au moins le 16. Le temps de se poser et de s’acclimater, leur contribution à l’ascension ne sera sûement pas bien grande. Par contre, ils vont arriver avec du matos et quelques garanties sur la durée de l’expédition qui, du coup, pourra certainement rester jusqu’au 20 mars.

    Ildar Gabbasov (32 ans) a fait une tentative au Lhotse en 2010 mais n’a pas dépassé le camp II. Il était prévu au départ mais avait été éjecté suite aux problèmes financement. Je n’ai rien trouvé sur les autres, à part le compte Instagram de Amaner Temirbaev qui s’est visiblement entrainé dur !

  • Pedro - 7 février 2019 à 16 h 47 min

    @Gilles : « Pour le tracker des russes (https://www.iridium360.ru/public/7250eb93) »…

    Merci, Gilles ! 😉

  • Anne - 7 février 2019 à 18 h 13 min

    Bien le tracker des Russes, merci Gilles.

  • thomas - 7 février 2019 à 19 h 00 min

    Yes, bien joué Gilles !

    Alors, on récapitule les trackers :

  • Pedro - 7 février 2019 à 20 h 30 min

    @Thomas : « Alors, on récapitule les trackers : »
    Oui, merci à Gilles et Thomas !
    Et pour le tracker Garmin de Pawel Dunaj, rappelons aussi qu’il fait partie de l’équipe « Espagnole » d’Alex, comme son nom l’indique… 😉
    Avec ça, on ne peut plus se plaindre !
    (notez aussi que parfois les trackers sont éteints, mais c’est normal, alors pas d’inquiétude).

  • elodie - 8 février 2019 à 0 h 24 min

    Même si cela ne concerne pas le K2, avez vous des nouvelles de la progression au Nanga Parbat? j’avais vu que le camp 3 était perdu. Cela m’étonne d’ailleurs qu’ils puissent perdre leur camp et ne laissent pas des sortes de marqueurs en prévision des chutes de neige…

  • Gilles - 8 février 2019 à 7 h 58 min

    Branle bas de combat ce matin.

    Vassily en route vers le C2 et Artem vers le C1.

    Dans l’équipe Alex, Pawel en route vers le C1 !

    Ca risque de grimper fort dans la fenêtre météo qui s’ouvre 🙂

  • Gilles - 8 février 2019 à 8 h 05 min

    Note : Pawel comme annoncé dans la stratégie Txikon fait un direct Camps de Base vers C1 sans arrêt au Camp de base avancé.

  • thomas - 8 février 2019 à 9 h 11 min

    @elodie Au Nanga Parbat, Nardi et Ballard ont effectivement perdu le matériel qui devait servir à établir le camp III. Le camp n’était pas dressé, ils avaient simplement fait un dépôt. Il est tombé plusieurs mètres de neige, même en laissant des repères, c’est compliqué… Mais ils n’ont pas abandonné leur tentative, ils sont toujours motivés !

    9h11 : Pivtsov est à 6 462 mètres !

  • Yann - 8 février 2019 à 9 h 46 min

    D’un point de vu météo, il y a une fenêtre presque sur 7 jours. Est ce sufisant pour aller au sommet. Ou est ce trop fatigant et un retour au camps de base s’impose avant l’assaut final? ceci avec le risque que la météo se degrade trop et une longue attente.
    On y croit trrés trés fort. Pawel est vraiment trés costaud.

  • Jean Paul - 8 février 2019 à 10 h 28 min

    Bravo Thomas pour ce live!
    Démarrage tardif des expéditions cette année…
    On voit moins d’aller retour d’acclimatation que l’année dernière. (Ou je me trompe?)
    Est-ce à venir? ou le caisson hyperbar les remplace-t-il?

    Suis je le seul à qui manque Urubko? Pour moi, la première hivernale sans lui, ça n’aurait pas le même goût!
    Cordialement

  • thomas - 8 février 2019 à 10 h 30 min

    Ne pas s’enflammer sur les prévisions météo. La réalité là-haut est souvient bien loin de ce que peut laisser croire le petit picto qui brille. Je pense qu’ils ne tenteront pas le sommet sur ce coup-là. Il faut d’abord fixer les cordes jusqu’au camp IV (ça serait déjà une avancée historique s’ils y arrivaient), rentrer se reposer à la base et remonter ensuite se mettre en position pour le summit push.

    Et non Jean-Paul, Denis manque à tout le monde !

  • AlexisM - 8 février 2019 à 11 h 43 min

    Bonjour, merci pour le live !

    Petite question, les 2 teams considèrent que l’hiver fini le 21 mars et prenne la référence du calendrier ? Ou il sont plus dans le style « Denis » et après début mars l’hiver est fini ?
    Merci

  • Gilles - 8 février 2019 à 12 h 16 min

    Mais que fait donc Pawel Dunaj ?

    Si on en croit son tracer il est parti du Camps de base à 6h30 du matin (local)pour monter jusqu’à mi-chemin du C1 (7 heure d’efforts – 5574m) et maintenant il est en train de retourner au camps de base.

    Deja 10h00 d’effort ou presque et il est encore loin de l’arrivée.

  • thomas - 8 février 2019 à 13 h 24 min

    La stratégie des Espagnols pose effectivement question. Pawel a probablement fait un aller-retour CB-C1 pour vérifier les cordes et faire un dépôt de matériel. Pourquoi ne profitent-ils pas à fond de cette fenêtre météo ? Alex a été clair, il ne veut pas se précipiter et ne veut pas passer son temps à reconstruire des camps détruits par les tempêtes. Il dit qu’il a besoin de deux fenêtres : une pour finir d’équiper la voie entre C2 et C4 et d’une autre pour aller au sommet. Il a de l’expérience, il sait ce qu’il fait et il reste du temps. Mais c’est vrai que vu du canapé, c’est frustrant ! On peut aussi se poser la question de l’acclimatation. Il va bien falloir, à un moment ou à un autre, qu’ils passent quelques nuits dans les camps d’altitude.

    Pendant ce temps-là, Pivtsov a atteint le camp II.

    Et pour répondre à Alexis, il n’y a que Denis pour penser comme Denis ! Un sommet le 20 mars, tout le monde prend !

  • Fabrice - 8 février 2019 à 13 h 27 min

    Bonjour à tous les pros et aux amateurs dont je suis. Merci à vous tous pour vos contributions! Qu’utilisez vous comme site de météo ? Sur ce que je vois je ne trouve pas une fenêtre de beau temps d’une semaine!

  • Anne - 8 février 2019 à 14 h 47 min

    Pas bon signe ce demi tour de Pawel au BC avant d’arriver en C1.

    Quand on regarde les trackers, quelquefois on voit des embardées à droite ou à gauche, on se demande comment ils ont pu aller à ces endroits. Je suppose que ce sont des bugs du tracker.

  • Pedro - 8 février 2019 à 15 h 14 min

    @Anne : »Je suppose que ce sont des bugs du tracker. »
    Oui, ce sont des données erronées dont il ne faut pas tenir compte (perte temporaire des signaux GPS.
    Et donc non, ce n’est pas qu’ils sont allés faire pipi de l’autre côté du glacier … 😉

  • Willy Fremy - 8 février 2019 à 15 h 15 min

    Moi aussi Denis me manque!et meme si les Russes sont chauds je peux pas m empêcher d esperer que ce soit lui le premier en haut… et en février

  • Pedro - 8 février 2019 à 15 h 21 min

    @Fabrice: On utilise généralement le site Mountain-forecast dont le lien est donnée en haut de page par Thomas (bouton bleu « Météo »). Mais comme dit plus haut, ce sont des prévisions à prendre avec des grosses pincettes (y voir plutôt une tendance à 48h), et très changeantes. La réalité est assez souvent différente sur le terrain…

  • Anne - 8 février 2019 à 16 h 54 min

    Ah voilà, on a les deux trackers GPS. Merci Thomas.

  • Gilles - 8 février 2019 à 18 h 15 min

    Pour faire suite a la question météo il semblerait que la fenêtre et le temps calme annoncé n’aient pas été une réalité sur le terrain.

    Si on en croit un journaliste polonais en lien avec Pawel (https://twitter.com/m_rodak) Pivstov aurait eu du mal a rejoindre le C2 et sa 2nde equipe aurait déposé du matos bien avant le C1 avant de redescendre à l’ABC. (5700m vs 6100 pour le C1)

    Idem pour Pawel de l’équipe Txikon qui aura donc fait aujourd’hui un aller/retour de 11h40mn.. va sans doute lui falloir un peu de temps avant de pouvoir repartir.

  • Jean-Paul - 8 février 2019 à 19 h 03 min

    @Willy Fremy
    Tout pareil.
    Un peu comme si c’était le sien!
    Et oui, Janvier ou Février et un push solo ou avec Bielicki.
    La légende quoi!

  • Jean-Paul - 8 février 2019 à 19 h 13 min

    Quelqu’un connait-il la durée minimum et l’altitude d’une acclimatation pour pouvoir prétendre au sommet à 8600m?
    Bien sûr ça dépend des individus mais je demande pour des champions comme ceux qui sont sur le K2 en ce moment…

  • Gilles - 9 février 2019 à 8 h 11 min

    Bon bah maintenant s’ils font le pied de l’ascension la nuit on va avoir du mal a suivre.

    Donc cette nuit (ici et là bas) Txikon a fait Camps de base vers C1 (environ 6100m atteint a 8h00 local)à une vitesse assez hallucinante. Là il est en train de redescendre mais vers où ? ABC ou BC ?

    L’equipe 2 des Russes (Artiom tout seul ?)retourne au BC depuis ABC.

  • Gilles - 9 février 2019 à 8 h 15 min

    Et j’ai oublié Vassily qui lui est en train de monter depuis le C2.
    Il est donc le premier cet hiver à affronter la Black Pyramid avec son &équipe.
    La météo semble idéale.

  • Anne - 9 février 2019 à 9 h 54 min

    Vu comme c’est parti et surtout si les prévisions météos sont fiables, alors le weekend prochain l’assaut pourrait peut être possible !

  • Anne - 9 février 2019 à 10 h 06 min

    Est ce que l’on sait quelle altitude avait atteint Denis en solo, l’année dernière ?

  • Gilles - 9 février 2019 à 10 h 10 min

    @Anne a priori 7600m tout seul et 7400 avec Bielicki sachant qu’ils avaient passé 2 nuits (de mémoire) au C3 à 7200.

  • thomas - 9 février 2019 à 10 h 21 min

    Oui, Denis a atteint 7 600 mètres l’année dernière.

    @Anne On est encore très, très loin d’envisager une tentative sommitale. Les prévisions météo auxquelles nous avons accès sur Mountain Forcast ne sont pas fiables, elles donnent simplement une idée. Les gars, là-bas, ont de vraies prévisions fournies par des spécialistes de la météo en altitude. Et il reste encore un camp 3 puis un camp 4 à installer. Si on a un camp 3 à la fin de ce week-end, ça sera déjà beau.

    Et pour répondre à Jean-Paul sur la question de l’acclimatation : a priori, deux nuits au camp II à 6 700 et peut-être une autre un peu plus haut devraient suffire.

    Alex est reparti au camp de base. Cet homme est décidément difficile à suivre… Vassily est à 6 918 mètres au dernier pointage !

  • YAnn - 9 février 2019 à 11 h 46 min

    La pyramide noir est assez difficile 400 mètres verticale ou presque. un sacret numéro. le camp 3 peut-être pour ce soir ou demain si la météo ce maintient. Par contre le camp 3 est très exposé au vent et aux avalanche. ce camp 3 est juste après la pyramide noir. il va falloir faire très attention.
    Bon week end a tous et bon courage a eux.

  • Simon - 9 février 2019 à 11 h 55 min

    Encore 200m de Black Pyramid avant d’espérer mettre un C3 en place, qui aura une chance sur deux de se faire dégommer par la tempête dans trois jours… Courage les gars!

  • Yann - 9 février 2019 à 19 h 31 min

    Petite question, sils sont a 7000m, ils vont dormir dans la parois de la pyramide noir?

  • Jean-Paul - 9 février 2019 à 23 h 57 min

    Merci Thomas!
    C’est bien dans l’ordre de grandeur que les Polonais voulaient atteindre l’année dernière… cela rend d’autant plus curieuse la progression des Espagnols. À ce rithme ils seront acclimatés en Juin…
    Mais cet Alex Txikon est une fusée tellement surprenante…
    À voir.

  • Jean-Paul - 10 février 2019 à 0 h 01 min

    Dormir dans la paroi au niveau de la pyramide noire? En hiver?
    C’est un film d’épouvante qu’ils tournent?

  • Gilles - 10 février 2019 à 11 h 45 min

    @Jean-Paul
    Oui ca y ressemble 🙂

    La communication c’est « grosse galère pour arriver au C2 ». On pense les gars usés et le lendemain ils repartent et pioncent accrochés à la paroi.

  • Simon - 10 février 2019 à 12 h 40 min

    A priori ils descendent apres avoir atteint un maximum de 7100m.
    Assez dur de savoir ce qu’ils font exactement. Ils ont atteint une belle vire sur la fin de la pyramide et mettent un C3 en place dessus? Ou alors conditions météo crade et faut redescendre?
    Ou encore ils récupèrent les affaires de leur bivouac improvisé de cette nuit pour les remonter ensuite au futur C3?

    En tout cas ils font l’effort, c’est sûr…

  • Anne - 10 février 2019 à 13 h 29 min

    Ah on dirait que les Russes redescendent après avoir atteint 7 131 m.

  • Yann Renouard - 10 février 2019 à 14 h 09 min

    Même impression.sur le.site des russes, ils annoncent du mauvais temps pour les prochains jours. Je pense qu’ils.anticipent pour redescendre au CB.

  • Anne - 10 février 2019 à 14 h 26 min

    Cela veut dire qu’ils étaient à moins de 100 m pour établir le C3, qu’ils sont montés avec tout le matos et maintenant ils redescendent avec le matos, ou alors ils l’ont déposé quelque part ? C’est pas de la rigolade tout ça ! Pendant ce temps, dans les igloos…..

  • Jean-Paul - 10 février 2019 à 14 h 47 min

    Incroyable scénario. Monter à 100m du C3 et ne pas l’installer… Ou les conditions sont dantesques, ou ils ont un blessé/malade à redescendre.
    Et dire qu’il leur reste une montagne sur la montagne à gravir!
    Le K2 c’est quand même spécial. Même parmi les 8000.
    Je n’ai toujours pas compris comment Andrejz Bargiel a pu le descendre à ski…
    Tous ces gars avec ou sans succès me laisse pantois et admiratif.

  • Simon - 10 février 2019 à 15 h 13 min

    Sur les GPS ça parle de conditions correctes (-20°C et vent moyen) mais sur place, ça doit être autre chose…
    Tout ce effort pour mettre quelques cordes en place et ne pas pouvoir finir la Black Pyramid… Qu’est ce que c’est dur…

    Avec le recul, quelle clairvoyance de Txikon aussi!

  • thomas - 10 février 2019 à 15 h 28 min

    News de Russian Climb à l’instant : ils ont déposé le matos au-dessus de la Pyramide noire. Demain, ils redescendent au camp de base.

  • brunoc - 11 février 2019 à 9 h 44 min

    Question météo, on voit pas d’accalmie avant samedi prochain. .. Bouh, j’espère que les russes ont bien arrimé leurs charges au dessus de la pyramide 😊. Si elles venaient à s’envoler, s’en serait probablement fini des espoirs Russes……..

  • Simon - 11 février 2019 à 10 h 02 min

    J’ai quand même un peu de mal avec le twitter de l’expé Russe. Ou alors ce sont les altimetres des GPS qui sont déglingués? A 7 100m, impossible que la Black Pyramid soient terminée.

    Russianclimb annonce que les gars  »have climbed the black pyramid and left the deposite, and descended back to C2 »

    Je suis pas traducteur assermenté, mais rien dans ce tweet ne semble dire que la Black Pyramid a bien été franchie totalement. Possible qu’ils aient laissé le matos au beau milieu de la caillasse entre les cordes à 7 100m?

  • AlexisM - 11 février 2019 à 10 h 39 min

    Montagne incroyable tout de même ! Quel difficulté chaque année… Et si Txikon n’avait pas tout compris ?

    Au final l’année dernière les « Polak » se sont épuisé avec leur expedition trop longue et « lourde » j’ai l’impression que les russes reparte sur les mêmes bases…
    A voir par la suite !

  • Jean-Paul - 11 février 2019 à 11 h 05 min

    Oui, c’est vrai, la durée doit épuiser les organismes dans ces conditions extrêmes.
    Mais comment faire pour s’acclimater?
    Alex Txikon semble être hors norme mais il doit aussi s’acclimater et avoir des camps intermédiaires installés en appui. Pas simple.

  • YAnn - 11 février 2019 à 11 h 33 min

    Dans le tres bon livre  » Le cas du K2″. Il est trés bien expliqué que le matériel est laissé au sommet de la pyramide noir, mais dans la pyramide noir pour éviter de perdre le matériel. Si dépot au dessus il va disparaitre a cause des avalanches et des vents trés fort provenant du broad Peak.

  • thomas - 11 février 2019 à 11 h 53 min

    Une interview intéressante de Michał Pyka qui était le routeur météo de l’expédition polonaise de l’année dernière au K2 : wspinanie.pl

    Il explique qu’il y a quatre facteurs à prendre en compte pour prévoir une bonne fenêtre météo : le vent, les chutes de neige, la température et la pression atmosphérique. Il considère que ces deux derniers facteurs sont très importants. Même s’il n’y a pas de vent, s’il fait très froid et que la pression atmosphérique est basse, il est impossible d’aller au sommet sans bouteille oxygène.

    Il ajoute qu’il peut y avoir trois ou quatre fenêtres sans vent et sans précipitation jusqu’à la mi-mars mais qu’il est très difficile de prévoir les températures et la pression.

  • Gilles - 11 février 2019 à 11 h 56 min

    @Alexis j’ai l’impression que l’année dernière l’échec de la première stratégie par la voie Cesen, le sauvetage en plein milieu et la sur-forme (par rapport aux autres) mais aussi le caractère volcanique de Urubko ont pas mal plombé l’expé.

    Cette année il semble y a voir 2 expé avec des leaders clairs et en forme (Alex et Vassily)mais avec des stratégies différentes.

    Par contre je ne vois pas bien comment ca ne pourrait pas « merder » rapidement. Vue la vitesse lente de progression des russes ces 2 derniers jours ils n’ont pas du trouver beaucoup de cordes utilisables. Comment va corder Txikon sans toucher ces belles cordes toutes neuves deja posées…

  • brunoc - 11 février 2019 à 12 h 09 min

    @Gilles « Comment va corder Txikon sans toucher ces belles cordes toutes neuves deja posées… »

    Eh bien il va pas se gêner d’y poser un jumar. Au mieux il attendra le départ des russes…

  • elodie - 11 février 2019 à 13 h 44 min

    Pourquoi certains d’entre vous pensent que Txikon a eu raison de ne pas tenter de monter vers le C 3 ce we?

    on ne peut pas considérer que ce qui est fait n’est plus à faire, et que c’est déjà ça de gagné qui permettra d’aller plus vite et donc plus haut lors de la prochaine fenêtre météo? et donc plus de chance de réussir…

    ou alors est ce parce que c’est tellement difficile et long (ou même que l’on ne s’en remet pas complètement?) de se remettre de 4 jours d’efforts dans de mauvaises conditions qu’il est préférable d’attendre la bonne fenêtre pour avancer les camps?

  • thomas - 11 février 2019 à 13 h 48 min

    @elodie Alex semble tenter autre chose que la tactique habituelle des grosses expé qui voient souvent des jours de labeur anéantis par une avalanche qui ravage un camp ou une tempête de plusieurs jours qui ensevelit les cordes. Il fait le pari de garder ses hommes frais pour des sorties plus courtes mais plus efficaces lors de vraies belles fenêtres de beau temps. Qui n’arriveront peut-être jamais mais c’est un pari. Ou alors, comme le dit ce chenapan de brunoc, il attend le départ des Russes pour se ruer sur leurs cordes !

  • brunoc - 11 février 2019 à 14 h 00 min

    Si Thomas dit vrai, impossible de grimper le K2 durant les 3 ou 4 fenêtres météo donc les russes ont raison: faut monter même dans le mauvais temps, quitte à y laisser des plumes.

  • thomas - 11 février 2019 à 14 h 10 min

    C’est pas moi qui le dit, c’est Michał Pyka alias « K2 Jet Stream Manager » !

  • brunoc - 11 février 2019 à 14 h 18 min

    Les espagnols ont peut être une pépite style Benoit Chamoux qui détient je crois le record de vitesse de l’ascension A/R en 23h (de mémoire). C’était dans des conditions météo idéales et il mettait ses pieds dans les traces de ceux nombreux qui le précédait.

  • Jean-Paul - 11 février 2019 à 15 h 48 min

    Très intéressant ce Michal Pyka, Thomas!
    Mais ça fait 4 paramètres à rassembler au lieu de 2! Encore que pression atmosphérique et précipitations aillent un peu ensemble.
    En revanche si la pression est haute en hiver au K2… La température ne peut pas être clémente… ça paraît presqu’impossible, non?

  • Jean-Paul - 11 février 2019 à 15 h 55 min

    @Brunoc
    Même s’ils ont une fusée (et il semble qu’Alex soit très rapide aussi), il faut qu’elle soit acclimatée à 7400m… à moins de s’acclimater artificiellement au CB… ça demande quelques nuits en haut. Et donc d’avoir des camps avancés pour le faire.
    Tu as raison, la seule solution c’est de se faire « inviter » par les Russes…

  • thomas - 12 février 2019 à 9 h 05 min

    Interview de la légende Krzysztof Wielicki hier sur Desnivel. Voici, entre autre, ce que pense ce bon Krzysztof qui s’y connait un peu :
    – Impossible d’atteindre le sommet depuis un camp à 7 300. Il faut absolument un camp 4 sous le Bottleneck.
    – Une bonne acclimatation, c’est deux ou trois nuits à 7 300 mètres.
    – S’il y a deux lignes de cordes fixes, c’est que les deux équipes ne partagent pas la même philosophie.
    – Les Sherpas ne prendront pas le risques d’aller au sommet si la situation est risquée. Alex devra y aller avec son partenaire (Félix Criado ou Pawel Dunaj).
    – Si Alex les paye, alors les Sherpas sont des Sherpas et non des partenaires : « les alpinistes sont liés par la corde et la passion, pas par l’argent ».
    – La météo n’est pas forcément mieux en mars. Peut-être un peu plus chaud mais « le vent reste le vent ».

  • Simon - 12 février 2019 à 9 h 33 min

    Ce qui veut dire qu’il faudrait encore une fenetre de 4 jours minimum pour atteindre un éventuel C4 à l’abris des avalanches de l’épaule, puis encore une de 5 jours au moins (on connait les risques de la descente) pour avoir une chance. Et il faudrait que ces deux fenetres soient proches pour pas perdre l’acclimatation.
    Et c’est le minimum!
    Courage et patience…

  • brunoc - 12 février 2019 à 10 h 24 min

    @ Jean Paul
    Pour l’acclimatation il y a quelques molécules qui peuvent aider et on est loin des cures d’ails que Messner et Habeler s’infligeaient avant leurs expés, les vasodilatateurs (comme le Viagra) aident sacrément.
    Non, l’inconnue c’est l’effort que peut produire un organisme par -30°C ou 40°C avec un vent infernal (ressenti à -50°C) et un risque d’hypothermie sévère, une concentration altérée sur des passages techniques à très haute altitude comme le K2 l’exige. Si d’aventure un gars arrivait la haut, il aurait de grandes chances d’y rester à la descente.

  • AlexisM - 12 février 2019 à 15 h 34 min

    Va falloir installer un C3 déjà, il va falloir limite 3 grosse fenêtres météo non ?
    Quand tu voies l’état de fatigue des russes !

    Grâce à la présence de 2 équipes, des rivalités entres elle et toutes les petites histoires que l’on risque de découvrir plus tard cela rend les prochaines semaines hyper intéressante !

  • Josselin - 12 février 2019 à 15 h 47 min

    Si j’ai bien suivi:
    – les basques montent en mode TGV au C1
    – ont deja une depose materiel au C2
    – ont au moins 100kg de matos au C1 pour aller plus haut

    du coup, prochaine fenetre meteo, peut-il faire BC->C2 en 1j car leger jusqu’au C1, puis monter faire C3 le lendemain (et C4 le surlendemain)
    Ce qui avec 3 nuits en altitude fait l’acclimatation et ne demanderait plus que 2 fenetres meteos de 4j :
    1 pour faire BC->C2->C3->C4->BC
    1 pour faire BC->C2->C4->S->C1

    est-ce possible ou juste de mon canape ?
    est-ce que mettre des igloos au C4 pourrait permettre de passer un creneau de mauvais temps la haut ou quoiqu’il arrive c’est trop expose aux avalanches et trop haut? (j’ai compris que le C3 est sujet aux avalanches, donc pas envisageable d’y rester pendant du mauvais temps)

  • Simon - 12 février 2019 à 16 h 24 min

    @Josselin
    Un igloo c’est long à construire si on veut que ça soit efficace. Ceux du BC sont fait de neige compactée à la bougie, un travail d’eskimau. Ils l’ont fait au BC car c’est leur salon, donc important d’avoir un confort minimal. Au C4, tu dort à peine au vu de l’altitude.
    Non C4 c’est une tente, un rechaud et un peu de corde. Rien de plus.

  • Jean-Paul - 12 février 2019 à 17 h 42 min

    Merci Brunoc !
    Les vasodilatateurs ça aide en cas de problème, en association avec les diurétiques, mais ça a deux limites:
    – le temps d’action plus en heures qu’en jours et le retour de vaso-constriction qui s’en suit.
    – le manque d’action sur la compo sanguine comme pour l’acclimatation.
    Recours à l’EPO ?
    Caisson en décompression au CB?
    On va où là?
    Quelle différence avec l’apport d’oxygène gazeux?
    Je ne me fais pas d’illusion sur la dope présente au CB mais ça va devenir voyant s’ils sautent l’étape acclimatation au C3 et C4….
    On va finir avec un sherpa dédié à la pharmacie…
    Tiens une idée de sponsor pour 2020: Pfizer, MSB et Sanofi!

  • Anne - 12 février 2019 à 18 h 02 min

    Sur le tracker des russes, on en voit un ou plusieurs qui redescend du camp de base vers Askole. J’ai raté un épisode ?

  • Gilles - 12 février 2019 à 18 h 32 min

    Effectivement le tracé rouge c’est celui d’Artiom..

    J’ai l’impression qu’un sale virus traine au camps de base. Ils sont presque tous malades !

  • Anne - 12 février 2019 à 18 h 50 min

    Il y a 3 alpinistes russes qui vont arriver, mais ils vont repartir de zéro dans leur acclimatation. Qu’ils ne refilent pas le virus aux espagnols !

  • Gilles - 12 février 2019 à 18 h 50 min

    Pas un mais 3 membres de l’équipe russe descendrait à Paju pour se reposer et se soigner.

    Les 3 membres : Murawow , Aubakirow et Daniczkin

    Il vont croiser les 3 nouveaux membres puis après du repos remonter au camps de base.

  • Anne - 12 février 2019 à 19 h 15 min

    Sur les 3 qui redescendent se reposer, il y en a 2 qui sont montés à 7 000 , Aubakirow et Daniczkin. C’est peut être parce qu’ils étaient malades, qu’ils n’ont pas pu établir le camp 3. Que de rebondissements !

  • Tejay - 13 février 2019 à 19 h 26 min

    Wow ça va souffler la semaine prochaine! Avec le ressenti en température qui va avec, mieux vaut barricader le camp de base. (Avec quoi?) quand au matos éparpillé ça et là sur toute la montagne…

  • Pedro - 13 février 2019 à 20 h 52 min

    @Tejay: « Wow ça va souffler la semaine prochaine! »
    En effet !
    175 km/h et -80°C de température ressentie au sommet jeudi 21…
    Ouais, mais on verra…

    Déjà que chez moi en France et en plaine, Météo-France n’arrive pas à bien prévoir la météo à seulement 2 jours (et avec de gros plantages !), alors sur le sommet du K2, j’imagine… 😉

    Allez, un petit grab des prévisions actuelles du jour de chez Mountainb forecast le 13/02/19 à 20h00 pour référence, et puis on verra dans quelques jours ce qu’il en est vraiment, pour comparaison…
    https://i.imgur.com/6MHYOJ0.png/h
    Faites-moi penser de vérifier dans 1 semaine, pour comparer !

  • thomas - 14 février 2019 à 9 h 19 min

    Pas con, Pedro, cette petite copie d’écran. D’ailleurs ça a déjà un peu changé ce matin. On regardera ce que ça donne dans une semaine.

    Sinon, les vénérables Krzysztof Wielicki et Leszek Cichy se sont fendus de quelques commentaires sur cette hivernale. J’ai décortiqué leurs interviews pour Montagnes Mag.

  • Jean-Paul - 14 février 2019 à 10 h 15 min

    Merci Thomas. En gros, l’impression de l’article: c’est cuit pour cette année.
    C’est bien ça ?
    J’ai même l’impression qu’on n’y a jamais cru depuis le départ.
    Ça me laisse dubitatif: on arrive tard parce que les sponsors sont difficiles à trouver, mais une fois lancée, l’expédition ne fait rien pour rassurer le sponsor ou susciter de l’intérêt médiatique.
    C’est évidemment extrêmement dur.
    Mais on a pas l’impression d’une organisation / planification à la hauteur de l’enjeu.
    À quoi est-ce du selon toi?

  • Gilles - 14 février 2019 à 12 h 17 min

    Mouai on peut voire cela comme ça. Entre la pub pour la caisson hyperbar, le survol avec le drone publicitaire, l’episode des igloos a 8000 (lol), les équipes qui changent de composition, la communication des deux équipes (les sherpas sont nos amis ou c’est dur mais on a défoncé la black pyramid), on va corder l’un a côté de l’autre (re lol), c’est la nature qui commande (et la pharmacie aussi).
    C’est sur que c’est désespérant…

    Mais moi j’ai envie d’y croire. Y’en a bien un la dedans qui a vraiment envie de le faire et qui va essayer de tout péter 🙂

  • brunoc - 14 février 2019 à 12 h 40 min

    Bah Wielicki dit pas que c’est cuit, il dit juste que le temps presse… Alors c’est sur, faut qu’ils arrête d’astiquer leurs crampons dans leurs (tentes) igloos et qu’ils mettent le nez à la fenêtre. Ceci dit, le temps prévu la semaine prochaine est grosso merdo un temps à vous geler les cornées. ça ne suffira pas pour leur trouver des circonstances atténuantes. L’échec s’annonce donc…

    Le K2 en hiver c’est pas avant 5 ans au mieux, quand le transhumanisme aura fait des progrès.

  • thomas - 14 février 2019 à 15 h 28 min

    C’est pas cuit, il reste plus d’un mois ! Enfin, sauf si les Russes ont fixé le 28 février comme date butoir. Mais l’arrivée des renforts laisse penser qu’ils vont rester jusqu’à la fin de l’hiver. Après, même si pour le sommet ça parait compliqué, ça serait déjà pas mal d’arriver sur l’épaule, à 8 000.

  • yann - 14 février 2019 à 15 h 53 min

    Tout a fait d’accord avec thomas. Un peut plus haut a été dit qu’on capitalise par rapport aux expéditions précédentes. De ce fait plus cette expéditoin va monter haut plus les expéditions suivantes pourrons s’organiser différement. Même un Mike Horn ou Borge Ousland malgré leurs supers conditions physiques et leur expérience du froid ne pourrais pas y arriver seule du fait de l’altitude. On y croit quand même il reste 14 jours pour le 28 février et un mois avant la fin de l’hiver.

  • Jean-Paul - 14 février 2019 à 18 h 10 min

    Ah bon. Tout le monde y croit donc.
    Autant pour moi.
    Donc il vont le faire en Mars… au printemps quoi!
    Cordialement
    Denis U.

  • damien - 15 février 2019 à 8 h 35 min

    Juste une question logistique :

    Que font-ils des cordes mises en place sur la montagne ?
    Si chaque équipe d’expédition (été ou hiver) laisse ses cordes, ça doit être un sacré foutoir !
    Merci.

  • Anne - 15 février 2019 à 8 h 41 min

    Sans compter toutes les autres cochonneries, tentes , bouteilles à oxygène, déchets en tout genre, et j’en passe…

  • brunoc - 15 février 2019 à 13 h 00 min

    @Damien
    Faudrait déjà commencer par y retirer les cadavres. Il n’est pas rare de croiser des bouts de membres sur le glacier en amont de Concordia.

    Les avalanches et les chutes de pierres ça nettoie bien vous savez. Le tout finira dans une crevasse que le glacier refermera, qu’il digérera et qu’il finira par recracher en petits granulats et chair à saucisse à Paiju dans quelques centaines d’année…

  • Pedro - 15 février 2019 à 13 h 46 min

    @Damien
    Oui, malheureusement ils laissent les cordes en place (4 kilomètres prévu pour Alex), et ça fait un peu « foutoir » comme tu dis, en effet… )-:

    Exemple dans la « Cheminée House », vers 6500 mètres :

    https://i.imgur.com/iZ99syZ.jpg

    (photos de gauche à droite : Denis Urubko en février 2018, Andrzej Bargiel en juillet 2018, les Russes en janvier 2019)
    Et une autre en 2016 : https://i.imgur.com/Hibyv23.jpg

    On peut compter au moins 10 cordes en place cette année dans ce passage !
    Faut pas s’emmêler les crampons…

  • olivier - 15 février 2019 à 14 h 22 min

    Le twitter des russes est tjs aussi savoureux !
    https://twitter.com/russianclimb/status/1096304407023706112

  • Pedro - 15 février 2019 à 15 h 20 min

    @Olivier : « Le twitter des russes est tjs aussi savoureux ! »
    Hé hé… En effet !
    Va falloir tirer ça au clair…
    RussianClimb: « Nos gars n’ont vu personne sur la voie hier, et les cordes parallèles étaient sous la neige… »

    « Je ne comprends pas comment nos gars, qui sont descendus de 5700 hier (ont commencé la descente le 12h40 heure locale), n’ont pas pu rencontrer Ignasio et Felix, qui ont atteint 6000 a 16h30? »

    Y’a de l’ambiance, en tout cas… 😉

  • thomas - 15 février 2019 à 16 h 15 min

    Ça va virer au mauvais polar cette affaire !

  • Pedro - 15 février 2019 à 16 h 56 min

    C’est sûr, ça va saigner cette année ! 🙂
    A vos piolets !

  • Jean-Paul - 15 février 2019 à 20 h 30 min

    Oui, l’échange est vinaigre!
    Avec des sous entendus de mensonges…
    Quel est le sous entendu?
    Moi je comprends que les Russes doutent des livraisons des Espagnols et soupçonnent l’intention d’utiliser leur cordes… non?
    Mais bon. Admettons que les Espagnols utilisent des cordes présentes (plus haut ici, dans la cheminée, on en voit des paquets…) , ils ne vont pas utiliser les C3 et C4 des Russes de toute façon. Donc ils vont quand même devoir faire leur propre boulot.
    Donc quel intérêt ?
    Pensez vous qu’ils puissent sauter ces étapes d’acclimatation?

  • Pedro - 15 février 2019 à 22 h 32 min

    @Jean-paul
    Ben… Tu as raison, c’est un peu le bordel en ce moment…
    Déjà, l’idée d’Alex d’équiper en double et en parallèle les cordes fixes de l’ABC au C1 ou C2, déjà personne n’a compris ça !
    Mais absolument personne !
    Quant à leur stratégie d’acclimatation, chez Alex, hum… ?-)

  • thomas - 16 février 2019 à 9 h 07 min

    L’acclimatation des Espagnols va finir par poser souci. La météo n’annonce rien de bon jusqu’au 23 février. Il va leur rester moins d’un mois pour faire trois ou quatre sorties. Je me demande si leur affaire ne va pas tourner au fiasco avant de tourner au mauvais polar finalement…

  • brunoc - 16 février 2019 à 10 h 01 min

    C’est la confrontation de 2 mondes bien distincts. D’un coté celui qui baigne dans le fric et la suffisance, et se montre finalement insipide, l’autre qui a la dalle, qui grimpe en tête et prend tous les risques.

    Et vous, quel camp choisiriez vous?

  • Anne - 16 février 2019 à 11 h 23 min

    @Pedro

    D’un autre côté, si les Espagnols n’avaient pas mis leurs cordes, on leur aurait reproché d’utiliser celles des Russes.

    C’est mal barré tout ça. On sent les Espagnols sur la réserve et les Russes sur les starting block, mais contraints par des problèmes d’antibiotiques . Que penserait Denis de cette situation ?

    Avec le mauvais temps qui arrive, il ne faudrait pas que les igloos s’envolent !…..

  • Nathan - 16 février 2019 à 11 h 41 min

    « Nos gars n’ont vu personne sur le chemin du camp I hier et toutes les cordes étaient sous la neige. »

    « I wonder, what time they did it? In midnight again? Our guys saw nobody on the route to C1 yesterday, all parallel ropes are under snow. »

    « toutes les cordes parallèles sont sous la neige »
    Je pense qu’ils veulent dire : « les cordes posées soit disant en parallèle par les espagnol sont invisibles / ils ont menti en disant les avoir posées »

  • thomas - 16 février 2019 à 11 h 50 min

    Je pense plutôt qu’ils veulent dire que si elles sont sous la neige, c’est que personne n’a tiré dessus et que donc personne n’est passé par là depuis un moment.

  • Simon - 16 février 2019 à 13 h 27 min

    Moi qui espérait au début voir une collaboration possible entre les deux cordées, haha.

    Je pense qu’ils se doutent que ça commence à sentir le sapin pour cette année, tous.

  • Gilles - 16 février 2019 à 14 h 13 min

    Sur leur twitter les russes affirment que c’est un virus (la santé) qui leur a posé problème pour installer le C3 et non la météo.

    Ils annoncent meme qu’a la prochaine fenêtre ils pourraient tenter le sommet !!!

  • Jean-Paul - 16 février 2019 à 15 h 53 min

    Tenter le sommet?
    Ah bon. Il sont acclimatés donc?
    Ils n’ont pas posé le C3, ni effleuré le C4, mais ok c’est bon pour le summit push!
    La médecine fait des progrès fulgurants!

    @Anne: il doit bien rigoler le Denis. Enfin pour l’instant. Car s’il le font vraiment, tout au chimique, il faudra renommer la voie des Abruzzes « la voie des seringues », comme pour le compresseur du Cerro Torre. Et le pauvre Denis n’aura que ses yeux pour pleurer….
    J’espère que non. Ça serait une bien vilaine farce.

  • Jean-Paul - 16 février 2019 à 16 h 02 min

    @ Thomas.
    Oui c’est ce que je comprends aussi. Et si c’est vrai que les cordes sont sous la neige… comment ne pas s’étonner de l’annonce des Espagnols…
    Mais dans quel but?
    L’enfumage pour un sommet, c’est pas beau mais on comprend le mobile…
    Mais l’enfumage pour quelques cordes entre CB et camp 1, ça semble puéril pour ne pas dire débile.
    C’est tellement dur que je me garderai bien de critiquer celui qui cherche à se préserver. Mais là, ils sont tellement loin du compte… je ne vois pas bien où ils veulent en venir.
    Et toi?

  • Simon - 16 février 2019 à 16 h 26 min

    @Jean-Paul
    Ce n’est pas impossible que le Twitter Russe mente pour se donner le beau rôl. Mais c’est tout aussi possible que Txikon donne un peu à manger à ceux (et ils sont nombreux) qui pensent qu’il est beaucoup trop passif.

  • Jean-Paul - 16 février 2019 à 18 h 59 min

    @Simon
    Ah oui bien vu. Alex s’adresse à ses sponsors. Et soit il sait que c’est cuit, soit il vise les trois premières semaines de Mars pour passer quand les autres auront plié….
    Pourquoi pas, en effet.

  • Jean-Paul - 16 février 2019 à 19 h 05 min

    Et nos Russes… le malaise sur la pyramide noire?
    C’est un virus ou une surdose de confiture de globules rouges?
    Parce que s’il parlent de tenter le sommet à la prochaine fenêtre météo, c’est qu’ils ont des « pouvoirs biologiques » un peu spéciaux…
    Bon ceci dit, même avec leur confiture, je j’arriverai à même pas jusqu’au BC!…
    Alors respect pour tout le monde!

  • thomas - 17 février 2019 à 9 h 27 min

    Ça se tend ici aussi on dirait. Mais ne nous enflammons pas. Cette histoire part d’un simple tweet de la porte-parole russe qui s’étonne que les gars n’aient pas vu de trace du passage des Espagnols. Peut-être qu’au camp de base, l’ambiance est très cordiale. Peut-être même qu’on discute collaboration après tout ! Le salut passe probablement par-là désormais.

  • Pk - 17 février 2019 à 17 h 05 min

    Bonjour
    J ai juste une petite question.
    Pourquoi font ils ca.
    C est du delire…
    J ai mis quelles que jours a lire tout ton blog thomas.
    Fantastique.
    Mais cette course au sommet, c est une avalanche de mort. Je crois que la courses au 14 sommets du cote francais. C est bien pire que la drogue IV. Les chiffres font peur. C est d ailleurs etonnant que nos societés actuel ne l interdissent pas.
    Finalement je trouve ca tres beau que des gens montent la haut mais je trouvent que l hiver c est de la folie. Il n y a pas un ou une folle qui va dire que maintenant faut monter sans une bonne fenetre meteo. Sans staff. Sans drogue?
    Bon dimanche
    Un Bof qui lit des blog et qui reste au niveau de la mer.

  • Pedro - 17 février 2019 à 17 h 58 min

    @Thomas:
    « Peut-être même qu’on discute collaboration après tout ! Le salut passe probablement par-là désormais. »
    Oui, et il serait vraiment grand temps !
    C’est ce qu’on leur souhaite en tout cas.
    Car cette histoire d’équiper en double et en parallèle le bas de la voie ne tient vraiment pas la route…
    Il est incompréhensible qu’ils n’aient déjà pas réussi à s’entendre sur ce simple point.

    Je n’ai pas souvenir d’avoir jamais entendu parler d’un cas similaire aussi ridicule…
    Mais du coup, comment « collaborer » plus haut alors qu’on n’y arrive déjà pas « en bas » ?
    Y’avait pourtant la possibilité de trouver un accord : les « espagnols » ont du pognon et de la corde en stock à revendre, les « russes » sont moins riches mais ils ont la niaque et sont prêts à s’exposer au froid…
    Allez comprendre… )-:

  • Melchior - 17 février 2019 à 18 h 56 min

    Mais peut-être que c’était tout prévu pour aller plus vite ensuite pour le push final lorsqu’ils auront collaboré : ça permettra qu’ils montent en parallèle donc deux fois plus vite, qui sait ;-))))

  • Pedro - 17 février 2019 à 19 h 08 min

    @Melchior : Oui, peut-être alors ! 😉

    Un peu comme là, donc : https://www.youtube.com/watch?v=C3ygRaAJsQ4 !!!

  • brunoc - 18 février 2019 à 9 h 56 min

    @Melchior
    Ou pour aller plus vite à la descente? https://www.youtube.com/watch?v=FZSTM3knaao

    😊

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